Gen. CoryDALIS. Corydalis, Latr
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Tête aplatie, large, à angles postérieurs munis d’une dent aiguë, avec 8 larges ocelles réunis sur le vertex. Antennes des d simples où denticulées, celles des 9 filifor. mes. Mandibules des très aliongées, recourbées, celles des © courtes, dentées. Palpes courts, de 5 articles, le dernier pointu au boui, Prothorax quadrangulaire, beaucoup plus étroit que la tête. Ailes fort amples, à nervures nombreuses et très fortes, les nervules transversales aussi fortement prononcées. Pattes grêles, à tarses cylindriques, leurs crochets simples. Abdomen des G' à appendices en forme de tenailles. Corps robuste.
Insectes fort remarquables par leur taille et le dévelop. pement extraordinaire des mandibules du mâle, qui ont le plus souvent trois fois la longueur de la tête. Ce sont des insectes fort lourds, tant pour la marche que pour le vol. Ils ne se livrent guère au vol que le soir, durant le jour, on les trouve sur les murs ou les pièces de bois près des rivières. Si on les touche, ils déploient les ailes pour se laisser choir sur le sol, raais visent à peine à se cacher. Lorsqu'on les saisit ils tentent de mordre avec leurs longues mandibuies, mais sont impuissants à produire une douleur appréciable, l'abdomen se relèvant en même temps se joint aux mandibules pour se débarrasser de l’obsta-
cle.
Une seule espèce dans notre faune, fort rare à Québec, mais assez commune à St. Hyacinthe.
Corydalis cornue. Corydalis cornuta, Lin.—Long. 3.10 pees ; envergure, 5.50 pces; long. des mandibules G' 1 pce. Teinte générale grise; tête et prothorax brunâtres, variés de taches jannâtres, celles sur le vertex simulant des feuilles. Yeux gros, hémisphériques. Phothorax rendu rugueux par ses taches pâles peu soulevées,
la partie an nombreuses points lacte du corps.
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4 1 4 v 103 at 414 5 Fe: " NÉVRO: TÈRES. 113 1} 0 00 MEL RARE à la partie antérieure sur le dos er est déjourvue. Aïles-hyalines, avec ra | di nombreuses taches noires sur les nervules transversales et de gros pi ; points lactescents dans les alvéoles, Pattes moyennes, de la couleur CANNES 0 du corps. ‘ à à Les mandibules de la @ n'ont pas le tiers de la longueur de 4 FER WE celles du mâle, elles sont de plus beaucoup plus fortes à la base et RÉAL à fortement dentées au côté interne, hi dl U ' + ; + EN.
ai AUX dr} À PL ET 1 | 4 pas ‘13 10 fi Une singulière particularité de cet insecte est que les antennes sont complètement perforées à travers la tête, c'est-à-dire qu’elles présentent à leur base une ouverture | s\ elliptique simulant des narines ; ces ouvertures sont, sans ; aucun doute, en rapport avec certaines fonctions de rela- HT 1]
Fig, 16—Corrdalis cornula, Lin., grandeur naturelle,
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tion propres aux antennes, mais qu’on n’a pu encore dé. couvrir.
La fig. 16 représente la Corydalis cornue, de grandeur naturelle, a, nous montre la larve parvenue à son complet développement. Ces larves se trouvent particulièrement dans les ruisseaux à courant rapide et à lit pierreux, elles se tiennent là, pour faire la chasse aux larves d'Ephémé. rides, de Phryganides etc. b, nous montre la chrysalide sortie du cocon qu’elle se construit dans la terre pour subir sa métamorphose. Cette chrysalide est, comme celles des papillons, immobile et ne peut prendre de nourritnre. On voit en c, un mâle à l’état parfait, Les mandibules, énor. mément développées, nues comme des antennes, se croisent vers l'extrémité. d, nous montre ila tête de la femelle avec ses mandibules beaucoup plus courtes"que celles du mâle, mais armées de dents au côté interne.
Fam. IX. MANTISPIDES. Mantispide.
Les Mantispides avec les Hémérobides et les Panorpides constituent le groupe des PLANIPENNFS de certains auteurs; par ce que, en effet, leurs ailes inférieures sont planes comme les supérieures, c’est-à-dire ne sont pas repliées à l'angle anal.
Les Mantispides se distinguent surtout des deux autres familles de ce groupe par leurs pattes antérieures qui sont ravisseuses, c'est-à-dire capables de saisir, de retenir, comme dans les Mantes parmi les Orthoptères.
Cette famille se borne au seul genre qui suit. Gen. ManNTisPe. Mantispa, Illig.
Tête transversale, courte; yeux très gros. Ocelles o. Antennes courtes, fortes, filiformes. Prothorax très long, constituant un tube évasé en avant pour l'insertion des pattes antérieures. Celles-ci, vu leur distance des autres paires, paraissent attachées à la tête, leurs jambes dilatées en disque armé de dents à sa partie inférieure, formant avec Le tarse en opposition un organe de préhension. Tarses
de cinq articles, leurs crochets dentelés à l'extrémité.
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X—HÉMÉROBIDES. 115
: Ailes ayant leurs 3 premières nervures plus épaisses que toutes les autres, la 2e se joignant à la 1ère vers le milieu. Abdomen court, assez robuste.
Une seule espèce dans notre faune.
Mantispe brune. Mantispa brunnea, Say ; M. varia, Ericks, ; M. Burquei, Prov.—Long. .75 pouce. D'un brun ferrugineux avec taches de jaune et de noir. Tête brun-roussâtre avec une ligne transversale noire à la base des antennes; celles-ci presque blanches à l’extrémité. Prothorax cylindrique, fort allongé, marginé de noir en avant et portant une bande noire en arrière divisée par une strie jaune arquée. Mésothorax marginé de noir en avant et de jaune en arrière; écusscn jaune. Métathorax avec une ligne jaune au sommet, Abdomen brun, noir à la base, les segments 1, 2,3 et 4 noirs à la base et marginés de jaune au sommet, Pattes brunes, un peu plus claires que le corps, les jambes antérieures noires en dedans. Aïles obscurcies d'un brun roussâtre dans toute leur moitié extérieure et leur extrémité.
Non encore trouvée à Québec, mais capturée à St, Hyacinthe. Comme cette espèce est très variable dans sa coloration, et que Say, dans sa description, ne mentionnait pas les anneaux jaune-clair des segments abdominaux, nous avions cru avoir affaire à une espèce nouvelle, et l'avons décrite sous le nom de Burquei, à la page 247 du vol. VII du Naturaliste; mais le Dr. Hagen, nous dit qu'après l'avoir comparée avec plus de 50 autres spécimens venant de divers points des Etats-Unis, il est positif à affirmer qu’elle est bien la brwr ea de Say.
Ces insectes assez lourds, quoique carnassiers, se tiennent d'ordinaire sur les feuilles des arbrisseaux, guettant leurs proies au passage plutôt que de les poursuivre. Assez commune à St. Hyacinthe.
Fam. X. HÉMÉROBIDES. Hemerobide.
Tête perpendiculaire au corps, non prolongée en bec. Antennes variables, le plus souvent filiformes. Yeux hémisphériques ou oblongs. Ailes le plus souvent tectiformes dans le repos, les antérieures ordinairement plus larges que les postérieures, celles-ci sans pli à l'angle anal, labande costale portant de nombreuses nervules transver-
116 NÉVROPTÈRES.
sales. Pattes ordinaires; tarses de cinq articles. Larves terrestres ou aquatiques,
Une singularité propre aux larves de cette famille, est que chez les aquatiques, les mandibules et les màchoires sont soudées en un crochet creux et acéré, de manière à former un orgaue de succion.
Nous n'avons encore rencontré que les 3 genres qui suivent appartenant à cette famille.
Nervures costale et médiane unies à l'extrémité ; Dernier article des palpes maxillaires subulé....., 1. Hemerogivs, Dernier article des palpes maxillaires tronqué. 2. PozysTæoores, Nervures costale et médiane non réunies à l'extrémité. 3. CHrysopA,