CHAPITRE VI. — EXPÉRIENCES DE MELLONI
d'orifiœs plus ou ou moins larges destinés à restreindre l'étendue du faisceau; 5° la pile thermo-électrique D, dont les faces opposées sont couvertes de noir de fumée, et garnies de tuyaux prismatiques de cuivre. Ces tuyaux, qui s'ouvrent ou se ferment par des porlesà charnière, reçoivent et conduisent à la pile les rayons partis de la source L, et arrêtent ceux qui viennent des corps voisins; C° le galvanomètre FO, qui est relié à la pile par des flls conducteurs et qui repose sur une tablette invariable scellée contre un mur; -f un dernier écran E, qui empêche tout rayonnement opposé d'arriver sur ta deuxième face de la pile.
Cet appareil est d'une sensibilité si grande, qu'il sufBt d'approcher la main à 3o centimètres de la pile pour imprimer à l'aiguille une déviation de 30 à ïS degrés. Il faut donc éviter avec soin leule cause extérieure de réchaulTement et s'entourer d'une foule de précautions pour obtenir des is exactes.
Sources de cbaleor. ~ Melloni a étudié avec cet appareil les sources de chaleur les plus diverses; ce sont : i° le rayonnement solaire; a° la lampe d'Argant; 3° la lampe de Locatelli L (/g-. 6o6), qui n'a point de cheminée, mais qui porte un réflecteur métallique; 4" une spirale de platine plac^ au-dessus d'une lampe à alcool (>%'-6o7); elle y devient in- ■
Pig. 6o8.
Fi^. Goo-
candescenle et se maintient rouge quand on souille la lampe ; 5' une lame de cuivre noirci {fi^. 6o8), que l'on chauffe à 400 degrés par une llamme d'alcool ; 6° enfin un cube plein d'eau toujours maintenue en ébullition
(/ï-eog).
' Melloni mesurait successivement les intensités des faisceaux directement envoyés par la source et transmis par la lame B. Voici leurs rapports exprimés en centièmes du rayon direct.
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de Locatelll.
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