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CHAPITRE I. — PILE THERMO-ÉLECTRIQUE

Plaliue, Flumb, Fer,

Palladium. Rhodium, Arsenic,

Cobalt, Laiton. Antimoine.

Quand l'excès de («mpéralurn d'une soudure sur loutes les autres reste très-petil, l'intensité du courant est généralement proportionnelle à cet excès; mais quand il devient de plus en plus grand, cette loi ne se soutient pas : il y a même des cas où le courant, après avoir augmenté, diminue, devient nul et change de signe à une température déterminée, variable avec les corps considérés ; elle est :

Entre l'aident et le cuivre é.;ale à iîS",

Pile tiiermo-électriqae. ~ Réunissons maintenant plusieurs ceuples semblables (jfjÇ. '^70). Refroidissons toutes les soudures impaires V',V',...,

et réchauffons toutes les soudures paires V,f,.... Chaque couple donnera un courant dans le mÊme sens allant, dans chaque cuivre, de la partie chaudeàla soudure froide, et tous ces courants s'ajouteront si l'on réunit les deux extrémités de l'appareil par un circuit extérieur. C'est ainsi que Nobili a construit une pile thermo-électrique.

Tout récemmeot, M, Bunsen a découvert qun la pyrite de cuivre, â l'éUt naturel, est «ncore plus rortement négative que le bismuth, et H. E. Becquerel a démontré que le protosulfure de cuivre est plus positif qut> l'antimoine. L'emploi de ces deux substances permet de construire des piles thermo-électriques très-puissantes. D'un autre côté, H. Harcus, de Vienne, a obtenu des effets très -remarquables en composant une pile thermo-électrique avec deux alliages soudés : le positif, composé de cuivre et de zinc, le négatif, d'antimoine et de zinc.

Comme les soudures de rang pair ou impair doivent être toutes refroidies ou échaulfées, Nobili a imaginé , de disposer les soudures paires d'un côté de la pile ot les soudures de rang impair de l'autre (^.371). De cette fiiçon, on met la pile en activité rien qu'en chauffant l'une de ses faces, et le courant change de sens si l'on change le cAté qu'on échauffe. En diminuant l'étendue des déments et en multipliant leur nombre {fig. 27a), il a réussi à donner à ces piles une sensibilité assez grande pour les employer à l'élude du rayonnement calorifique, comme nous le montrerons dans la

m. — TOUTE AcnoM cmiaitnE Tstmant un fobce

tUGTROaOTBICE.

Nous allons démontrerqu'il se développe une force électromotrice toutes les Cois qu'une action chimimie se produit entre deux corps en contact.

I. Entre deux corps simples.— M. Pouillet place sur le plateau supérieur d'un électromètre condensateur un cône de charbon allumé à son sommet, et, pendant que le plateau inférieur est en communication avec le sol, on entretient la combustion par un jet d'oxygène ou d'air. Au bout de peu d'inslanls, l'appareil est chargé, et le plateau supérieur a reçu de l'électri-

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