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IV—ICHNEUMONIDES. 253
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Les Ichneumonides doivent être rangés au nombre des insectes utiles ; car bien qu'à létat parfait ils sotent à peu près indifférents, c’est à-dire nt utiles ni nuisibles, il n'en est pas de même à l'état de larves. Leurs larves, en efet, vivent toutes en parasites sur d’autres larves d’insectes pour la plupart nuisibles, comme celles d'un grand nombre de Lépidoptères, par exemple.
Les femelles d’'Ichneumonides déposent donc leurs œufs sur le corps des chenilles et autres larves; les petites larves qui éclosent de ces œufs se nourissent de la chair même de celles qui les portent. Comme elles ne se repaissent que des parties graisseuses de leurs victimes, elles se gardent bien d'attaquer les intestins, de crainte de leur causer la mort et de se condamner elles-mêmes à périr, car ces larves sont dépourvues de pattes et ne sauraient changer d'habitation. La chenille ou larve ainsi chargée de ces parasites, continue sa croissance plus où moins misérablement, et parvient souvent même jnsqu'à passer à l’état de nymphe, Ni les larves parasites se trouvent aussi ellesmêmes parvenues au point de leur métamorphose, elles se transforment en nymphes en même temps que leur victime, eton est tout étonné, au moment de l’éclosion, de voir sortir d’une chrysalide, non le papillon qu’on en attendait, mais bien quelque espèce d’Ichneumonide.
Souvent aussi les larves parasites ont abandonné anparavant leur victime, pour subir leur métamorphose sur le sol, où bien l'ont tellement tronée et ravagée qu'il ne lui reste plus assez de force pour subir sa métamorphose, elle périt alors sans aller plus loin, On trouve assez fréquemment, sur les clôtures, de ces chenilles desséchées, toutes
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trouées par les vides qu'ont laissés les parasites qu'elles portaient.
Ce sont les femelles à tarière courte on non apparente qui déposent ainsi leurs œufs à nu sur fe corps ou sous à peau des chenilles, car pour celles à tarière longue, els vont chercher leur victimes dans leurs retraites méimes, en perforant les corps qui les recouvrent, bois, écorces, cocous chrysalides ete. Tantôt, la femelle, soulevée sur ses six pattes, se courbe l'abdomen de manière à ce que la tariere vienne s'appuyer sur le métathorax comme point d'appui pour opérer perpendiculairement le forage. C'est aim que nous avons surpris une femelle de Mésostène qui enfonçait sa tarrière dans l’éccree d'un bouleau mort, recelant des larves dans son bois à demi pourri, D’autres fois, ja tarière se replie sous le corps même, et vient atteindre sa victime en avant de Ja tête,
Certaines espèces, comme les Ophions, les Anomalons, etc., pondent des œufs pédiculés qu’elles attachent au corps des chenilles par ce pédicule. La larve aussitôt éclose pé. nètre de sa tête dans le corps de la chenille, tout en de. meurant dans son écaille. Nous avons, plus d’une fois, rencontré de ces chenilles toutes hérissées d'œufs pédiculés qu'elles portaient ainsi sur leur dos.
C’est le plus souvent sur des larves que les femeiles d’Ichnenmonides placent leur œufs ; on en trouve cependant qui les confient à des chrysalides où même à des insectes parfaits, comme des criquets, des araignées, etc.
À l’état parfait, les Ichneumonides se nourrissent du suc des fleurs, et c’est ordinairement là qu’on les rencontre, Nous en avons fréquemment pris aussi sur les feuilles des arbres fruitiers, recherchant, en compagnie des fourmis, la miellée que les pucerons laissent sur ces feuilles, Plusieurs répandent üne odeur plus où moins agréable lorsqu'on les saisit. Aucune espèce ne parait munie de glandes à venin, car leur piqure ne cause d'ordinaire qu'une douleur peu considérable et de courte durée,
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