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rieur arrondi et séparé de la côte ; 8 cubitales fermées, la 2e très rétrécie vers la radiale, très allongée du côté extérieur, recevant la 1ère nervure récurrente, la 3e étroite, oblique, recevant la Ze récurrente; la 4e seulement commencée, Jambes postérieures sans éperons. Une dent à la base de l'angle extérieur du 1er article du tarse postérieur, Crochets des tarses bifides.
Insectes introduits de l’ancien continent, formant des sociétés très nombreuses pérennes, c’est-à-dire durant plusieurs années. Chaque société composée d’une seule fémelle féconde qu'on désigne par le nom de Reine ou de Mère, d’un grand nombre, souvent plusieurs milliers, de femelles infécondes ou ouvrières, et d’un certain nombre de mâles ou frélons. Comme les Mères, les Ourvrières et les Mâles ont des fonctions différentes à remplir, leur organisation est aussi un peu différente.
La Mère seule est chargée on plutôt douée de la faculté de pondre des œufs pour la perpétuité de l'espèce; aussi la ponte est-elle pour ainsi dire sa besogne de chaque jour. Chargée d’un grand nombre d'œufs, elle a pour cette fin l’abdomen beaucoup plus développé que chez les ouvrières, sa longueur doublant souvent celle de ces dernières. Ne travaillant point, elle n’est point pourvue des instruments du travail; ses pattes postérieures sont dépourvues de ces palettes propres à l’ouvrière pour la récolte du pollen, ses jambes et ses tarses sont convexes et garnis de poils à l'extérieur. Elle dépose ses œufs dans les alvéoles que les ouvrières construisent à cette fin. Supérieure et Reine de la communauté, tous s’empressent de lui montrer en toute circonstance des marques non équivoques de respect et de soumission : on s'écarte à son passage, on lui fa't la toilette, et on lui présente sa nourriture, presque en tremblant, en go ttelettes du miel le plus pur, au bout de la langue que l’on allonge vers elle à cette fin.
Chargée seule de la reproduction, elle connait elle. même les différents genres d'œufs qu'elles pond et les dépose dans les alvéoles propres à chaque fin qu'ont préparées les ouvrières : quelques uns devant donner naissanee à d’autres Reines pour former de nouvelles sociétés,
le plus grand nombre à des ouvrières, et d’autres enfin à des mâles. On dit qu'une senle Mère peut pondre de 50,000 à 75,000 œuls dans nne seule saison, La Mère ne sort au grand air que quelquefois seulement dans sa vie, la première fois lorsqu’elie s’est séparée de la société pour aller former une société nouvelle, et ensuite pour la rencontre des mâles dans les airs pour la fécondation, ce qui, assure-t-on, n'arrive qu’une fois dans chaque saison.
Des trois sortes d'habitants qui composent une famille ou scciété d’Abeilles, Les Ouvrières soit les plus petites, étant &epassées en taille et par la mère et par les mâles, À elles imcrabent tous les travaux de l'habitation ; construction de la demeure, on du moins son aménagement intérieur, construction des alvéoles pour les provisions et l'élevage des larves, récolte et transport du miel, du pollen, du propolis et de la cire, les soins ordinaires de propreté dans la demeure, son aëralion, sa défense contre les ennemis etc.
Les provisions que les ouvrières doivent récolter pour les besoins de l'habitation sont donc de quatre sortes, savoir : propolis, cire, pollen et miel,
Le propolis est une matière résinease qne ls Abeilles récoltent sur les bourgeons des arbres, tels que bouleaux, peupliers etc. Il leur sert comme de ciment pour fermer les fentes et les trous s’il s’en trouvait quelque part dans l'habitation, afin de la mettre complètement à l'abri des intempéries de lair. Les Abeilles dans les ruches que nous leur offrons trouvent de suite une demeure presque complètement à l'abri de l'air extérieur, mais à l’état de nature, lorsque ce sont les cavités des arbres qui leur servent de retraites, elles sont obligées d'employer beaucoup plus de propolis pour la disposition convenable du logement,
La cire qui sert à la confection des alvéoles dont se composent les gateaux qui remplissent les ruches, est un produit particulier des Abeilles, c’est le résidu de leur transpiration ou transsudation qui se dépose en forme de lames très fines sous les arceaux ventraux de leur abdomen. La dent dont est pourvu l'angle du premier article de leurs tarses postérieurs, est spécialement destinée à
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extraire ces lames de cire des arceanx de leur abdomen. Ces lames ne sont encore sans doute que la matière brute de la cire, car une fois retirées äu moyen de leurs pattes, elles les portent à leur bouche et les pétrissent en tout sens en les humectant sans doute d’une liqueur particulière, puisque on les voit aussitôt changer de couleur et de consistance,
Les gateaux dans les ruches sont des plaques verticales portant de chaque côté les alvéoles hexagonales qui les composent, Ils sont placés les uns à la suite des autres à une distance suffisante pour que deux abeilies puissent s’y rencontrer.
C’est dans les alvéoles de ces gateaux que les ouvrières déposent ici le miel et [à le pollen qui serviront à la nourriture de la famille. C’est anssi dans ces alvéoles que les mères déposent leurs œufs pour la génération qui doit suivre.
Le miel est recueilli sur les fleurs par les ouvrières au moyen de la longue trompe ou langue dont elles sont pourvues, ingurgité dans l'estomac et dégorgé ensuite dans les alvéoles. Les ouvrières senles font la récolte du miel, car la mère et Les mâles qui s'en nourrissent exclusivement, ne vont jamais le chercher au dehors.
Le pollen qui est la poussière que renferment les anthères des fleurs sert particulièrement à la nourriture des ouvrières et entre en certaine proportion avec le miel dans la composition de la bouillie qu'on sert aux larves; on en fait des provisions tant pour les larves que pour les ouvrières elles-mêmes, lorsque par les mauvais temps elles ne pourront se répandre au dehors.
Les larves étant apodes, il faut que les nourrices leur présentent la nourriture qui leur convient, Et comme à chaque génération il faut une nouveile Mère, tant pour obvier à un accident q'i priverait la famille de la sienne, que pour fonder une nouvelle société, 2 ou 3 œufs de Mère, sont d'ordinaire pondus dans des loges particuiières, Ces loge sont le plus souvent le double de la grandeur des antres, et même il arrive parfois qu'on ne les forme qu’en brisant la cloison entre deux loges contigués., Les Ouvrières pren-
nent un soin tont particulier de ces Mères-anfants, elles leur prodignent nne nourriture et plus abondante et plus pure pour qu'elles puissent acquérir toute leur perfection, A l’éclosion de ces nouvelles Mères, on met à mort celles qui étant surnuméraires deviennent ainsi inutiles
La nouvelle éclosion donne d'ordinaire un tel surcroit d'habitants qu’ils ne peuvent plus loger tous dans læruche, aussi les voit-on le soir se tenir en masse plus ou moins considérable sur les parois extérieures. À un moment donné, ordinairement après deux ou trois jours, ce nouvel essaim avec sa nouvelle Mère, abandonne l’ancienne demer et s'élance dans les airs pour aller se fixer quelque part ailleurs et y fonder une nouvelle société. C’est alors que le propriétaire s'empresse de recueillir cette nouvelle faniile ec sui fournit une ruche nouvelle pour sa demeure. La sortie des essaims n’a jamais lieu que par un beau temps et toujours entre neuf heures du matin, et trois de l'après midi. L’essaim dans les airs produit un bourdonnement qu’on entend à une assez grande distance. Les Abeilles volent toutes en se croisant en tout sens, et la masse principale s’en va se déplaçant de ci de là suivant la direction que prend la Mère qui en forme comme le centre. On leur lance du sable, on les asperge d’eau et on bat du tambour pour leur faire croire à un orage et les engager à se mettre à l'abri. Du moment que la Mère s’est posée quelques part, toutes viennent s’abattre sur l'endroit où elle s’est fixée, une’,branche d’arbre, une perche de clôture etc., se tenant toutes les unes les autres par les pattes de manière à former une masse d’un volume considérable, pouvant former de un à doux gallons, C’est alors qu'on leur présente la nouvelle ruche dans laquelle elles se rangent bientôt, et le soir arrivé on les transporte au lieu où on veut les conserver,
Les mâles o1 Frélons ne récoltent point, ne travaillent point, comme ils sont souvent assez nombreux et qu’un seul d’entre eux est nécessaire, les Ouvrières savent s’en défaire en les mettant à mort. Nos abeilles domestiques se rangent toutes, pensons-nous, dans l'espèce suivante.
Abeille mellifère, Apis, mellifera, Linné.
D'un sur le thot lisière étr brunes.
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