CHAPITRE ni. — CHALEUR SPÉCIFIQUE DES O.VZ
On remarquera que pour que ces divers gaz, soit t^imples, soit compo- >ô?, la chaleur spécifique atomique est sensiblement constante, mais qu'elle «"•t à peu près moitié de celle qui a été trouvée pour les solides et pour '<'> litiuides.
Dcms la théorie thermomécanique cette loi est évidentt», la chaleur atoni:que AC, multipliée par l'équivalent mécanique 43o, est le travail qu'il fiut (Jé[)enser pour élever de i degré une molécule de poids A, et puisque les molécules n'ont point de liaison, il n'y a aucune portion de ce travail dépensé à les écarter, tout s'emploie à faire un effort extérieur égal j ui>(}ue la dilatation e?t la môme, et à imprimer aux molécules une force \ivc égale, puisque cette force vive est proportionnelle à l'élévation de température. AC doit donc être constant.
Chaleur spécifique à volume constant. — Supposons maintenant cpie nous '•(hauffions un çaz de i degré sans le dilater; toute la chaleur (îépenséc sera •ni {lovée à augmenter la vitesse des molécules et la pression qui est proportionnelle à leur force vive. Rien ne servira à faire un travail extérieur. Dans ce ■as Je gaz absorbera une quantité de chaleur que j'appelle r, qui est la chaleur >;'V(iGque à volume constant. Si en le maintenant ii la même température, on
I'' Iai.si»*î se dilater en poussant un piston, il se dilatera l'e — — := a«',, fera
'i'i travail Pa»*, égal au produit de la pression P par la variation de volume, et
' s«.rlH'ra une quantité de chaleur équivalente à ce travail ou "i E étant
' suivaient mécanique de la chaleur; en tout il aura, dans celte doul»k' oj «ra- 'i-*ii, absorbé sa chaleur spécilique C à pression constante, et l'on aura
-/-- est la chaleur de dilatation; ^— représente rahaissemenl tîo tenipé-
c c XL
rature que produit cette dilatation, ou l'élévation qui résulterait d'une com-
'>rfçsion mécanique égale à PaV,. Appelons-la ^, nous aurons
•>n «onnalt C; pour trouver c il faudrait pouvoir mesurer 0.
On y est parvenu par une expérience imaginée par Clément et Di^sorn)es. Un
■^and ballon A {fig. iGC) est muni d'un robinet très-large B qui communique
"'•T l'air extérieur; il forte en outre un tube latéral raccordé avec un mano-
-•ire à eau trt-ft-scnsible a. On commence par faire un vide partiel dans le bal-
' -n. I^ liquide monte en a' et la pression est P — /«'.
Ofi ouvrant le robinet pendant un temps très-court, en laisse rentrer l'air
ir jusqu'à rétablir U pitssion ■tmosphëriqui'i alor» le gai qui cMil ■ n est comprimé, cl »n volume, qui était àeal à l'unité, dciiciit(i-
Sn pn»sîuii serait -- — y si la température ne b'était point élevée; mai> comiur
clic a augmenté de j, In pression est devenue - ; elle est *;>!*
à relie de l'atmosphère, et l'on a
Peu il peu le liallon revient a la température ambiante /; le niveau remuuii un a jusqu'à une hauteur h, et, x ilcvenant i^al à léro, réquation prérrdcnb' -•
l.es équations (3) et ( j) permettent de calculer J et r. < ■lion et l'augmentât ion de température que l'air ioté