CHAPITRE V. - TENSION DES VAPEVBS
l'aide de l'appareil représentée^. 175. Dans une marmite de fonle remplie de mercure plongent un baromètre b et un second tube a qui contient un peu d'eau pour fournir la vapeur; tous deux sont maintenus verticalement et entourés d'un manchon de verre plein d'eeu qui s'appuie sur le fond de
la marmite, de sorte que l'eau est supportée par le mercure qu'elle déiwime un peu ù l'intji-
En plaçant l'appareil tout entier sur un fourneau allumé, on échaufbit'è la fois le mercure et l'eau et, par suite, les deu\ tubes 17 et fi. On rendait la température constante dans toute la masse en la remuant avec un agitateur DD'EE'.
La température était donnée par plusieurs thermomètres échelonnés
dans toute la hauteur de l'appareil, et dont on prenait la moyenne. Pour obtenir la pression, on mesurait la diiïérence de hauteur h des deux baromètres au moyen d'une règle divisée contre laquelle ils étaient appuyés. Mais, comme le mercure de ces baromètres est à une tempârature r, il fallait ramener la dépression observée à zéro, c'est-à-dire diviser h par (i -i-r»t), m étant le coefficient de dilatation absolue du mercure. On faisait ces observations en élevant progressivement la température jusqu'au voisinage de loo degrés. A ce moment, la tension et la dépression k approchant de 760 millimètres, les mesures ne pouvaient plus se con-
M. Regnault a reconnu que cette méthode ne peut s'appliquer qu'à des températures peu élevées, il a remplacé l'appareil de Dalton par celui dela^. 176 qui permet de viser les sommets A et A' des deux colonnes de mercure au cathétomètre à travers une fenêtre de glace.
Fig, i'-,. ïl' -Au-dessous (le zéro. — La méthode de Dal-
ton, qui suffit pour les températures comprises entre o et 5o degrés, n'aurait pu servir au-dessous de zéro sans une heureuse modification introduite p>ar Gay-Lussac. Dans son appareil {fig. 177), il y a encore deux baromètres voisins AB et CD; le second eu, qui contient l'eau, se recourbe à son sommet, se termine par un ballon E et plonge dans on mélange réfrigérant. La tension dâfinitive qui s'établit dans ce tube étant celle qui correspond à la température de ce mélange réfrigérant, l'appareil est dans les mêmes conditions que si la chambre à vapeur tout entière était refroidie; et comme les deux tubes sont placés dans l'air, on mesure aisément au cathétomètre la différence des niveaux.
m. A des températures quelconques . — Après un travail considérable exécuté, en iBat), par Dulong et Arago, M. Regnault détermina les forces élastiques de la vapeur d'eau par une méthode due à Dalton , et qui repose sur ce principe, di^jà indiqué précédemment, qu'à la température de l'ébullition d'un liquide la force élastique de sa vapeur est égale à la pression qu'il supporte. Conséquemment , si l'on fait bouillir l'eau dans une enceinte fermée, sous des pressions que l'on déter-