DU MOUVEMENT
et beaucoup d'autres expressions que l'usage apprendra sans peine.
Les mouvements indiqués par ces expressions n'ont rien de précis ni de fixe; ils ne sont qu'approximatifs et, par exemple, Vallegro d'un morceau sera souvent très différent de Vallegro d'un autre.
Métronome. — Il faut donc un moyen sûr et pratique de déterminer d'une façon certaine la durée propre à chaque valeur. C'est à cela que sert le métronome .
Le métronome est un mécanisme d'horlogerie, inventé ou plutôt perfectionné par Maëlzel, en 1815. Il se compose d'une boîte pyramidale A, dans laquelle se trouve un balancier B, dont les oscillations, sensibles à l'oreille, marquent les temps de toute espèce de mesure. La clef D sert à remonter le mécanisme.
Au balancier est fixée une tige T, le long de laquelle glisse un contrepoids G, qui, suivant qu'on le hausse ou qu'on l'abaisse, précipite ou ralentit les oscillations.
Enfin, derrière cette tige mobile se dresse une échelle numérotée par degrés, depuis le nombre 40, qui se trouve au sommet, jusqu'au nombre 208, placé à l'extrémité inférieure.
L'unité de temps du métronome est la minute; c'est-à-dire que le numéro de l'échelle, à la hauteur duquel on place le contre-poids G, indique le nombre de coups frappés, dans une minute, par le balancier. Ainsi, par exemple, le contre-poids étant placé sur le numéro 60, le balancier aura 60 oscillations par minute, c'est-à-dire une par seconde.
Pour indiquer le mouvement d'un morceau, le compositeur inscrit, en tète de ce morceau, une valeur quelconque, en la faisant suivre d'un des nombres inscrits sur l'échelle du métronome.
34 PETITE EN'CYCLOPÉDIE ML'SICALE.
Ce nombre indique alors la durée de cette valeur et, par là même, celle de toutes les autres. Exemple :
M J=60 signifie que l'on doit mettre le contre-poids mobile G sur le nombre 60 de réclielle. La blanche aura alors la durée d'une oscillation.
M • :^100 signifie que le contre-poids doit être mis en face du nombre 100 de l'échelle. La noire aura alors la durée d'une oscillation, etc.
De cette manière, les valeurs cessent d'être vagues ou arbitraires et deviennent tout à fait fixes et absolues.
Rythme. — La répétition du mouvement, se combinant avec la durée des sons et des silences, produit le rythme.