CHAPITRE m. - EXPÉRIBNCtS DE M. RECNAULT
comme celui du voluménomètre (p. 79]. Il est constitué par deux lubes de verre de mâme diamètre : l'un DE droit, vertical et ouvert ; l'autre BC, terminé à son sommet par un tube Bn horizontal et fm , tous deux mastiqués dans une pièce de fer munie d'un robinet à trois voies. Dans la branche BC le mercure affleure à un repère a marqué au sommet.
Fij, 16a.
On prend pour réservoir de gaz un ballon A de ^ de litre environ; on soude à son col un tube cylindrique étroit, et on commence par exécuter avçc cet appareil les opérations du thermomètre à poids, ce qui fait connaître sa capacité à zéro V et le coel^cient A de sa dilatation. Ensuite on le place en A au centre de la chaudière, en faisant passer sa tige par une tubulure horizontale, et l'on réunit celle-ci au tube B« du manomètre par un robmet ou par un simple tube à trois voies, dont la troisième tubulure
communique avec des tubes à dessiccation H et, par leur intermédiaire, avec une pompe à main P.
Pour dessécher le ballon, on y fait le vide après avoir porté à l'ébullition l'eau de la chaudière et fermé la branche BC par le robinet inférieur, puis on laisse rentrer l'air à travers les tubes H qui sont remplis de pierre ponce calcinée, imbibée d'acide sulfurique. Cette opération ayant ('té répétée plusieurs fois, on refroidit le ballon en l'entourant de glace, et l'on ferme la communication qui existait avec les tubes H. On note alors la hauteur barométrique H, qui représente la pression de l'air emprisonné.
Cet air se compose de deux parties : la première est contenue dans le ballon, son volume est V et sa température o degré; la deuxième remplit l'espace compris entre la paroi de la chaudière et le manomètre jusqu'en a. On a jaugé séparément chacun des tubes qui composent cet espace, et comme il est extrêmement petit, n'étant guère que la millième partie de la capacité totale, on peut admettre qu'il est constant et à la température de l'atmosphère; nous désignerons par v son volume ramené à zéro. Dès lors, tout l'air enfermé dans l'appareil aurait à la température de zéro le volume V -4- v^ et le produit de ce volume par sa pression serait (V h- v)\\.
Pour passer à la seconde phase de l'expérience, il suffit de porter de nouveau l'eau de la chaudière à l'ébullition. L'air se dilate, le mercure baisse au-dessous de a ; mais on le ramène à ce repère en ajoutant du mercure dans la branche ouverte, et on mesure au cathétomètre la différence // des niveaux dans le manomètre ; à ce moment, la hauteur barométrique est H', la pression de l'air H'-f- //, et la température du gaz est celle de l'ébullition de l'eau sous la pression H'; elle est donnée par les Tables. Soit T sa valeur ; la portion d'air contenue dans le ballon occupe
maintenant un volume V(i -h XT) ; réduit à zéro, il serait ^* Le
volume V reste ce qu'il était. En faisant le produit du volume total ramené à zéro par sa pression et en égalant le résultat au produit que l'on a trouvé dans la première phase de l'expérience, on trouve
Cette équation donne la valeur de /7, et M. Regnault a trouvé ainsi a = o,oo36645.
Deuxième méthode. — Dans la méthode précédente, le gaz conserve sensiblement le môme volume dans les deux périodes de l'expérience, mais sa pression augmente, et le calcul se fonde sur la loi de Mariette que l'on suppose exacte. On peut donc dire que le nombre qui vient d'être trou\é