Notonecte arrosée. Notonecta irrorata, Uhler.— CAN Ge
Long. .0.55 pce. Brune, finement pubescente; yeux très bruns; écusson noir; tête blanche; prothorax blanchâtre en avant, brunâtre en arrière; élytres d’un brun rougeâtre, plus claires sur les bords et près de l'écusson, arrosées de points rougeâtres à l’extrémité de la corie et sur la membrane; celle-ci brune avec l'extrémité plus claire; ventre brun, très frangé, ainsi que le sternum ; pattes plus ou moins jaunâtres.
Rare.
XVI—NOTONECTIDES 201
2. Notonecte ondulée. Motonecta undulata, Say.— Am. Ent. I, 368— (PI. IV, fig. 9).
Long. .50 pce. Blanchâtre, avec taches brunes; tête, partie antérieure du prothorax, et élytres, blanc-jaunâtre; yeux bruns, ainsi que la partie postérieure du prothorax ; écusson noirâtre avec un point rougeâtre de chaque côté près de la base : élytres avec une tache brune oblique vers le milieu et une autre à la pointe de la corie; la membrane blanchâtre, noire à la base et à l'extrémité; dessous brun, avec teintes jaunâtres snr les segments de l'abdomen; franges peu considérables, pattes plus ou moins jaurâtres.—-C,
Les Notonectes ont une singulière et bien remarquable manière de nager; elles nagent sur le dos, avec leurs pattes postérieures seules qui sont très allongées et en forme de rames. La région dorsale relevée en dos d’âne ou en carène ar rondie, et revêtue d’un velouté qui la rend imperméable, des franges fines et nombreuses qui garnissent les pattes postérieures, les bords du l’abdomen et du thorax, la crète médiane du ventre, favorisent à la fois l’attitude de ces insectes et la justesse de leurs mouvements natatoires. M. L. Dufour, qui s’exprime aipsi, trouve admirable la sagesse de la nature. Il aurait dû nous parler plutôt de la sagesse du Créateur, qui a si bien mis l'organisation des Notonectes en rapport avec leur manière de vivre, C’est ainsi que la tête est fortement inclinée sur la poitrine, que les yeux, de forme ovale, peuvent exercer la vision en haut et en bas, que les pattes antérieures et intermédiaires, agiles et arquées, uniquement destinées à la préhension, peuvent se débander en quelque sorte à la faveur des hanches allongées, et accrocher solidement leur proie avec les griffes robustes qui terminent leurs tarses. La nature, qui n’est qu'un mot vide de sens, dans le sens de cause première, ne pouvait absolument rien à ce travail sublime d'intelligence et de finalité, travail qui se retrouve d’ailleurs dans toutes les parties et tons les êtres de l'univers. Quand cessera-t-on de rendre hommage à la nature, lorsque c’est le Dieu Créateur qu'il faut nom-
mer, admirer et adorer ?