‹ Petit traité de physiqueChapitre 269 sur 408 · CHAPITRE V. — MACHINE DE MOLLET. *3Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — MACHINE DE MOLLET. *3Î

qu'un même courant les traverse en des directions opposas. Ces bobines passent successivement devant les seize pôles des ceintures d'aimants entm lesquelles elles se meuvent. Quand elles s'approcheni, il y a seize courants d'induction inverse qui s'ajoutent; quand elles sont vis-à-vis, il ne se produit rien; quand elles s'éloignent, il se fait seize courants directs dans la somme des circuits dont les exlrémités sont l'une en G, l'autre en H. Fie- 419. Fig.410.

On peut grouper les quatre plateaux de deux manières : 1" faire conun»niquer entre eux toutes les extrémités, telles que H, et toutes les autres G; c'est comme si l'on réunissait quatre piles par leurs pdles de même nom; l'appareil est disposé en quantitc; n" faire communiquer les pôles contraires des plateaux successifs; ils sont alors agencés en tension. L'un des pôles H est ordinairement réuni à l'arbre central par un fil HM, l'autre G a un anneau qui l'enveloppe et qui tourne avec lui, mais qui en est séparé par une lame de caoutchouc durci.

Quel que soit le mode d'assemblage, on obtient par chaque tour ireotedeux courants alternativement contraires. A l'origine, on avait chercbéÀ les redresser par un commutateur ; mais il est difficile d'y réussir. On y a renoncé parce que, malgré leurs inversions fréquentes, les courants peuvent néanmoins produire une lumière continue qui équivaut à 180 becs Carcel, quand la vitesse est de quatre tours par minute; et, dès lors, la no- . chine a pu être appliquée avec succès à l'éclairage et aux phares. Elle «A mise en mouvement par une-mactiine à vapeur de quatre chevaux de force, et l'on peut dire que ces électromoteurs empruntent à la machine motrice, sous forme de travail mécanique, une quantité donnée de la chateur, et qu'ils la régénèrent par l'intermédiaire d'un courant électrique dans les résistances intérieures et extérieures. Les expériences faites par HM. Jamin et Roger, au laboratoire de physique de la Sorbonne, avec une machine à six plateaux, ont montré que les bobines d'induction peuvent être assimilées à des éléments de pile. La chaleur régénérée dans une réâîa-

tance extérieure R est donnée par la formule rï' = R/^ que M. Joule a

trouvée pour les piles, en posant i = ^ •

Les quantités A, r représentent ici la force électromotrice et la résistance intérieure de la machine; seulement r est une résistance fictive très-grande, beaucoup plus grande que celle que les bobines opposent au passage d'un courant continu.

Cette grande résistance que les plateaux opposent au passage des courants alternatifs caractérise l'induction ; elle explique les effets de tension et la lumière que les machines magnéto- électriques permettent d'obtenir.

Bobine de Siemens. — Machine de Wilde. — M. Siemens a donné aux bobines des électromoteurs une forme nouvelle qui est représentée fi^. 4^*1- Elle se compose d'un cylindre de fer doux [fi^. 4îia), qui a été

évidé et percé de deux trous M et N, de manière à ne laisser subsister que les parties extérieures DEC, D'AC, séparées par une gorge longitudinale et maintenues par uii noyau MN. On dispose les fils sur ce noyau de M en N, et il est clair que, s'ils sont traversés par un courant, la bobine s'aimante et prend deux pôles longitudinaux : l'un DBC, l'autre D'AC.

Réciproquement, si l'on aimante ou qu'on désaimante ces pôles, le fil sera traversé par des courants induits. La yf^. 4'^i représente cette bobine achevée ; elle est mobile autour de son axe ; les deux extrémités du fil aboutissent à deux pièces E et E', séparées par une section oblique et qui forment commutateur; en P est une poulie à gorge, destinée à Recevoir la courroie qui mettra l'appareil en mouvement.»

Page 1