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CHAPITKE III. — PROPRIÉTÉS DE L'ÉTINCELLE

«st sinueuse comme un éclair, et quelquefois se sépare en, plusieurs branches. Sa couleur varie du pourpre au blanc bleuâtre ; elle, dépend des métaux entre lesquels elle part , et des gaz dans lesquels elle pasacr. Elle augmente la température des milieux où elle se produit; elle projette les liquides; elle dilate l'air. On démontre ces faits par les appareils ci-dessus.

Le thermomètre de Rinerseley est un vase fermé (^g. aS?), contenant de l'eau et de l'air, dans lequel on fait passer en X une étincelle, qui projette te liquide par un tube communiquant B. Le mortier électrique {fig. a38) permet de lancer une bille A par la dilatation de l'air contenu dans B au moment où l'on y produit une fort« étincelle.

Dans le vide des machines pneumatiques, l'étincelle n'est plii^ un trait net, linéaire et brillant, mais une lueur rougeAtre, peu vive et qui s'étale. L'expérience se fait avec l'œuf électrique {fig. aSg) , ou avec un tube de ï mètres de long, vidé d'air et muni de conducteurs, comme l'œuf électrique; les lueurs, qui rappellent les jeux de l'aurore boréale, semblent suivre la main quand on la promène extérieurement sur le tube. Elles montrent qu'à haute tension l'électricité s'échappe instantanément dans l'air raréfié. Nous les étudierons avec plus de détails après l'induction.

Expériences diverus. ~ On fait dans les cours de nombreuses expé-

riences avec des appareils dits étincelants. Ce sont des surfaces de verre

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sur lesquelles on a collé des séries linéaires de petites lames métalliques^ voisines qui forment des dessins variés. La première de ces lames reçoit d'une machine une charge électrique qui se transmet instantanément tout le long de la série en donnant une étincelle à chaque interruption. Toutes éclatent à la fois, et comme elles se renouvellent après des intervalles trèsrapprochés, l'illumination paraît continue. On voit dansles^. 240 et 242 le tube et le globe étincelants. Quelquefois on couvre un carreau de verre (^^.241) de petites bandes linéaires d'étain laminé qui s'étendent san& interruption depuis une sphère supérieure que Ton réunit à la machina jusqu'à une autre boule qui se joint au sol. On dessine sur le carreau une figure quelconque, et Ton coupe avec un canif les lignes conductrices sur le contour de cette figure ; quand on fait passer l'électricité, chacune des coupures où se trouve une interruption du conducteur s'illumine par uneétincelle, et l'ensemble des points éclairés dessine dans l'obscurité l'objet que l'on a voulu représenter.

m. ^ THÉORIE DES MOUVEMENTS ÉLEGTRiaUES.

Cas des mauvais conducteurs. — L'attraction des corps légers est aussi un phénomène d'influence. Supposons d'abord qu'un pendule soit mauvais conducteur. Quand il est chargé, l'électricité adhère à sa surface ; elle est repoussée ou attirée si on lui présente un autre corps électrisé , et les molécules auxquelles elle adhère, c'est-à-dire le pendule lui-même y s'écartent ou se rapprochent du corps électrisé.

Quand ce pendule, toujours mauvais conducteur, est à l'état naturel, il subit d'abord la décomposition polaire dont nous avons parlé ; chaque molécule prend un pôle de nom contraire au corps inducteur à son extrémité la plus rapprochée, un pôle de môme nom au] bout le plus éloigné ; toutes sont attirées individuellement, et leur ensemble, c'est-à-dire le pendule tout entier, se rapproche du corps inducteur. Mais, une fois le contact établi, il n'y a pas de répulsion immédiate, car la balle non conductrice, garde une électricité contraire à celle de l'inducteur, même sur les points qui le touchent. A la longue , elle se charge , par communication , de la même électricité que l'inducteur, et alors elle est repoussée.

Cas des bons conducteurs. — Quand le pendule est conducteur et isolé, il faut distinguer trois cas.

1** Supposons le corps fixe en A et positif, le pendule en B et négatif

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