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Ce: VOYEZ S\ vous n'avez manqué en. rien dans vos confessions précédentes, par exemple, en omettant un Ou plusieurs péchés mortels, parce que vous ne vous étiez pas donné la peine de faire votre examen avec soins, ou parce qu’une mauvaise honté vous à empêché de parler, ou parce que vous vous êtes confessé sans contrition, et sans la volonté de renoncer au Péché mortel, et de vous retirer de l'occasion prochaine et comme immanquable de le cummettre encore: dans ces cas-là, vous aurez fuit une mauvaise confession ; et vous seriez obligé de vous accuser de ce sacrilége comme aussi du sacrilége plus grand encore que vous auriez commis en communiant après une telle confession, et ul faudrait recommencer trutes vos con- Jessions à partir de celle que vous espéreriez avec fondement avoir été bonne.
Recherchez ensuite si vous avez fidèlement et pieusement accompli la pénitence que le prêtre vous a imposée,
Puis exami ez-vous sur Les dix com mandements de Dieu.
Le premier vous oblige de l'aimer et de l'adorer, et d'aimer votre prochain comme vous-même pour l'amour de Dieu.
Voyez donc, entre autres points, sÙ VOUS avez prié Dieu chaque jour, soir et matin ; si vous avez passé un grand nombre de jours sans réciter pieusement vos actes de foi, d'espérance, de charité et de contrition.
Le deuxième vous ordonne d'honorer son saint nom, et vous défend de le profaner par des blasphèmes, par des faux serments.
Le troisième vous oblige d'employer les dimanches à la prière et aux bonnes œuvres, et vous défend les travaux serviles.
Examinez-vous donc si, au lieu de consacrer ces jours-là, un temps assez notable au devoir de la prière, vous avez aw contraire, employé ces saints jours à des œuvres criminelles, ou si vous les avez passés dans les plaisirs, dans des dissipations, sans vous occuper de Dieu. Si vous avez travaillé à des œuvres serviles, indiquez la durée du temps, le mauvais
exemple que vous avez donné, et si vous avez fait travailler d'autres personnes, combien.
Le quatrième ordonne d'honorer père et mère ef tous les supérieurs spirituels et civils. Voyez donc si vous avez manqué, entre autres à vos parents, et si c'est en
. matière considérable.
Le cinquième défend de tuer, de faire mal à personne et aussi, de nuire à son propre corps, comme: par excès daus le
otre et le manger, par colère, etc. Il dé fend encore plus de faire tort à l'âme de émn prochain : examinez-vous donc si vous avez porté quelqu'un au mal, par mauvais conseil, par commandement, en de louunt et le protégeunt dans sa mauvaise action, en le fuisant conjointement avec lui, ou de toute autre maniére qui vous a rendu participant du péché d'autrut: dites combien de personnes vous avez scandalisées ou portées au mal,
Le sixième défend toute action impure, el tout ce qui peut y conduire, comme mauvaises lectures, jréguentations dan-
gereuss Le .
tenir | aucun oblige qu'on | Le témoig Jarre :
en disa un mai aussti a suffisar mieux, l'on a } et les d Len vaises eomma rement
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gereuses, plaisirs défendus.
Le septième défend de voler, et de retenir le bien des autres, et de leur faire aucun dommage dans leur fortune, et il oblige de restituer aussitôt et autant qu'on le peut. .
Le huitième défend de porter faux témoignage en justice, de mentir et de faire tort à la réputation du prochain, en disant de lui un mal fuux où même un mal vrai, maïs encore caché ; il défend aussi de juger de lui en mal sans motifs suffisants ; un est obligé de réparer de son mieux, et le plus tôt possible les torts que l'on a fuits à la réputation du prochain, et les dommages qui en sont résultés.
Le neuvième défend le désir des mauvaises uctions défendues par le sisième commandement, et de s'arrêter volontat.:
rement à aucune. pensée déshonnête.
Le dixième défend de désirer injustement le bien des autres, et d'en être
jaloux.
Examinez-vous ensuite sur les commun.
dements de l'Eglise.
Le 1° oblige de sanctifier les Fêtes qu'elle a établies, de la même manière que l’on doit sanctifier les Dimanches.
Le2® ordonne d'assister à la Messe, avec attention, les dimanches et fêtes.
Examinez-vous donc si vous avez causé pendant la sainte Messe, consenti à des chétractions au lieu de prier, dites si c'était pendant un°temps considérable de la: Messe ou pendant une des parties principales, comme pendunt la consécration, la communion.
Le 3© ordonne de se confesser au moins une fois l'an avec les dispositions nécessaires pour recevoir. dignement le Sacrement de la Pénitence.
Le4® oblige à communier suintement, dans sa paroisse, pendant le temps pascal, |
Le 5 ordonne de jeûner les Quutre- Temps, les veilles de certuines fêtes, et tout le carême. |
Le 6° commande de s'abstenir de manger gras les vendredis, les samedis et
autres née.
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autres jours d'abstinence pendant l'année. |
Examinez-vous encore sur les devoirs
de votre état.
Rappelez-vous les lieux où vous avez péché, les personnes avec lesquelles vous avez Commis où désiré commettre le mal, en un mot, toutes les circonstances const.
dérables de vos péchés : J'aites-en connaftre le nombre où à peu près : s'ul s’agit d'un péché d'habitude, et si vous ne savez pas en dire au juste le nombre, faites connaître combien de temps l'habitude a duré, et dites que vous avez commis de péchés environ ‘tant de Jois le mois, la semaine. |
Si vous doutez que l'action st? un pé ché, où que telle action soit mortelle, ou que vous l'ayez commise, expliquez tout au confesseur, afin qu'il en Juge.
Après avoir ainsi examiné vos péchés avant de réciter la prière Ci-jointe, qui esfun acte de contrition, de détestation du: péché, ie bon Propos pour l'avenir,
d'amour de Dieu et d'espérance, arrêtez-
vous quelques moments à réfléchir aux considérations suivantes, afin de vous porter au repentir :
J'ai péché! le péché mortel m'a donné la haine de mon Dieu, et en me faisant perdre son amitié, il m'a fait perdre tous nes titres au Paradis.
La mort peut me surprendre à tout instant: si je venais à mourir avant d'avoir obtenu la rémission de mon péché, je serais condamné à souffrir éternellement dans l'enfer. |
Oui, toujours je brûlerais sans étre consumé ; toujours je souffrirais des tourments affreux dont il m'est impossible de me faire une juste idée en ce monde, parce que je saurais comprendre combien est puissante la colère d'un Dieu; toujours je serais dans la rage et le désespoir ; toujours je serais dévoré par les remords de ma Conscience, qui ne cesserait de me rappeler que je pouvais être heureux du bonheur des Saints, qu’il n’a tenu qu'à moi, . ét que je ne l’ai pas voulu.
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qui : O in J’ ingr:
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Quels mots terribles! Eternité ! toujours sans consolation, sans adoucissewent, sans fin! et cela pour un honteux plaisir, pour une misérable satisfaction qui a passé, qui n’a duré qu’un instant.
O insensé que j'ai été!
J'ai péché! quelle méchanceté: quelle ingratitude envers mon Dieu! Il ne m'a fait que du bien! Il m'a créé pour me rendre heureux de son propre bonheur dans le ciel, il me comble de bienfaits dans le moment même que je l’outrage ; il ne tenait qu'à lui de me punir de mort, et de me damner dès le premier moment de ma révolte contre lui, et’il ne l'a pas fait, mais il m'a attendu avee patience: il m'a pressé, sollicité de revenir à lui, uniquement par éompassion pour moi. Ah!
quel tendre Père, et moi quel méch:nt fils ! |
J'ai péché, ct j'ai comn'is le mal si facilement, tandis que pour l’expier, mon généreux Sauveur, mon aimable Jésus a voulu endurer les souffrances les plus cruelles et mourir sur une croix: ah! que
le péché est donc ‘un mal horrible, puisque mon divin Jésus à tant souffert pour m'en 6btenir la rémission ! Et combien je suis ingrat de me montrer si insensible au grand dévouement de son amour pour moi, et d’être toujours prêt à renouveler son martyre par mes offenses, par ma vie criminelle ! Non-seulement Dieu est toute bonté envers moi, ne se lassant point de me faite du bien et de m’aimer malgré ma méchanceté, mais il est si aimable en lui-même, si digne de tout amour pour ses perfections infinies, il n’est que bonté et douceur ; ‘sa vue fait le souverain bonheur des Anges et des Saints dans le ciel; quelle indignité monstrueuse j'ai donc commise en faisant le mal en £a présence, en faisant volontairement, et à chaque instant, ce qui l’outrage, ce qui lui déplaît souverainement ! ah ! quel serait mon sort, s’il n'était pas infiniment miséricordieux, s’il me traitait comme je le mérite! Horrible péché! je te déteste, je te maudis, je te renonce.
Prière après l'examen.
Vous m'avez fait connaître mes péchés, mon Dieu! et je vous rends grâce de ce que j'ai découvert, à la lumière de votre sainte loi, beaucoup de taches qui sont dans mon âme. La gloire, la justice et la miséricorde vous appartiennent, et je ne mérite que la honte, la confusion et le châtiment, parce que j'ai péché, que je vous ai offensé, :et que: j'ai désobéi à vos commandements. Mais de quoi me servira d'avoir connu mon iniquité, si je ne m'en relève pas? et comment m'en relèverai-je sans un nouveau secours de votre grâce ? Donnez-le moi, 6 mon Dieu! et achevez en moi ce que vous avez commencé,
Qui donnera à mes yeux une fontaine de larmes, afin que je pleure, durant le jour et la nuit, les péchés que j'aicommis contre vous, mon Dieu ! O Seigneur, voyez le regret que j'ai, mes gémissements sont devant vous, ayez pitié de moi selon la grandeur de votre miséricor-
de ; car je confesse mes iniquités, et mon péché est continuellement devint mes Jevx. Vous ne voulez pas la mort du pécheur, mais vous désirez qu'il se convertisse et qu'il vive. Ne me rejetez donc pas loin de vous, 6 mon Dieu! puisque vos miséricordes éclatent par-dessus toutes autres œuvres; cherchez votre servi.
teur qui s’est égaré comme une brebis rebelle à votre voix; je retournerai à vous, et avouant que je ne mérite pas d’être traité en enfant obéissant, je vous supplierai de mc recevoir au nombre de vos sér.
viteurs. N'entrez point en jugement avec moi, ô Sauveur adorable, parce que nul homme vivant ne peut se justifier devant vous. ÂAttirez et attachez-moi à vous par les liens de votre divin amour, afin que je suive désormais les attraits de votre grâce ; exaucez mon humble demande, Vous qui êtes mon Dieu et ion Sauveur,
et qui avez voulu mourir pour nous don.
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