‹ Petit traité de physiqueChapitre 306 sur 408 · I. -^ LE TIMBRE · texte numérisé non relu

I. -^ LE TIMBRE

Résoimaiice.— Nous avons vu que le phonautographe dessine la courbe d'un son complexe. II faut chercher maintenant à décomposer ce son en ses éléments simples. On y parvient par la résonnance.

Plaçons aux deux extrémités d'un appartement deux diapasons identiques montés sur leurs caisses, et faisons vibrer l'un d'eux. Aussitôt l'autre s'ébranlera et continuera de résonner, même après qu'on aura éteint le mouvement du premier.

En général , tout corps capable de produire unte note donnée vibre aussitôt que cette note est produite à une certaine distance par un instrument quelconque. Ce fait constitue la résonnance, 11 s'explique aisément. Le diapason qu'on fait vibrer ébranle l'air de la chambre, et cet air le second diapason. Une première impulsion suffit pour lui imprimer déjà un mouvement vibratoire qui se continuerait indéfiniment, mais qui serait très-faible. La seconde ajoute un effet concordant, et ainsi de suite. Si, au contraire, les diapasons ne sont pas d'accord, il y a d'abord une période où les effets s'ajoutent, puis il en vient une autre où ils se détruisent, comme nous l'avons expliqué pour les battements, et les effets n'acquièrent jamais intensité capable d'affecter l'oreille.

Résonnateiirs. — M. Helmholtz a tiré parti du phénomène de la résonnance pour analyser les sons. A cet effet, il emploie sous le nom de ré son-

Fig. 517.

lutteurs des sphères creuses (y%^. 617) avec deux ouvertures, l'une A, qui

recueille les sons eitérieurs, l'autre B qui est surmontée d'un appendice destiné à être introduit dans l'oreille, ou à être mis en communication avec une capsule manométrique DC'. La flamme L s'agitera ou restera es repos, suivant que le résounateur parlera ou non. On peut le faire parler

en soufQant sur le bord de l'orilîce antérieur A, et l'on reconnaît ainsi le son qui lui est propre et sous l'influence duquel il peut vibrer : ce son est d'autant plus aigu que la sphère est plus petite.

Quand on émet dans le voisinage de cet appareil une note à l'unisson de la sienne, il résonne et la renforce; mais il reste muet si elle est plus aigu^ ou plus grave. Si donc on produit un mélange complexe de plusieurs

Fig. 5i8.

sons, le résonoaleur y fait reconnaître la note avec laquelle il est accordé, pourvu qu'elle y existe. Une série de résonnateurs échelonnés par inter-

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