POUR LE SAMEDI
Réjouissez-vous, Marie, de ce qu'étant saluée par le messager des cieux, vous avez conçu le Verbe divin dans vos entraïlles sacrées, a:’ec un contentement in- ‘fini de votre âme très-sainte. Ave, Maria.
IT. Réjouissez-vous, Marie, de ce que, brûlant du divin amour et animée du Saint-Esprit, vous avez surmonté la hauteur et les difficultés des montagnes de la -Judée, pour aller trouver votre cousine Elisabeth, où vous ouîtes les belles lou- -anges qu'elle vous donna et où, élevée en esprit, vous glorifiâtes votre Dieu et Sauveur, Ave, Maria.
IT. Réjouissez-v ous, Marie. ‘dé ce ‘qu'au bout de neuf mois, ce divin, MLessie, que vous aviez tant désiré au inonde
pour n lant d” par tot heureu
vous |’:
vrai D trois r bienhe crand heure si assu des ge
Vi: près | avec u votre fin da teurs trine D lus &
pour notre salut, naquit de vous, bril- [ant d'une céleste lumière et fût adoré par toutes les troupes des esprits bien-
heureux. Ave, Maria.
IV. Réjouissez-vous, Marie, de ce que vous l'avez vu adorer et reconnaître pour vrai Diew, roi et sauveur du monde, par trois roik de l'Orient ; parce que, Ô Mère bienheureuse! ce devait vous être uu grand contentement de voir de si bonne heure des marques de sa grandeur et de si assurés présages de la future conversion des gentils. Ave, Maria.
V..Réjouissez-vous, Marie, de ce qu'après l'avoir cherché durant trois jours, avec une très-grande affliction et ennui de votre pauyre cœur, vous le trouvâtes enfin dans le Temple, au milieu des docteurs tout étonnés de sa prodigicuse doctrine et de sa facilité à résoudre leurs plus Subtils arguments, et à expliquer les
points et secrets de la sainte Ecriture, Ave, Maria.
VI, Réjouissez-vous, Marie, de ce qu'après avoir demeuré tout le vendredi et le samedi dans un rigoureux océan de douleurs, vous en fûtes miraculeusement tirée et doucement ranimée d’une joie égale à votre seul mérite, le dimanche au point du jour, voyant votre Fils, l'âme de vos désirs et de vos plus chères pensées, ressuscité ; le voyant, dis-je, accompagné de tous les saints Pères, triomphant de la mort, chargé des glorieuses dépouilles de l’enfer, et enfin aussi plein de gloire et de félicité, que vous l'aviez vu, deux jours auparavant, rempli de douleurs et d'affliction. Ave, Maria.
VII. Réjouissez-vous, Marie, de ce qu'étant parvenue à l'heure de votre heureux trépas, Îles apôtres s’y trouvèrent mirac.'eusement, et de ce qu'ayant, rendu i’âme, vous fâtes trois jours après éle-
vée au ciel, couronnée et établie par la a sainte Trinité reine des anzçs et de tout l'univers. Ave, Maria.
Gloire soit au Père, au Fils, et au Saint-Esprit, ainsi qu’elle l'était au commencement, maintenant et toujours, et dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.
D RDASM RENE ENT