CHAPITRE I. — LES PILES
Potassium i -j 3
Zinc amalgamé io3
Zinc pur loo
Cadmium . -^g
Plomb 66
Étain. 66
Fer 6i
Aluminium : . . . . 5i
Nickel /,5
Cobalt 44
Bismuth 3^
Antimoine 35
Cuivre 35
Argent aa
Mercure 3i
Or ^ o
Platine o
Charbon o
Si le couple est constitué par deux métaux attaquables , la force électromotrice est la différence de celles qui sont écrites dans le tableau. Ainsi, en combinant le zinc et le cuivre , ce qui est le cas habituel, on a une force électromotrice égale à io3 — 35 = 68. Nous la représenterons ^n général par e, ce qui voudra dire qu'entre le zinc et le cuivre qui terminent un couple, il y a une différence de tension égale à e.
Un couple peut être représenté par le symbole suivant, dans lequel A et A' figurent les extrémités des deux métaux immergés :
liq.
Son effet est d'établir entre A et A' une différence de tension ae. Supposons qu'on mette A' en communication avec une source électrique donnant une tension E, A' se mettra en équilibre avec cette source et transmettra à A cette môme tension E; et comme, d'autre part, la force électromotrice établit entre A' et A une différence ae, il faudra que A ait une tension E -h ae :
le
liq.
En général, on admet qu'un couple transmet de A' en A une tension quelconque en l'augmentant d'une quantité constante 'xe qui mesure sa force électromotrice. Il résulte de là que, plaçant plusieurs couples à la suite les uns des autres, ils ajoutent leur tension du premier au dernier.
Piles.— Une piie est la réunion d'un nombre n de couples disposés à la suite, de façon que le cuivre de l'un touche au zinc du suivant ; ses e;xtrémités se nomment paies; le positif est le cuivre du dernier couple, le négatif le zinc du premier. Si les deux pôles sont réunis par un conducteur, un courant naît, passe dans ce conducteur du cuivre au zinc et revient dans les couples du zinc au cuivre, c'est la somme des courants qui sont produits dans le môme circuit par chacun des couples. Si les extrémités sont isolées et que le zinc soit en communication avec le sol, c'est-à-dire à l'état
3S0 LIVRE IV. - ÉLECTRO-DïSAMIQUE.
naturel, les tensions croissent du premier au dernier élément de la quantité ae à chaque couple ; elles décroitraient de la même quantité si le cuivre éUit à TéUt naturel et le zinc isolé dans l'air. Ces deux cas sont représentés par le symbole suivant ;
Zn Liq. Cu Zn Llq. Cu
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-i«e ...-,{«-.> -^(„,,V... j, ... „ ...o,t«;re
Pile à colonne. — Le premier modèle des piles [fig. 279 ) a été imaginé Fig. 379. P^' 'Vol'a. Des disques égaux de
^ cuivre et de zinc'sont superposés
alternativement, et chaque paire est séparée de la suivante par une rondelle de drap ou de carton mouillée.
La colonne entière est soutenue par trois tiges de verre verticales A, B,C enchâssées dans un socle de bois D et maintenues à leur sommet par un disque percé de trois troua. Les lames de cuivre C et de zinc Z sont les pôles; on les met en conununication, avec tous les appareils qu'on veut soumettre à leur action, par deâ (ils métalliques que l'on appelle
Les effets sont Taibles si les rondelles de drap sont mouillées d'eau pure; mais la tension augmente quand on les imhibe avec une dissolution saline ou acide; alors les disques de zinc s'altèrent rapidement; on doit s'empresser de démonter la pile aussitôt qu'elle a servi, et quand on veut la disposer de nouveau, il faut décaper avec soin les faces des métaux qui sont en contact. On évite ces précautions t l'on abrège le temps des opérations en faisant à l'avance souder deux à