I. — mocnon dus les fils. ~ loi de lehi
Lorsqu'un courant s'élablit ou cesse de passer dans un conducteur, il développe par influence , dans tout circuit voisin , des courants qu'on a nommes cournnls d'indaction ou courants induits. Ils ont élé découverts par Faraday.
Indnction par les bobines et lea aimanta. — i^fig. 38r| représente: 1* une bobine A composée d'un fil isolé très-fin, Taisant un grand nombre
de lours sur un cylindre de carton, el dont les extrémités a, a' sont réunies par un galvanomètre G ; 2° une seconde bobine B parallèle à la première,
dans laquelle on peut l'introduire ; elle est formée par un fil plus gros et moins long, dont on met les extrémités b et b'en relation avec une pile P ; 3® un noyau centrale qui entre dans la bobine B, commeB entre dans A, et qui est constitué par un faisceau de cylindres de fer doux.
1® Je suppose d'abord qu*on ait enlevé le noyau C, et qu'ensuite on introduise brusquement la bobine B dans A. On verra l'aiguille du galvanomètre se dévier et montrer qu'un courant se développe dans A, en sens inverse de celui qui circule dans B. Ce courant ne dure qu'un instant. On le nomme courant commençant ou inverse. On explique sa production d'une manière générale en disant que le courant direct exerce une influence sur le fil voisin, qu'il y développe un état électrique particulier, et que l'établissement de cet état se révèle par un mouvement électrique très-court, qui est le courant d'induction.
a^ Après que l'aiguille est revenue au repos, on retire brusquement la bobine B, et l'aiguille est de nouveau déviée. Il y a dans A un nouveau courant, de môme sens que le courant inducteur : on le nomme courant finissant ou direct, Oa l'explique en disant que le fil abandonne l'état électrique particulier où il avait été mis par le voisinage du courant inducteur et retourne à l'état naturel, ce qui donne lieu à un mouvement instantané inverse du premier.
3"^ Supposons que la bobine B soit placée dans A et que, sans changer sa position, on y fasse passer le courant de P. L'action de ce courant se fait brusquement sentir, comme si on approchait B, et l'on observe un courant d'induction dans A. Quand on interrompt le courant de B, c'est comme si on l'éloigpait brusquement, et l'on détermine dans A un courant finissant.
4"^ Une bobine est un solénoïde, et\in solénoïde n'est rien autre chose qu'un aimant; on peut donc remplacer le circuit inducteur B par un barreau aimanté. Quand on introduit celui-ci dans la bobine A, il y développe un courant inverse qui a le pôle austral à sa droite. Si l'on retire l'aimant, on observe l'induction finissante, directe, et le courant qui naît est parallèle à ceux de l'aimant; il a le pôle austral à sa gauche.
5° La bobine B, traversée par le courant de la pile, ayant été placée dans A, et le galvanomètre étant revenu au zéro, on introduit le noyau G: le fer doux s'aimante et produit une induction commençante ou inverse. £d retirant ce noyau, on voit un courant direct se développer avec une très-grande intensité.
6^ L'effet sera maximum si on laisse en présence A, B et le noyau C, et qu'on établisse le courant dans B, car, d'une part, ce courant agit sur A, et, de l'autre, il aimante G, et C développe une nouvelle induction