CHAPITRE IV. - MICROSCOPE
en AB, diminue leur divergence, forme en D, un foyer virtuel de D et en A,B, l'image de AB. la deuxième (n^a) continue cet effet et forme l'image en A,D,B, ; la troisième enfin (n°3) produit une dernière image A'B' qui est réelle, renversée et en face de l'oculaire. Le grossissement do
A'B' sera d'autant plus grand que la distance de D à LL' sera plus petite, qu'on aura mis un plus grand nombre de lentilles et qu'elles seront plus fortes. En général, (eut microscope est accomjwgné de plusieurs systèmes d'objectifs numérotés d'après leur degré de puissance. On a représenté [fg. 58S) la marche de faisceaux limités partant du milieu D et d'un point B de l'objet.
L'angle LDL', que font les rayons extrêmes en arrivant sur la lentille, se nomme Mangic ifoui'erciirc de l'inslrumenl. Plus il est grand, [dus l'instrument reçoit de lumière de chaque point D. Il est important qu'il en reçoive beaucoup pour que l'image A'B' soit vive; mais pour que les rayons extrêmes DL et DL' fossent leurs foyers au même point que les rayons centraux, il faut que les lentilles soient rigoureusement exemptes d'aberration de sphéricité, condition très-difficile à remplir.
Pour diminuer cette aberration, Amici a imaginé d'immerger la première lentille LL' dans un liquide. On couvre l'objet qu'on veut examiner d'un verre mince ; on en approche la lentille LL', et entre ce verre et cette lentille on met une goutte d'eau distillée. De cette façon, le cune des rayons LDL' est très-peu dévié à travers la première lentille, le premier foyer D, est tout près de D, l'aberration est très-faible et le microscope supporte un angle d'ouverture considérable.
La forme et la disposition des microscopes varient beaucoup ; nous représentons {^g. SSg) l'un des plus parfaits, celui de M. Nachet. Le corps de l'instrument est en BC; il se meut de haut en bas dans une coulisse qu'on fait marcher par une crémaillère et un pignon A. Le porte-objet est
soi . LIVRE vil — DE L'OPTIQUE,
en E ; il esl fixe. Comme il arrive souvent que pendant les observations l'objectif B rencontre le porte-objet et le brise, on l'a fixé à l'extrémité d'un tube rentrant, à ressort ; par ce moyen il remonte dans le corps du microscope, quand on vient par mégarde à trop l'abaisser.
FlB.589.
Le pignon A donne à l'appareil un mouvement rapide; pour achever la mise au point, une vis D, à pas très-serré, fait marcher l'oculaire trèslentement, jusqu'à ce qu'on voie distinctement l'image. L'appareil entier peut tourner autour de l'axe horizontal 0. Les objets sont placés sur la plale-rorme E entre deux verres que maintiennent par une légère pression deux règles à ressort. Les vis K et L transportent lentement la plate-lorme