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CHAPITRE VI. — RÉFLEXION

m. — RÉFLEXION.

Voulant comparer la proportion de la chaleur réfléchie par diverses substances, Leslie plaçait -devant un miroir MN un cube AB rempli d'eau bouillante (Jîg, 6io): Les rayons réfléchis tendaient à former une image

Fig. 6io.

renversée ùa de la face AB. Mais avant d'arriver à ce plan focal, ils étaient reçus en P sur des lames de diverses substances, de dimensions égales, et polies sur leur surface antérieure. Là ils étaient réfléchis de nouveau et se concentraient en a'b' on Ton fixait un thermomètre différentiel F. Les différentes lames placées en P interceptent une partie toujours égale de la chaleur émise par AB; elles laissent arriver au miroir MN et reçoivent sur leur face antérieure un faisceau toujours égal ; par suite, les élévations de température du thermomètre F sont proportionnelles à la chaleur réfléchie par les lames, et leur rapport mesure celui des pouvoirs réacteurs des diverses substances. Leslie trouva que le laiton poli possède le plus grand pouvoir réflecteur; il le prit comme terme de comparaison, le désigna par 100, et ceux des autres corps furent proportionnellement exprimés par les nombres suivants :

Laiton loo

Argent 90

Étain 85

Étain plané 80

Acier 70

Plomb Go

Étain amalgamé 5o

Verre 6i

Verre huilé 5

Noir de fumée o

Ces résultats ne donnent qu'une idée très insuffisante des pouvoirs réflecteurs, car on prévoit qu'ils doivent varier avec la nature des rayons et avec leur inclinaison. Melloni reprit la question à l'aide de son thermomultiplicateur, disposé c&mme le montre la^^. 61 1. La règle MN soutient : 1° la source calorifique L; a* l'écran A que l'on manœuvre en tirant un

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fil de soie sans le toucher avec la main ; 3° l'écran limilateur C, percé

d'orifices plus ou moins larges; 4° Is miroir L, qui tourne sur un cercle

Fig.6ii.

divisé F. La règle mobile PG soutient l'écran E et la pile thermo-électrique D qui communique avec un galvanomètre", cette règle peut tourner autour de l'axe G, et son inclinaison se lit sur le cercle inférieur a. On la dirige d'abord sur le prolongement de MN, afin de mesurer l'intensité du faisceau incident; on place ensuite en I le miroir, on lui donne l'inclinaison voulue, on amène la pile dans la direction des rayons rëDéchis, et l'on en mesure l'intensité.

Après Melloni, MM. de la Provostaye et Desains ont mesuré non-seulement la chaleur, mais aussi la lumière réfléchie par les miroirs de verre; ils ont prouvé, conformément à la théorie, que les deux résultats sont égaux, et qu'ils augmentent avec l'obliquité, comme le montre le tableau suivant.

n est de même pour les métaux : seulement, ils réfléchissent inégale-

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