‹ Petite encyclopédie musicale (volume 2)Chapitre 5 sur 93 · DES CLEFS · texte numérisé non relu

DES CLEFS

Lignes et interlignes. — L'espace compris entre les lignes de la portée se nomme interligne. Il y a, dans la portée, cinq lignes et quatre interligjies, qui se comptent de bas en haut. Exemple :

T. "^"« ^-— — — — 4^ interligne

Lignes supplémentaires. — Ces cinq lignes et ces quatre ïnterlignes ne suffisant pas à toutes les notes que l'on peut avoir à écrire, on ajoute au-dessus et au-dessous de la portée, suivant le besoin, des lignes supplémentaires, mais on ne leur donne que la longueur nécessaire à chaque note, afin d'éviter la confusion qui résulterait forcément d'un trop grand nombre de lignes entières. Exemple :

Position des notes. — Les notes se placent sur les lignes et dans les interlignes de la portée, ainsi que sur les lignes et dans les interlignes supplémentaires. Exemple :

§ 3. Des clefs.

Chaque point noir placé sur la portée ci-dessus représente une des sept notes de la gamme; mais laquelle de ces notes représente-t-il?

Clefs. — Pour être fixé à cet égard, on a imaginé des signes particuliers appelés clefs, qui se placent au commencement de la portée.

10 PETITE E.NCYCI.OrÉniE MUSICALE.

Différentes sortes de clefs. — 11 y a trois sortes de defa :

La clef de Sol : (^ La clef de Fa : (•)' La clef d'Ut : [|

Toutes les notes placées sur la même ligne qu'une clef prennent le nom de cette clef. Ainsi :

Les notes placées sur la même ligne que la clef de Sol ^ s'appellent Sol. "^

Les notes placées sur la même ligne que la clef df^Fa ^* s'appellent Fa. ■ ' ^ ■ -

Les notes placées sur la même ligne que la clef d'Ut lË s'appellent Ut (ou Do., pour la musique vocale).

Position des clefs. — La clef de Sol ^ se place sur la

deuxième ligne de la portée; la clef de Fa ^' se pose sur là troisième ligne et sur la quatrième; la clef d'Ut IS se pose sur la première, la deuxième, la troisième etla quatrième ligne. Exemple:

Clef (ieSr.l.

ClpfH.-Fa,-?li-iie.

Clef d'Ut.

Clef «kR. 4*^11, n,P.

l'"^ Il

2Mign».

3? liç'iie.

4* ligne.

Sachant le nom de la note placée sur la même ligne que la clef, nous connaissons, par là même, le nom de chacune des notes placées sur les autres lignes. Exemple :

Clef de Sol

fia] Fa Mi Re 1)<. Si L.iS(.l l/.Si I»,.He' Mi F.iS..l Lu s, 11.. Sol \

DES ACCinENTS.

lu. SI L

^ Sol Fd Mi Ke ï)„ U<> Ké \ji FaSol La Si Do Re Mi Fa

Définition de la clef. — La clef est donc un signe placé au commencement de la portée et au moyen duquel, connaissant le nom d'une note, on connaît, par là même, le nom de toutes les autres.

Nota. — Nous emploierons^ dans le cours de ces Principes^ la clef de Sol, qui est la plus généralement usitée, nous réservant d'étudier les autres clefs et leurs diverses positions lorsque nous traiterons de la ù'ansposltion.

§ i. Des accidents.

Nous avons vu précédemment que la gamme contient cinq tons et deux demi-tons.

Accidents. — Chacun de ces cinq tons peut être divisé en deux demi-tons au moyen de signes particuliers appelés accidents ou signes (f altération.

Différentes sortes d'accidents. — Les accidents sont au nombre de trois : '

Le dièse #, ^

Le bémol Ir,

Le bécarre j; .

Dièse. — Le dièse ?? élève d'un demi-ton la note devant laquelle il est placé.

Bémol. — Le bémol h abaisse d'un demi-ton la note devant laquelle il se trouve.

Bécarre. — Enfin on emploie le bécarre [; pour remettre dans son étal natwel une note précédemment altérée par un « ou un k Exemple :

Effet

Effet du i>

Effet

Au t;

: 1 : :lV2::l'/2: : 1 : : îV^: ;iV2 i : 1 \ -iVî -i>/î •

;ton : • ton • • ton • .ton . • ton- . ton . : ton . : ton ;'. ton '•

Do Ré Do Dojt Ré Sol La Sol Sol^ L'a Ré Mi Ré Re'# Mi

: 1 :: 1 vVk-.-.iVi: : 1 :: 1 -.A^z-.-.Vk:

■ ton ; -ton ; ;ton • • ton ; : ton : ; ton : ; ton : • ton •

ton; -ton :

, ■ l , '^ * 0 • \>» è ] :^^^;^ La Sol La Lab Soi Mi Ré Mi Mil> Ré Si Ù Si

:1 V2 ::îV2:: 1

: ton : ; ton : : ton

:1V2 ::1V2 :: 1 : ton ; : ton : : ton

:lV2 : : 1

: ton : : ton

Do Ré 1> R'él^ Dô La Solft Sol l) La Si*[> ^ La La Si h

Le jf et le 1? peuvent être constitutifs ou accidentels.

Dièse et bémoL constitutifs. — Ils sont constitutifs lorsqu'ils se trouvent placés au commencement de la portée, immédiatement après la clef. Ils ont alors une influence permanente sur tout le morceau et ils altèrent toutes les notes placées sur les mêmes lignes qu'eux, à quelque octave qu'elles se trouvent. Exemples :

NVl

fct

JÊ=*Z

Dans l'exemple n° 1, les dièses constitutifs étant placés sur les lignes ou interlignes du Fa, du Do et du Sol, tous les Fa, tous les Do et tous les Sol du morceau se trouvent par là même haussés d'un demi-ton.

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