LORSQUE LE PRÊTRE MONTE A L'AUTEL
L'AME FIDÈLE.— ( mon bon Sauveur.
me voici disposée à vous chéir ; oui, j’assisterai au spectacle douloureux de votre crucifiement, si toutefois j'en ai la force ; Car vos paroles m'ont déjà tout émue de pitié et de compassion, et elles me font presque verser des larmes. (© mon Dien.
excitez dans mon cœur les sentiments qui vous désirez y voir, et qui puissent. au
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moins, vous consoler et soulager vos souffrances.
Et d’abord, ô mon bon Jésus, il m'est impossible de ne pas éprouver la plus vive douleur, et de ne pas détester, dans l'amertume de mon cœur, mes péchés sns nombre, qui seuls, vous ont attaché \ la croix. Ah oui, mes égarements ont été d'autres épines enfoncées dans votre tête bénie; mes immodesties ont été d'autres verges qui ont décuiré votre chair innocente ; mon orgueil et mes dé- «obéissanc:s ont été d’autres clous qui nt transpercé vos pieds et vos malins bienfaisantes: ma langue a été le fiel qui a empoisonné vos lèvres; mes irrévérenes à l’église ont été la lance qui a fait à votre cœur une plaie profonde, ah! bien profonde. Vous avez rendu le dernier soupir, et j'ai été la perfide qui vous ai fait mourir. O mon Dieu, j'éprouve une douleur et une confusion immense à ce souvenir de mes fautes. Veuillent les Anves, tous les Saints, Marie, ma très-sainte mère, intercéder pour moi, afin que
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