‹ Petit traité de physiqueChapitre 33 sur 408 · I. — GOHSTITUTIOlf SES LldUIDES · texte numérisé non relu

I. — GOHSTITUTIOlf SES LldUIDES

On' suppose quelqiietoi'- les liquides incompressibles : il n'y a rien de plus inexact Si cela ^lait, ils n'auraient aucune des propriétés que nous Fig 39 leur loyons. Il faut au contraire considérer

les liquides comme des corps élastiques aussi bien que les solides; quand on les enferme dans un vase résistant et qu'on cherche h enfoncer un piston dans leur intérieur au moyen d'un poids, on rapproche les molécules et on développe entre elles des forces répulsives. Aussi tôt que la compression cesse, ces forces ramènent les molécules à leurs distances premières, et le liquide à son étal initial. On retrouve donc ici les deux phénomènes constatés dans les solides : une diminution du volume total, c'est la coni/irexsihùilé; et une tension intérieure qui fait équilibre à l'effort exercé et se développe dans toute la masse : on la nomme la /^'-fwi'Vi du liquide.

Compressibilità. — Les Académiciens de Florence ont cherché à constater la compressibilité de l'eau sans pouvoir y réussir, Canton la mit hors de doute en 1761. CKrsted, Colladon et Sturm, et depuis, M. llegnault et M. Grassi, l'ont mesurée avec soin. Voici • la méthode la plus simple qu'on puisse employer pour le faire.

Un tube de verre DCA [Jig. Sg), qu'on appelle piézomèti-c, est composé

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