ORNEMENTS
§ 2. Pédale.
La pédale. — La pédale consiste dans l'emploi d'un son qui se prolonge pendant une succession d'accords à l'harmonie desquels il peut être étranger. — Exemples :
Ouverture dos JVoces de Figaro ( Mozart ;
A, accord parfait majeur de ionique ;
B, accord parfait majeur de dominanle ;
C, accord parfait de tonique ;
D, accord parfait de septième de dominante ;
E, accord parfait majeur de tonique.
Orphée (Glu.k)
A, accord parfait de dominante ;
B, deuxième renversement de l'accord de dominante d'ur ;
C, septième de dominante de fa ;
D, accord parfait mineur de fa ;
E, septième de dominante de fa.
La ;9eWrt/e se place le plus ordinairement à la basse, sur le 1" et le 5« degré de la gamme (tonique et dominante) ; cependant on peut la placer également dans une partie intermédiaire ou à la partie supérieure. La seule règle à observer est que la note formant pédale ait des rapports harmoniques avec le premier et le dernier des accords qui se succèdent pendant sa tenue.
§ 3. Notes étrangères à l'accord. — Ornements mélodiques. Notes de passage. — Appoggiatures.
Dans toute phrase mélodique placée soit à l'aigu, soit à la basse, soit dans une partie intermédiaire, il se trouve presque constamment des notes étrangères à l'harmonie qui les accompagne, mais destinées à reUer ensemble les notes appartenant à cette harmonie. Ces dissonances raisonnées et nécessaires se nomment notes de pansage. — Exemple :
Sérénade de Don Jmu ( Mozart.^