‹ Petite encyclopédie musicale (volume 2)Chapitre 74 sur 93 · ÉLÉMENTS DE LA FUGUE. IGU · texte numérisé non relu

ÉLÉMENTS DE LA FUGUE. IGU

rentes parties qui exposent tantôt le sujet et tantôt la réponse.

Lorsqu'on écrit à quatre parties, chaque entrée successive des voix se fait alternativement par le sujet et par la réponse. L'ensemble de ces apparitions alternatives, dans les quatre voix, du sujet et de la réponse^ combinés avec le contre-sujet, s'appelle exposition de la fugue.

A la suite de l'exposition, dont le but est de bien pénétrer l'oreille de la pensée musicale qui va servir de thème aux développements de la composition, et de bien établir la tonalité du morceau, on a recours, pour échapper à la monotonie qui résulterait de la répétition prolongée du sujet et de la réponse, à un artifice que l'on nomme divertissement.

h° Divertissements. — Les divertissements consistent dans des épisodes destinés à faire oublier momentanément le motif principal; mais cependant, pour conserver l'unité de style indispensable à ce genre de composition, il convient que les divertissements soient empruntés à des fragments du sujet et du contre-sujet traités avec toutes les ressources des différents contrepoints et présentés ou modifiés de façon à offrir à l'oreille toute la variété dont ils sont susceptibles.

La fugue se développe ensuite par le passage du sujet et de la réponse aux tonalités relatives de la tonalité principale, et c'est encore au moyen des divertissements., dont on doit toujours varier et augmenter l'intérêt, que s'opèrent ces modulations auxquelles le goût et l'ingéniosité du compositeur peuvent seuls servir de règle et de guide .

5° Strette. — C'est après tous ces développements que se présente la strette. Elle consiste dans l'entrée de la ?'e/3onse avant la fin du sujet et sur le sujet même, combinée en contrepoint double avec celui-ci. Afin que l'intérêt aille toujours croissant, il est bon que le sujet soit de nature à permettre des entrées de plus en plus rapprochées {stretto, ressei'ré) de la réponse.

6° Pédale. — Lorsque toutes les ressources offertes par les différent^ artifices que nous venons d'énumérer sont épuisées, et pour arriver à la conclusion du morceau. Ton a recours à une pédale de tonique ou de dominante., sur laquelle on fait reparaître, en

les résumant avec art, la plupart des éléments de la fugue : sujet, réponse, contre-sujet, divertissements, etc., et c'est ici surtout que le goût et l'imagination du compositeur peuvent se donner carrière.

Fugue d'imitation. — En dehors des deux espèces de fugues dont nous venons d'étudier les lois {fugue du ton et fugue réelle), il en existe une autre, appelée fugue d'imitation.

Celle-ci est moins classique, et se distingue par la liberté de la réponse, qui peut être faite à un intervalle quelconque et dans laquelle on a la faculté de ne conserver qu'une partie de la forme du sujet.

Elle est, d'ailleurs, soumise aux mêmes obligations de contresujet, de divertissements, de strette et de pédale.

Pour faire mieux comprendre l'application des règles qui président à la contextureM'une fugue, nous mettons sous les yeux du lecteur \ix\e exposition de fugue extraite du traité de Cherubini, le maître le plus compétent dont on puisse invoquer l'autorité dans ces matières.

Fugue a dpux parties ( Climibini.)

Siijot.

(Juewe i)ui se lie HiiCi)!itre-S ijpt ,

rrf ir

Réponse a Va Donniiaiite.

fi-^m-ilL

lai

I ' Kl

CrSiijet .'

RoiilrecWii Sujet d*is lu particaiçnê

irf-yr

Page 1