PROVINCE DE QUEBEC
C'est en Janvier 1874 que nous avons fait commencer l'impression du présent ouvrage. Nos occupations multiples ne nous permettant de lui consacrer que de courts moments, nous avons pu voir s'écouler plus de deux années avant d'en toucher la fin.
Durant l'intervalle, de nouveaux matériaux nous sont tombés sous la main, la poursuite de nos chasses nous a permis de faire des captures nouvelles nombreuses, et de jeunes entomologistes pleins d'ardeur n'ont pas peu contribué non plus à garnir davantage nos cases et à ajouter considérablement au nombre des espèces de nous connues. Car la présente Faune n'est, à proprement parler, que l'histoire ou la description de notre propre collection.
Notre ouvrage eut été plus complet si, au lieu de nous borner à notre seule collection, nous avions donné la description de tous les Coléoptères que nous savons, d'une manière certaine, appartenir à la Province de
Québec. Mais Is nécessité de restreindre les dépenses autant que possible nous a force à restreindre aussi le champ de nos investigations.
Les entomolotristes indigènes et étrangers qui en voyant notre œuvre incomplète se sentiraient portés à nous en vouloir, nous pardonneront peut-ctre lorsqu'ils sauront qu'aux nombreuses recherches, aux patientes études, aux minutieuses observations, aux labeurs ardus que nous a coûtés le présent volume, il nous faudra encore joindre plusieurs centaines de piastres de notre poche, pour avoir le plaisir de servir utilement notre pays, de le forcer à suivre presque malgré lui le progrès des sciences qui nous déborde de tous côtés.
Trop confiant dans l'esprit éclairé et le pur patriotisme de nos législateurs, nous avions présomptueusement escompté leur bonne disposition à notre égard ; mais, ô déception ! notre requête est passée au panier sans même attirer l'attention d'un seul d'entre eux.
Eh ! qu'a t-on besoin de s'occuper de mouches et de barbeaux, lorsque les chemins de fer réclament tous nos revenus ? lorsqu'il nous faut des édifices publies ici, des voies de communication là etc., etc? Oui! mais laissez faire les mouches et les barbeaux, et dans une seule année, ils vous enlèveront le coût de centaines de milles de chemins de fer, car c'est par millions que se compute la valeur de leurs dégâts ; la Cécidomje du blé, la Chrysomèle de la patate sont là pour la preuve. Et qu'aurez-vous besoin de chemins de fer s'ils n'ont rien à transporter, si la misère force les cultivateurs à déserter leurs terres pour aller louer leurs bras à l'étranuer ? D'ailleurs, la science n'est-elle pas avant tout l'élément nécessaire de tout progrès, l'appoint indispensable de la véritable grandeur des peuples?
ADDITIONS ET COllREGTIONS. 709
Mais quelque incomplète (|iie soit notre œuvre, nous n'avons aucun doute qu'elle va marquer une ère nouvelle dans les études entoniologiqnes de cette Province. On aura, avec notre seul volume, la clef de l'étude de cette science si agréable et si utile. On pourra de suite commencer des collections, et parvenir, sans aucun secours étranger, à identifier presque tous les Coléoptères qu'on rencontrera.
Comtne la plupart du temps nous n'avions pour nous guider dans nos descriptions que les spécimens de notre collection, le texte nous faisant défaut le plus souvent, il était de grande importance que nos spécimens fussent exactement déterminés, et nous nous plaisons à reconnaître ici les services que nous ont rendus sous ce rapport : MM. Saunders de London, Ont., Pettit, de Grimsby, Ont., le Dr. J. L. Pcconte, de Philadelpliie, Mr. E. A. Austin,de Cambridge, Mass. et le Dr. Horn. de Philadelpliie. Nous devons aussi à l'obligeance du Rév. M. Burque de St. Hyacinthe, des Révds. Huard et Dufresne, de cftcoutimi, et de M. F. X. Bélanger, taxidermiste do l'Université Laval, plusieurs spécimens que nous n'avions pas dans notre collection.
Espérons que de nombreux amateurs vont de suite se livrer à l'étude de l'entomologie, qu'on va, de côtés divers, amasser d'amples collections, et que chaque année nous serons invité à donner de longues listes supplémentaires de Coléoptères rencontrés sur notre territoire et non mentionnés dans la présente faune. Et qui sait si, dans quelques années, il ne nous sera pas donné d'offrir une nouvelle édition du présent volume, en vue des nombreuses additions qu'on aura eu à lui faire chaque année ? Espérons.
Cl suit la description d'espèces non comprises dans le corps du volume.
Fam. II. CARABiaiIES. Page 143.
Gen. LoRlCÈRE. Loricera, Latr.
Tête brièvement trigone en avant, avec un cou en arrière brusquement formé. Antennes robustes, insérées à découvert, leur premier article fort et allongé; les articles 2-6 munis de longs poils divergents. Labre très court et arrondi en avant. Menton fortement échancré, avec une dent médiane simple. Prothorax peu convexe, transversal et cordiforme. Elytres presque planes, assez allongées. Corps glabre.
Doit prendre place après ElapTirus.
Une seule espèce rencontrée.
Loiicère de la Nouvelle-Ecosse. Loricera Neoscotica^ Lee. — Long. .26 pouce. Noir ; front avec une impression de chaque côté au dessus de l'insertion des antennes, et un sillon sur le vertex en^rrière. x\ntennes à tubercule basilaire roux. Prothorax poli, brillant, subcordiforme, avec un sillon au milieu et une forte impression ponctuée de chaque côté. Elytres moins foncées que le prothorax, les bords quelque peu roussâtres, polies, brillantes, à stries ponctuées, chacune avec 3 gros points enfoncés. Jambes roussâtres.
Voisin des Elaphrns, mais s'en distinguant facilement par le cou en arrière de la tête, et les antennes poilues.
Gen. NoTlopHiLE. Notiophilus, Dumér. Tête large et courte, sans cou, fortement sillonnée entre les yeux; ceux-ci très gros et très saillants. Menton avec une coiirte dent bifide dans l'échancrure. Lubrc
très saillant, arrondi en avant, cachant les mandibules. Antennes grêles, de longueur moyenne. Prothorax transversal, rétréci en arrière, peu convexe. Elytres presque planes, avec les lignes de points enfoncés effacées en arrière. Prosternum très saillant en arrière, recouvrant en partie le mésosternum.
Vient à la suite du précédent, bien reconnaissable par ses yeux saillants et la structure de sa tête. Une seule espèce rencontrée.
Notiophile confus. Notiophilus confimts, Lee. — Long. .23 pouce. Noir bronzé, poli, très brillant ; antennes et pattes roussâtres. Prothorax sillonné au milieu, à ponctuations fortes sur les côtés, ces ponctuations effacées au milieu. Elytres à lignes de points effacées en arrière, chacune avec un gros point enfoncé vers le milieu. — AC.
Gcn. Clivine. Clivina, Latr,
Tête ovalaire avec un sillon longitudinal au bord interne de chaque œil, allongée en cou postérieurement. Labre avancé, non éehancré ; mandibules tridentées à leur base, aplaties, aiguës. Menton à languette allongée et terminée par une pointe membraneuse, ses côtés entiers. Prothorax en carré. Elytres allongées, parallèles, striées. Jambes antérieures dilatées à l'extrémité et munies de digitations allongées.
Une seule espèce rencontrée.
Clivine rougeâtre. Clivina rufescens, Dej. — Long. .22 pouce. D'un roux uniforme plus ou moins ferrugineux. Antennes assez courtes, droites, un peu plus épaisses à l'extrémité. Prothorax sans ponctuations, fortement sillonné au milieu, arrondi obliquement de
chaque côté à sa base, qui est rétrécie en un pédoncule allongé. Elytres à stries finement ponctuées, les intervalles lisses. — PC.
Gen. ScHizoGÉNlE. Schizogenius, Putzeys.
Tête ovalaire, sillonnée entre les yeux. Menton à lobes latéraux échancrés, avec une petite dent au nûlieu, languette prolongée. Mandibules fortement arquées et inernies en dedans. Labre court, sinué en avant. Protborax en carré. Elytres allongées, parallèles, peu convexes. Jambes antérieures dilatées à l'extrémité.
Une seule espèce rencontrée.
Schizogénie linéolée. Schizogenius lineolatus^ Say. — Long. .19 pouce. D'un ferrugineux plus ou moins foncé ; la tête et les elytres noires, ces dernières à reflets verdâtres sur le disque. Front tout sillonné longitudinalement entre les yeux. Prothorax avec un sillon médian et un autre de chaque côté de celui-ci. Elytres quelque peu déprimées, à stries ponctuées. Jambes antérieures peu dilatées, mais à digitations longues.— PC.
Gen. Apriste. Apristus, Chaud.
Tête courte, rétrécie en arrière, mais sans cou proprement dit. Menton avec une petite dent médiane. Palpes labiaux grêles, courts. Labre fortement transversal, entier. Prothorax cordiforme, coupé carrément à sa base. Elytres planes, plus courtes que l'abdomen, subtronquées à l'extrémité
Petits insectes de couleur noire, brillants, qu'on trouve sous les pierres. Une seule espèce rencontrée.
ADDITIONS ET COUUECTION.S 718
Apriste subsillonné. Âpristus siibsukatus, Dej. — Long. .13 pouce. Noir; éîytres d'un bronzé verdâtre. Tête lisse sur le vertex. Prothorax cordifoime, sillonné au milieu, mais ce sillon se perdant en avant dans une impression transversale sans atteindre le bord antérieur. Elytres larges, déprimées, tronquées à l'extrémité, à stries bien prononcées. — PC.
Gen. Blèchre. Blechrus, Motsch.
Tête comme dans le précédent. Menton sans dent. Prothorax cordiforme, mais légèrement lobé à lu base. Elytres, planes tronquées, [lus courtes que l'abdomen. Crochets des tarses dentés.
Très voisin des Métablètes et ne s'en distinguant guère que par l'absence de dent au menton. Une seule espèce rencontrée.
Blèchre linéaire. Blechrus linearis, Lee. — Long. .13 pouce. Noir. Prothorax sillonné au milieu. Elytres à stries obsolètes, creusées à l'endroit de i'écusson, beaucoup plus courtes que l'abdomen, planes. — PC. Gen. Platynus, Bon. p. 156.
21. Platyne métallescent. Plafyims met aile scens, Lee. — Long. .30 pouce. Noir ; les elytres quelque peu ferrugineuses. Antennes ronssatres à la base, Prothorax sub-cordiforme, ses angles postérieurs arrondis, relevé sur les côtés, sillonné au milieu. P]lytres à stries- fines, les intervalles aplatis, les stries 2 et 3 avec quelques points enfoncés peu a[ parents. Dessous et pattes d'un brun ferrugineux. — PC.
Voisin du melanurius, Poj. mais s'en distinguant par son prothorax plus étroit, plus rétréci en ariière, et par les intervalles aplatis des stries îles élytrcs.
Gen. Olisthope. Olisthopus, Dej.
Même caractères que dans les Platynes, à l'exception du menton qui est complètement dépourvu de dent médiane.
Une seule espèce rencontrée.
Olisthope brillant. Olisthopus micans, Lee— Long. .20 pouce. Noir; les élytres brun plus ou moins foncé. Antennes brunes, plus foncées à l'extrémité. Prothorax sillonné au milieu, avec ses angles postérieurs complètement effacés. Elytres excavées à l'endroit de l'écusson, planes, brillantes, chacune avec 3 points enfoncés dans la 3e strie. Pattes d'un roux pâle.— F C.
Gen. Pterostichus, Bon. p. 161.
17. Ptérostique pleureur. Pterostichus lachrymosus, Newm. — Long. .58 pouce. Noir foncé. Prothorax fortement rebordé, rétréci en arrière, les imprespressions de la base linéaires, profondes, sans ponctutions. Elytres à stries profondes, les intervalles costiformes, chacune avec 2 poiuts enfoncés. — AR.
18. Ptérostique noirâtre. Pterostichus coracinus, Newm. — Long. .60 pouce. Noir ; les mandibules, les palpes avec le dessous et les pattes, quelquefois rousrâtres. Prothornx rétréci postérieurement, ses impressions larges, sans ttibercules, ses angles postérieurs carénés, plus ou moins arrondis, fortement ailloné au milieu. Elytres comme d.ins le précédent. — AC.
19. Ptérostique abattu. Pterostichus prostratus, Lee. — Long. .50 pouce. Noir. Prothorax beaucoup plus allongé que dans les deu? précédents, ses angles
postérieurs non carénés, ses impressions basilaires médiocrement larges et sans tubercule. Elytres à stries médiocrement profondes, les intervalles déprimés, chacune avec 2 points enfoncés. — AC.
Les intervalles déprimés des stries de ses cljtres le font distinguer à premier vue des autres de son groupe.
20. Ptérostique très ponctué. Ftemstichus pimctatissimus, Rand. — Long. .52 pouce. Noir. Protborax rétréci en arrière, ses angles postérieurs arrondis, non carénés en dessus, ses impressions basilaires larges, sans tubercule. Elytres faiblement élargies en arrière, les intervalles alternes des stries interrompus par des points et des lignes en grand nombre. — R.
Bien remarquable par la structure de ses élytrcs.
Page 1 64, retranchez la description de 1 1. mancus qui a été erronnément appliquée à une autres espèce.
La clef sjjsfématique pour V identification des esp)èces peut maintenant se lire comme suit.
1(4) Ponctuations dorsales o ; stries marginales des elytres simples 5
2( H ) Prosternum marginé en OiXYxèvQl'd .proslratus^ p. 714
3f 2 ) Prosternum non marginé en arrière l.ac?o.rtfs.p. 163. \ 4(5) Ponctuations dorsales 1, en arrière
du milieu 17. honestus p. IG5
5(30) Ponctuations dorsales plusieurs; palpes à dernier article cylindrique, tronqué;
6(17) Episternums du métathorax courts;
7(16) Prosternum non marginé postérieurement, stries des élytres également profondes, 2 ou 3 articles des tarses postérieurs sillonnés en dehors ;
8(15) Ponctuations dorsales 2;
9(10) Fossettes de la base du prothorax linéaires, profondes 17. lachrymosus, -p. 114.
10(9) Fossettes larges ;
11(14) Angles postérieurs du prothorax carénés, plus ou rnoids arrondis ;
12(13) Fossettes sans tubercule. . . 18. coracinus, p. 714.
13(12) Fossettes avec un tubercule.. 14. slygicus, p. 165.
14(11) Angles postérieurs du prothorax non carénés; fossettes sans tubercule. .. . IG. proiensus, p. 165.
15( S ) Ponctuations dorsales très nombreuses 20. punctatissimus, p. 715.
16( 7) Prosternuni inarginé postérieurement, prothorax plus large en arrière, ponctuations dorsales 8 16. permundus, p. 165.
17( 6 ) Episternums du métathorax longs;
18(i9) Prosternum marginé, stries scutellaires longues» élytressinuées vers l'extrémité. 2 lucublandus p.l68.
19(18) Prosternum non marginé;
20(25) Fossettes de la base du protliorax doubles, les angles carénés ;
21(22) Prothorax fortement rétiéci en arrière, srs angles rectangulaires, proéminents. 4. aiudicalis, p. 168
22(21) Prothorax médiocrement rétréci en arrière, ses angles rectangulaires mais courts;
28(24) Forme allongée, étroite 5. luctuosus, \\. 168.
24(28) Forme plus large, taille plus forte. G.corvinus. p.l63.
25(20) Fossettes simples, linéaires, les angles non carénés ;
26(27) Ponctuations dorsales 8 ; angles rectangulaires 9. miituSj p. 1 64.
27(26) Ponctuations 5-6 ; angles obtus;
28(29) Intervalles des stries légèrement
aplatis 10. adstrictus, p. 164.
29(28) Intervalles plus arrondis 11. Luczotii, p. 164.
80(5) Palpes avec le dernier article ovale, à peine tronqué ;
8](:)6) Ponctuations dorsales moins de 4;
ADDITIONS ET CO llilECTIONS. ' 717
82(33) Stries scutellaires o; ponctuations 3 3. erythropus, p. 1 63.
33(32) Stries scutellaires longues ; ponctuations 3 ;
34(35) Striesnon ponctuées. .. . 7. patruelis, p. 164.
35(34) Stries ponctuées au moins jusqu'au
milieu 8. desidiosus, p. 164.
36(31) Ponctuations 4-6 ; fossettes simples 12. lïKtndibularis, p. 146.
Gen. Amara. Bon. p. 165.
Amare petit rat. Amara musculus, Say. — Long. .25 pouce. D'un brun roussâtrc ; les antennes à la base, les palpes, les pattes, d'un roux clair. Prothorax avec deux iuipressions de clmque côté à la base, l'une consistant en un gros point près de l'angle, et l'autre plus large et plus allongée vers le milieu de chaque côté. Elytres assez convexes, à stries bien prononcées. — C.
Voisine de litforalis. mais en différant surtout par les impressions du prothorax.
Gen* Spo.n'gope. Spongopus, Lcc.
Tête médiocre, un peu rétrécie p'^stérieurement. Menton avec une dent médiane. Labre en carré tran^^versal. Prothorax transversal, couj^é carrément à sa base, rétréci en avant et en arrière. Pour, tout le reste semblable aux Anisodactyles.
Ce genre vient à la suite d' AnisoJactf/lus dont il ne diffère guère que par la dent de son menton. Une seule espèce.
Spong'Ope verticaL Spongopus verticalis, Lee. — Long. .48 pouce. Noir; les antennes, les palpes, les jattes, avec une taclu sur le vortex, roussâtres. Dessous d'un brun plus ou moins roux. Prothorax transversal.
avec une impression triangulaire au milieu en avant, déprimé et ponctué à la base. Elytres déprimées, parallèles, les stries non ponctuées. — AR.
Gen. Amphasie. Amphasia, Newm.
Tête ovalaire. Menton sans dent. Prothorax transversal, légèrement cordiforme, tronqué en avant et en arrière. Elytres allongées, parrallèles, un peu sinuées au bout, les intervalles ponctués.
Se distingue surtout du précédent par sa pubescence. Une seule espèce.
Amphasie interstitiale. Amphasia interstitialis, Say. — Long. .37 pouce. D'un roux fauve; elytres ferrugineuses de même que le thorax en dessous à l'exception du prothorax, toute couverte d'une courte pubescence jaunâtre. Prothorax à ponctuations clairsemées ; intervalles des elytres densément ponctués, — AR.
Gen. Sélénophore. Selenophorus, Dej.
Ce sont des Harpales avec cette seule dififérencc que les elytres portent trois rangs de ponctuations. Deux espèces rencontrées.
Les 3 articles basilaires des antennes fauves. I. Stigmosus. Toutes les antennes fauves, taille plus petite. 2. granarius.