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V. — INDUCTIONS DE DIVEBS OBDBES

Faisons passer le courant d'une pile d'abord à travers un rhéotome ah^ destiné à l'interrompre et à le transmettre alternativement ^fig» 4o3), ensuite dans une bobine intérieure dd' , Il déterminera dans une bobine extérieure £E' des courants induits inverses quand il commencera, et directs quand il

Fig. 4o3.

finira. Ces courants sont dits courants du premier ordre. Dirigeons-les ensuite, comme précédemment le courant de la pile, dans une deuxième bobine intérieure par les &\sfyf\ ils engendreront dans la bobine enveloppante GG' d'autres courants induits successifs qui sont du deuxième ordre. En multipliant le nombre des appareils, et les reliant de l'un à l'autre comme les deux premiers, on produira d'autres courants du 3*, 4*» • • • » '** ordre, dans la 3*, 4*» • • • » w* bobine extérieure.

Représentons {fig. 4^4 )» P^i* ^^^ ordonnées d'une courbe XY les intensités de l'un des courants inducteurs envoyés par le rhéotome; tant qu'elles augmenteront, elles donneront dans le fil du premier ordre X^Y, un courant inverse XjA, ; quand elles diminueront, elles en produiront un autre 6,Yj qui sera direct. Les deux courants X,Aj, B^Y, vont maintenant agir sur le fil du deuxième ordre X,Y,, comme XY agissait sur X.Y^, le premier en donnera deux X,C„ C,A,, le second en produira deux autres B,D„ D^Y,, et en répétant

les mêmes raisonnements pour le troisième et le quatrième ordre, on arrive aux représentations graphiques dessinées en X,Y, et en X4Y4. Chaque courant

Fig. 404.

inducteur doit donc développer 2 courants du premier ordre, 4 = 2* du second, 8 = 2' du troisième, et enfin 2" du n^ ordre.

Quel que soit cet ordre, la loi de l'égalité des quantités d'électricité qui circulent dans un sens ou dans l'autre subsiste comme précédemment, car dans chaque bobine intérieure il y a pendant un temps donné le même nombre decourants dans les deux directions, et chacun d'eux détermine dans le fil qui l'enveloppe deux courants qui contiennent la même quantité d'électricité et qui circulent en sens opposé ; d'où il suit qu'en recueillant en M {fig. 4o3 ), à travers du sulfate de cuivre tous les courants qui sortent de la dernière bobine, on ne doit avoir aucune décomposition, ce qui se constate en efiet.

Mais si l'on fait passer ces courants à travers un voltamètre à eau, les gaz se dégagent au passage de chacun d'eux, et finalement on trouve de l'oxygène et de l'hydrogène dans chaque cloche.

Les courants n'ont pas tous la même intensité. Or si l'on interpose dans leur trajet un petit intervalle d'air que l'électricité est obligée de franchir sous forme d'étincelle, il arrête le courant le moins intense et laisse . passer le plus fort ; celui-ci produit sfeul la décomposition de l'eau, il n'y a plus qu'une espèce de gaz à chaque pôle, et le sens du courant qui a passé est indiqué par le Hkbleau suivant :

COORANT INDUCTEUR.

Direct.

i" ordre.

Direct.

2* ordre.

Inverse.

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