‹ Petite faune entomologique du CanadaChapitre 122 sur 274 · Anèvre inconstant. Aneurus inconstans, Uhl · texte numérisé non relu

Anèvre inconstant. Aneurus inconstans, Uhl

— Proc. Bost. Soc. Nat. Hist. XIII, 105.

Long. .24 pce. Ferrugineux ou roux brun, fortement granuleux. Antennes fortes, l’article basilaire le plus épais, 3 et 4 plus longs que 2 et à peu près d’égale longueur. Tes épines des tubercules antennifères courtes et un peu recourbées. Souvent une bande plus claire traverse les élytres près de leur base. Pattes de la couleur du corps. R.

Plus rare que le précédent,

Fam, X.—CIMICIDES, Cimicidæ

Corps très plat en dessus et en dessons, chargé de poils très courts, les bords du pronotum munis de cils courts.

Tête horizontale, plus longie que la partie médiane du pronotum, avec un prolongement obtus entre les antennes.

Yeux saillants à l'arrière de la tête.

Antennes à articles terminaux très grêles, le basilaire ne dépassant pas lextrémité de l’épistome.

Bec cout, ne dépassant pas les hanch:s antérieures.

Pronotum fortement sinué en avant pour lozer la tête, ses côtés dilatés, arrondis, coupé carrément à la base.

- Elytres presque nulles, 1éduites à de courts rudiments

transverses, plus courts au milieu sur les côtés. Aïles nulles. %14—Octobre, 1587.

L'TOP HEMIPTÈRES—HÉTEROPTÈRES

Pattes arêles, les cuisses l'eèrement renflées et aplaties vers leur extrémité ; les jambes droites, les antérieures près du double de la longueur des tarses,

Cette petite famille se réduit dans notre faune au seul genre qui suit qui est connu de tout le monde, |

Gen. PUNAISE. Cèmea, Lin.

(Cimezx, ancien nom des Hémiptères-Hétérovtères-Géocorises)

Corps apleti, en ovale très arrondi, finement velu; tête arrondie, avec un petit prolongement transversal entre les antennes; yeux ronds, très saillants, presque pédonculés; ler article des antennes très court, uoduleux, le second le plus grand de tous, les deux derniers, surtout le 4e, sétiformes; bec libre dès sa base, à articles pouvant se mouvoir de dedans en dehors comme de dehors en dedans; prothorax transversal, ses bords latéraux plats et arrondis, bord antérieur profondément échancré;. écusson en triangle obtus; élytres rudimentaires; ailes nulles ; abdomen arrondi, frangé sur ses bords, ainsi que le ‘thorax; pattes courtes, cuisses fortes, épaissies, fusiformes, mais aplaties.

Une seule espèce. ,

Punaise des lits. Cimeæ lectularius, Lin.

Cimex lectularius, Lin.— Faun. Suec. 909 (1758).

Achanthia lectularia, Fieb.— Eur. Hem, p. 135 (1861). ù

Long. .18 à .20 pce. De couleur roussâtre avec uuce très courte pubescence jaunâtre ; pour le reste mêmes, caractères que ceux du genre.

Il est difficile de dire quelle est la patrie originaire de cet insecte. On a prétendu que l'Amérique l'avait donné à l’Europe, mais à tort, puisque Aristote, Pline et Dioscoride en ont mentionné l'existence. Il est assez remarquable que la punaise a été irconaue en Angleterre jusqu’au XVIe siècles Généralement elle habite peu les régions septentrionales.

Nous copions ci-dessous les excellentes remarqnes au sujet de cet insecte que faisait récemment L’Aimi du Clérgé. -

Re LE LL, |: 4

X— CIMICIDES WT

“ La punaise hideuse, puante, vorace, prolifique, est dit-on,

l'enseigne «

le Ia mal

propreté ct le fléau des logements pauvres.

Mais clle envahit aussi bien les logements neufs; les passants peuvent en déposer dans les maisons les mieux tenues ; et nous pouvons la prendre en voyage, sur les coussins des voitures, dans les lits d’auberge et d'hôtel, et en infester, si nous ne nous défions, notre propre demeure. ‘

‘ La punaise, chasseur éminente, fait du jour sa nuit, flaire une proie vivante avec une merveilleuse sagacité, ct quand Îa lumière a disparu, elle -sort de son poste d’affut, qu’elle a établi dans les fissures des boiseries, dn lit, de la tapisserie, et va, comme Île lion de lEcriture, cherchant un dormeur quem devoret. On l’a surprise opérant des merveilles d'industrie pour s'approcher de sa victime : ainsi qnand le lit ne touche pas le mur, elle grimpe le long de celui-ci, et, arrivée au ciel du lit, elle se laisse tomber verticalement sur sa proie. Elle est au besoin d'une sobriété merveilleuse, et peut supporter une diète d’un ou deux ans; un bon repas la ressuscite.” ;

‘ Les punaises, dit Mangin, se logent et pondent leurs œufs dans des endroits tellement situés qu’elles aient le moins de chemin possible à faire pour aller chercher leur nourriture : dans les fentes et les joints du bois et du ciel des lits, dans les fronces des rideaux, dans la charpente du sommier, les coutures du

matelats, dans les boiseries et les papiers de tenture de la chambre à coucher, enfin dans les fentes mêmes du mur, si lé mur est en mauvais état. i

“Ce n’est pas seulement de sang humaïin que les punaises sont avides ; elles ne dédaignens pas celui de certains animaux, Il ne parait pas que nos compagnons les plus ordinaires et les plus familiers, le chien et le chat, en soient jamais piqués; mais les chauves-souris, les pigeons, les hirondelles ont des punaises, que les naturalistes, il est vrai, regardent comme des espèces distinctes de la punaise de l’homme ou punaise des lits.”

On dit que les écureuils tenus en cage sont des proies que ne dédaigneut fas les panaises. D'un autre côté, on a constaté depuis longtemps que l’insecte importun s’accommodait aussi fort bien du séjour des écuries, et une fois qu’il en à pris pos-

session, il est très ditheile de l'en déloger.

2072 HÉMIPTÈRES— HÉTÉROPTÈRES

On trouve dans Perty une opinion singulière au snjet de la Punaise. Elle est d’Azarra, voyageur naturaliste espagnol, qui prétend que la Punaise n’infecte pas l’homme à l’état sauvage, mais seulement à l’état civilisé, et qui en infère que cet insecte n’a été eréé que longtemps après l’homme, lorsqne celui-ci, ayant trouvé la civilisation, eut formé des sociétés, des républiques, des villes. Certes, voilà une opinion qui ne découle pas des prémisses d’une manière bien Inminense! Comment se fait-il que vous soyez aujourd'hui S. Pierre, faisait-on remarquer à un fou qui se donnait pour cet apôtre, lorsqu’hier vous prétendiez être S. Paul ?— Ah ! ca, répondit-il, c’est par ma première femme!!! Le raisonnement d’Azarra nons paraît être aussi lumineux que celui-là, Et puis, voyez donc quel beau présent, le Créateur aurait fait à l’homme, pour le récompenser d'avoir trouvé la eivilisation, d’avoir fondé des Etats, des républiques, des villes! En vérité, quelle idée saugrenue! Heureusement M. Louis Figuier, dans son livre Les Insectes, | nous console beaucoup et nous réconforte le cœur, en nous disant, avec gravité : “ La paléontologie (science des fossiles) n’a point confirmé cette opinion ” !

“ Les pays chauds et les maisons en bois, continue L'Ami du Olergé, sont surtout infestés de punaises ; les chambres exposées au midi : ont celles qu’elles recherchent de préférence.

‘ Cün me le cousin, elles déposent äans la plaie qu'elles sucent une certaine quantité de venin ou de salive, qui détermine, chez les gens à peau délicate, des élevures entourées d’une zône rosée plus où moins étendue. Elles sont le sièwe d’une sensation de brûlure et de formication très pénible. Une seule punaise peut produire un grand nombre de morsures ; elle fait, en effet, un repas cosmopolite, dont elle butine les éléments avec une flânerie toute sensuelle. La douleur, la démangeaison et le dégoût conspirent à rendre tout sommeil impossible si l’on a seuiement trois ou quatre punaises dans son lit, et les enfants même, dont, dit-on, le sommeil résiste à tout, n’y peuvent tenir.”

On a, de tout temps, employé une foule de moyens divers pour détruire cet insecte ; mais en dépit de to‘it, il est extrême

XI—NABIDES 173

ment difficile de débarrasser les lits et les boiseries qui en sont ‘infestés. En géncral, les odeurs fortes les font mourir. Aussi recommande-t-on la fumée de tabac, l’essenee de térébenthine, le so fre en combustion. L’onguent mercuriel, la pâte de sublimé corrosif, la poudre de Pyrèthre, connue dans le commerce sous le nom de poudre insecticide, sont aussi efficacement employés. À eela, il faut joindre la propreté, le soin apporté chaque jour à les chercher dans les jointures des couchettes et des boiseries pour s’en délivrer.

Comme les diverses préparations où rentrent des acides et autres poisons dangereux exigent toujours des soins tout partieuliers, nous pensons que les poudres de pyrèthre et de staphysaiore sont et les plus efficaces et celui de tous les remèdes du

plus facile emploi.

NUDIROSTRES.

Bec libre, courbé à sa base et entièrement dégioé ; tête distinctement séparée du corps ; prothorax à sutures transverses.

Fam. EXI, NABIDES. Nabidæ.

Corps plus ou moins allongé, quelquefois filiforme, de taille moyenne ou grande.

Tête horizontale, prolongée en cou en arrière des yeux et s’avancant en avant entre les antennes, ordinairement avec um sillon transverse en arrière des yeux la partageant en deux.

Antennes filiformes, de quatre articles, les derniers très fins, quelquefois avec de petits articles supplémentaires entre Jes autres.

Bec grêle, arqué à sa base et non appliqué contre la tête, atteicnant au moins Pinsertion des pattes antérieures, de 4 articles.

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Pronotum rétréci en avant avec deux sillons transverses plus ou moins apparents. Ecusson triangulaire petit ou moyen.

Elytres à membrane souvent raccourcie, avec deux ou trois grandes cellules à la base. :

Pattes à cuisses modérément renflées, allongées, le plus souvent mutiques ; les jambes antérieures à peine dilatées au sommet. Hanches contigtes.

Cette petite famille, dans notre faune, se borne au seu genre qui suit.

4 Gen. CoriIsQuE. Coriseus, Schrank.

(De Koris punaise, iskô, comparer).

Corps assez grêle; tête triangulaire, prolongée en avant des yeux ; ces derniers globuleux et saillants; ocelles sur le vertex, en arrière des yeux; antennes filiformes, le 2e article le plus long, le 3e presque égal au 2e, le 4e plus petit que le ler; cou presque nul; prothorax en trapèze allongé, rétréci en avant, avec un faible sillon transversal, son bord postérieur couJé droit; écusson petit, triangulaire ; élytres aussi longues que l'abdomen, quand la membrane est développée; pattes longues, les postérieures plus qne les autres; toutes les cuisses à peine reufiées, les antérieures plus que les autres, légèrement fusiformes.

Cinq espèces rencontrées. :

Corps noir, plus ou moins luisant ; Les pattes et la marge abdominale jaune- CIM Een ALU 2e cesedeess cessions L. SUbCOlecptratus.

Pattes et marge abdominale, brun ou noir ; Pronotum convexe au milieu, déprimé ou resserré à sa base, cuisses postérieures iner- MES ART MEN. SE RE. et 2 DÉODENUUS Pronotum plan en-dessus, coupé carrément à sa base avec ses angles lésèrement relevés; cuisses postérieures armées de 3 petites ‘dents en dessous vers l'extrémité... ....... 3, Vicarius.

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Corps plus où moins gris ou jaunâtre ; Membrane généralement courte, et portant des nervules peu nombreuses courtes et FOTOS. MM Le Do MAUR Per 4 IsCTIDLUS

Membrane assez longue et dont la marge est chargée de longues veinules parallèles ..............5. ferus.

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