‹ Petite faune entomologique du Canada et particulièrement de la province de Québec [microforme]Chapitre 343 sur 594 · Xylonome à-taches-blancles. Xyionomus albo · texte numérisé non relu

Xylonome à-taches-blancles. Xyionomus albo

pictus, Cress. Trans. Am. Ent. Soc. mi, p. 168, ©.

P —Long. .53 pce. Noir. brillant, la face excepté une tache x

diane noire plus ou moinsétendue, les mandibules, les paires, les #x bi:

tant antérieurs que pestémeurs, interronpus eur le vertex, les &enilles

alaires, une ligne au-dessous, une antre en avawt, l'écusson, Le prst-

écusson, Le sommet du métathorax avee un anne” aux amtennes au-delà

du milieu, blanc. Les 4 pattes amtéricures rousses, les postémeun

noires y coiupris leurs hanches, lowes jambes avec un metit anne:

blanc à la base, et plus au moins rousses au milieu, leuss turses roux,

Ailes hyalines , nervures noires, le stigma aussi noir avec une grande

tache blanche à la base. Abdomen déprimé à la base, ie premie

sument fort long, le 2e et le 3e avec une impression oblique de ehaque

côté du milieu, tous avec une tache blanche sur les côtés au sommet,

Tarière de la longueur de l'abdomen, à peu près.—-R,

Espèce très distincte par sa coloration.

13, Gen, ODONTOMERE, Odontomerus., Grav.

Tête épaisse, en carré transversal. Antennes plus courtes que le corps, sécacées, Thorax déprimé, avec le lobe moyen du mésothorax saillant. Pattes moyennes, avec les cuisses renflées, les postérieures dentées en dessous, les jambes intermédiaires contournées. Ailes sans aréo!e, la nervure divisant les 2 cellules cubitales courte. Abdomen en ovale allongé, déprimé à la base et légèrement comprimé à l'extrémité dans les ? ; tarière plus longue que l'abdomen.

Les dents des cuisses postérieures empêchent surtout de confondre ces insectes avec les précédents. ; Trois espèces rencontrées, dont uue nouvelie,

490 HYMÉNOPTERES

T'horax et abdomen noirs ; Jambes postérieures rousses ................,...1, mellipes. Jambes postérieures noires... ...... 2. Canadensis ». sy.

Thorax noir, abdomen roux.........,.......,,..,....3. Dbicolor 1: Odontomère pieds-jaune-miel., Odontomerus mel-

lipes, Say, Ent. 1, p. 697, © ;

®—Long. .48 pce. Noir, poli, brillant, avec les pattes rousses, Antennes longues, grêles, brunâtres à l'extrémité. La bouche roussâtre. Métathorax fortement ponetué au milieu du disque, avec taches roussâtres plus où moins apparentes sur les flancs. Ailes hyalines, à nervures noi :s, la nervure moyenne avec un long rudiment de nervure en avant du milieu, Pattes rousses, une tache sur l'extrémité des cuisses postérieures en dessus, avec leurs jambes et leurs tarses, noir plus ou moins foncé. La dent des caisses postérieures fortement proponcée, Abdomen en ovale allongé, poli, brillant, les segments médians quelquefois obscurément marginés de roussâtre, Tarière plus longue que le corps. —CcC.

2. Odontomère du Canaï%a, Odontomerus Canucc: is, mov. sp. (Exochus propinquus, Cress. Nat. vi, p. 138, d).

£ d'—Long. .30 pce. Noir, poli, brillant, avec les pattes roux clair; la bouche roussâtre. Métathorax avec la carène du sommet saillante en pointes mousses aux côtés, Ailes hyalines, les nervures et le stigma, noir, Les pattes postérieures avec l'extrémité des cuisses, les jambes et les tarses, noir plus ou moins foncé. ‘Abdomen à premier segment long et assez grêle, les autres polis, brillants, et plus épais vers l'extrémité, Tarière un peu plus longue que le corps, ses valves aplaties vers l’extrémité.—PC,

3. Odontomère bicolore. Odontomerus bicolor, Cress. Trans. Am. Emt. Soc. iii, p. 169, ©.

@—Long. 60 pee. Noir, poli, brillant, Métathorax à pubescence peu dense, avec 2 carènes médianes rapprochées, ses côtés grossièrement ponctués. Ailes hyalines, légèrement fuligineuses. Les pattes et l'abdomen excepté à la base du premier segment, d’un roux cl, Tarière beaucoup plus longue que le corps.—R,

exté vu per!

Ich

Fig.

Parallè rareme —{ , d l’absen

est tou

. Mmellipes.

nsis ». sp, 3. bicolor.

nerus el-

ttes rousses, ouche TOUS , avec taches

hyalines, à t de nervure ctrémité des tarses, noir rtetnent proonts médians plus longue

Canudeusis, 138, d).

s pattes roux du sommet

s nervures et des cuisses,

en à premier et plus épais

$, S8 valves

or, Cress,

à pubescence brossièremnent s pattes eb

roux clair,

V—BRACONIDES.

w Fam. v. BRACONIDES. BPraconide. qe:

Tête courte, transversale, généralement plus étroite 1

Labre le plus souvent caché par le chaperon, celui-ci tantôt fortement échancré et tantôt allongé en bec.

que le thorax.

Amtennes généralement assez longues, filiformes on sétacées, presque toujours grêles, à premier article toujours plus fert et plus allongé que les autres, le deuxième toujours : +20 plus petit que le premier et que le suivant, et jamais accompagné de €et article rudimentaire qui dans les [chneumoaides s’interpose entre le 2e et le 3e,

Thorax généralement plus large que la tête, mais le plus souvent atténné en avant de manière à former une espèce de cou plus où moins allongé. Les lobes composant le mésothorax sont presque toujours très distincts, at le médian prolongé en avant des deux autres. L’écusson, le métathorax, les pattes, varient comme dans les Ichnoumonides.

Les ailes antérieures ont toujours la cellule discoïdale extérieure ouverte, de sorte qu'il n’y a qu'une seule nervure récurrente : c’est là le caractère le pius saillant qui permet de distinguer à première vue un Braconide d’un Ichneumonide ; en outre, la première ceilule discoïdale

est toujours distincte et n’est qu'exceptionnellement confondue avec la première cubitale, comme dans les [chnenmonides. La fig. 48 représente une aile de Braconide,

ns

Fig. 48, Une aile de Braconide.—1 2 le radius.—3 4 le cubitus.—5 6 la nervure Parallèle, celle-ci est dite intersticiale lorsqu'elle nait du point x, ce qui arrive rarement —u, cellule radiale —b, le stigma.—c, ce, e 1ère, 2e, 3e cellulé eubit rie, —{', d”,d'” 1ère, 2e, 3e cellule discoïlale.—r x, nervure récurrente, qui est unique ; l'absence de La 2e récurrente fuit que la 3e cellule discoïdule, ou la plus extérieure, él toujours fort grande.

et la fig. 49 une aile d’'Ichneumonide:; un simple coup d'œil suffit pour en faire saisir de suite la différence.

La 2e cellule cubitale est quelquefois fort grande et ph : d’autreiois très petite, c’est-à-dire réduite à une simple he aréole, comme dans les Ichneumonides. Les ailes infé. rieures sont généralement fort pauvres en nervures, et dé. pourvues de cellules discoïdales.

L abdomen est le plus souvent sessile, mais quelquefois brièvement pédiculé. Un caractère qui lui est propre est d’avoir les segments 2 et 8 soudés de manière à n’en former qu’un seul), la suture n'étant le plus souvent indiquée que par un sillon plus ou moins distinct. Dans certains groupes, l'abdomen paraît n'être formé que de trois segments, les autres étant refoulés sous l'espèce de carapace que forment les premiers en se soudant ensemble, La tarière quitermine l’abdomen est tantôt plus ou moins longue, et d'autre. fois très courte et non apparente.

Ce simple énoncé des caractères peut suifire pour faire nor voir de suite que les Braconides sont 1rès voisins des . Ichneumonides, avec lesquels on les a longtemps confondus.

Sa À | Niles caractères de ces deux familles les rapprochent nul Ê étroitement, leurs mœurs et leurs habitudes les unissent encore davantage.

Les Braconides vivent tous en parasites sur d’autres insectes ; ils peuvent, par conséquent, être rangés parmi les insectes utiles, puisqu'ils contribuent à diminuer consi-

Fig. 49.— Une aile d'Ichneumonide, les parties analogues étant représentées par les

j mémes signes.

{ ce d'est la cellule cubito-discotlale, formée de la 1ère cubitale confondue Î avec la lère discoï lale. La 20e cubitale ou arévle o est toujours très

petite, lorsqu'elle ne manque pas totalement,

coup d'œil

: grande et ane simple ailes infé.

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quelquefois t propre est n’en former juée que par ns groupes, gments, les que forment ère qui ter- », et d'autre-

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V—BRACONIDES, 493

dérablement le nombre des insectes nuisibles. Ils choiassent leurs victimes parmi les larves des Lépidoptères, et souvent aussi des Cojiétoptères, sur lesquelles ils déposent leurs œufs ; les iarves sortant de ces œufs, se nourrissent, dès leur éclosion, des parties adipeuses de leurs victimes, sans attaquer les parties vitales. Elles se transforment là même en chrysalides, en se filant pour cette fin, des petits cocons de soie, 1l arrive même quelquefois, comme on l’a constaté de certains charançons, que la victime peut subir ses propres transformations et passer à l’état parfait, sans se Gharrasser de ses parasites, Le plus souvent cependant, les larves ainsi attaquées périssent à l’état même de larves ou de chrysalides, comme on en rencontre si souvent sur les clôtures, les tiges des plantes etc., toutes trouées par les ouvertures qu'ont pratiquées les petits parasites pour séchapper au dehors. C’est encore ainsi qu'on trouve souvent des chrysalides de Piérides renfermant une muiltitude de petits cocons on de larves mêmes de Braconides, sibien qu’elles semblent n'être qu’une coque pour renfermer ces intrus. Les Rogas et les Microgastres sont souvent ainsi trouvés en grande quantité dans les chrysalides de la Piéride de la rave.

On a vu des larves de Microgastres sortir du corps de certains charançons piqués et installés dans des collections, et, s'attachant à l'épingle même, y filer leur petit cocon pour subir leurs transformations,

L’insecte parfait s'échappe de son cocon en faisant partir une espèce de calotte, que la larve, pour cette fin, avait soudée à l’un de ses bouts,

Les Braconides, de même que les [chneumonides, m'ont été jusqu’à ce jour, l’objet d'études spéciales, que d'un assez petit nombre d'entomologistes, de sorte que leur elassifiention est encore assez incertaine et que leur immestigation minutieuse promet de nombreuses trouvailles nouvelles,

Classification des Braconides.

Wesmael, qui a spécialement étudié les Braconides, a partagé la famille en 5 groupes différents, auxquels

Weswood en a ajonte un 6e. Ces groupes se caractérisent comme suit :

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