‹ Petite faune entomologique du CanadaChapitre 133 sur 274 · Gen. OPsICÈTE. Opsicætus, Klug · texte numérisé non relu

Gen. OPsICÈTE. Opsicætus, Klug

(Ops, œil, et koite, corbeille).

Corps allongé; tête pctite, sans épines; yeux très

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gros, se touchant presque en dessous; ocelles gros et sur une éminence derrière les yeux; antennes fixées sur un tubereule ; ler article assez long, 2e et 3e plus longs, à peu près d’égal longueur, 4e court et très fin; prothorax très rebordé en avant, avec un fort sillon transversal qui le divise en deux parties, la partie antérieure en forme de bourrelet, et aussi avec une forte impression longitudinale qui va en s’élargissant d'avant en arrière; ses angles postérieurs mutiques, mais soulevés, son bord postérieur légèrement convexe ; écusson à épine terminale couchée et horizontale ; élytres presqu’entièrement membraneuses, la corie étant allongée sur les bords ,mais très étroite ; cuisses antérieures et intermédiaires légèrement renflées, mais arrondies sur leur face extérieure, les postérieures les plus longues.

Une seule espèce.

Opsicète masqué. Opsicœætus personatus, Lin.

Cimex personatus, Lin. - Faun. Suec. p: 942.

Reduvius personatus, St Fargeæu.—Hémipt. p. 337.

Long. .70 pce. Noir ou brun foncé; partie antérieure du pronotum granuleuse ou marquée transversalement de stries très fines. Elytres brunes ou noires. Antennes brunes, velues, grêles. Les yeux grands, se joignant presque en dessous. Pattes de la couleur du corps, la fossette spongieuse des jambes antérieures petite, à l'extrémité seulement. Tout le dessous du corps velu, plus ou moins foncé.—Québec, St-Hyacinthe; peu commun. (1)

On trouve souvent cet insecte mort et pendant dans des toiles d'araignées, non toutefois dans les maisons, comme la chose se rencontre en Europe, où il va, pendant la nuit, poursuivre de petits insectes qui lui servent de nourriture. S2 piqûre est très verimeuse pour eux. (C’est pourquoi, dit Burmeister,

(1) La Peduvius albosignatus, Prov., que nous avons décrite à la page 105 du Voi, IV du Naturaliste, n’est qu’une variété de la présente / espèce.

XII—RÉDUVIIDES 185 les araignées ne le saisissent pas, mais le laissent s’embarrasser dans leurs toiles, jusqu’à ce qu’il y meure de faim. Il exhale une odeur désagréable qui tient un peu de celle de la souris. Dans les jours les plus chauds de l'été, il vient souvent, la nuit, voler autour des lumières, attiré par la cluié, Lorsqu’en le saisit, on doit éviter sa piqûre qui est fort douloureuse,

La Réduve masquée à l’état de larve, se tient dans des coius remplis de poussière, où, couverte de cette poussière, dont elle s’enveloppe par instinct pour tromper les yeux, elle reste inaperçue, et peut en paix poursuivre sa proie; elle s'en approche doucement, en marchant par saccades, sans lui inspirer de crainte, et s’élance sur elle pour la saisir avec ses pattes antérieures. Sont-ce là les mœurs de notre Réduve canadienne ? Nous n'avons pas eu l’occasion de le constater encore; mais la chose est très probable.

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