‹ Petit traité de physiqueChapitre 45 sur 408 · CHAPITRE III. — AÉROSTATS · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — AÉROSTATS

gravité du corps. C'est le .principe d'Archimède. Prenons une petile ba- Yi„ ^5, lance {fif:. y5) dont le fléau soutient à l'un

des bouts un ballon de cuivre fermé A, et à l'autre une petite balle pleine B de même poids. Après avoir établi l'équilibre dans l'air, on place l'appareil sous la cloche d'une machine pneumatique et on y fait progressivement le vide.

On constate que la grosse sphère devient progressivement plus lourde. C'est qu'en effet A et B gagnent tous deux dans le vide le poids qu'ils avaient perdu dans l'air : B le poids d'un petit volume d'air, A celui d'un volume plus grand. C'est pourquoi A s'abaisse.

Aérostats. — Soit d' la densité d'un corps de volume v, son poids sera t^d' dans le vide, il sera vd' — çd dans l'air, d étant la densité de cet air par rapport à l'eau. Si d' est plus grand que rA le corps tombera; si d' est plus petit que d, il s'élèvera.

C'est le cas des ballons qu'on remplit d'air dilaté, d'hydrogène, de gaz d'éclairage, etc. Ds sont sollicités par une force dirigée de bas en haut et égale k(f {d — d'). Quand ils sont sphériques, cette force est exprimée par |irr'(r/ — d'). Elle entraîne le poids de l'enveloppe, des agrès et de la nacelle avec les personnes qu'elle contient. Soit/? ce poids; en le retranchant de p [d — d') on aura \di forer ascensionnelle du ballon. Pour la calculer, on exprimera r en décimètres et on remplacera d et d' par leurs valeurs, qui sont, à zéro et sous la pression de 760 millimètres :

d =0,001 293 pour l'air;

d' = 0,000090 pour Thydrogène;

d' = 0,000 8 15 pour le gaz d'éclairage.

Autrefois on remplissait à grands frais les ballons avec de l'hydrogène préparé chimiquement; aujourd'hui on préfère utiliser le gaz de l'éclairage. A la vérité, il est moins léger que l'hydrogène et la force ascensionnelle est diminuée ; mais il est beaucoup moins cher.

Le premier ballon aérostatique a été construit par les frères Etienne et Joseph Montgolher, en 1783. D était en toile doublée de papier; on le gonflait par Tair chaud, en allumant au-dessous de son orifice inférieur un feu de paille. Depuis cette époque, on appelle montgolfières les ballons à air chaud, pour les distinguer des aérostats à gaz froids. C'est le physicien

66 LIVRE I. — PESANTEUU, ÉLASTICITÉ.

' Charles qui a employé le premier lo gaz hydrogène, el c'est Pilatre du Ro- . . ïicr qui exécula la première asœnsion. La plus grande hauteur â laquelle on s'est élevé par co moyen est de g kilomètres (M. Glaisher, en i8G4).

L'enveloppe d'un ballon se compose ordinairement de longs fuseaux de taffetas cousus ensemhle et qu'on enduit d'un vernis de caoutchouc {fis- 7^)- Au sommet se trouve une soupape qui est fermée par un ressort à boudin et que l'aéronaute ouvre en tirant une corde, pour donner issue à une partie de son gaz, lorsqu'il veut se rapprocher do la Icrre. Pour ralentir la descente ou iwur remonter, il jette du lest, c'est-à-dire il vide des sacs pleins de sable dont il s'est muni avant le départ.

La nacelle, qui est faite en osier, s'attache à un filet de corde qui enveloppe le ballon tout entier. L'orifice inférieur reste toujours ouvert ; le gaz, étant plus léger que l'air, ne s'en échappe pas. On gonfle l'aérostat en y faisant arriver le gaz par un tuyau de conduite qui s'adaplc à l'orifice inférieur; mais on évite de le

gonfler entièrement jiarce que le gaz se dilate à mesure qu'on s'élève dans

l'atmosphère et que la pression extérieure diminue.

n. — IIESDIIE SE LA TIŒSSIOR iTMOSPHÉRiaOE.

Nous avons vu que le poids des couches supérieures de l'air doit exercer des pressions dans l'atmosphère : on les exprimera en chaque point sur un centimètre carré par le poids h x i3''',5g d'une colonne de mercure de A centimètres, ou, comme cela a déjà été convenu |wge 5^, on sî

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