Gen. PHYLLOXERA. Phylloxera, Fonscolombe
Antennes de 3 articles seulement, le 3e le plus long. Ailes avec 8 nervures discoïdales, la 2e originant de la 1ère, vers le milieu, et toutes parvenant au bord extérieur de l'aile. Tarses d’un seul article.
Les insectes de ce genre, qui sont assez nombreux en espèces, il est probable, quoique de mœurs anologues à ceux de leur famille, ne se reproduisent cependant que par oviparité. Un caractère qui leur est propre, c’est qu'ils produisent des fausses galles sur les feuilles où ils se tiennent; ces galles n’étant pas choses comme celles des Cynips, mais ouvertes à l’une de leurs extrémités ; ce sont des contorsions de feuilles qui se forment ainsi en nids pour abriter ces insectes.
Longtemps les auteurs ont cherché à suivre leurs évolutions sans pouvoir y réussir. M. C. V. Riley, directeur en chef de la Commission Entomologique des Etats-Unis, est enfin parvenu à suivre ces insectes dans toutes leurs évolutions, et nous en a donné le récit. La grande difficulté de les suivre ainsi c’est que dans le confinement, ils languissent et périssent le plus souvent. Mais enfin, après bien des essais et des mécomptes, le savant entomologiste a pu atteindre le but.
Ces insectes affectent deux formes, suivant leur maturité et leur habitat, les uns vivant dans des excroissances des feuilles, les autres dans des galles où Eoursouflures sur les racines. Les galles sur les feuilles, qui ne sont jamais closes, présentent à leur bord des franges ou déchiquetures plus où moins nombreuses, et certains poils aussi à leur intérieur; comme elles . sont toujours situées en dessous, la partie du dessus de la feuille qui leur correspond se gonfle sans rompre son épiderme, comme pour rendre plus spacieuse la demeure de l’insecte.
Si au printemps, lorsque les feuilles sont à demi développées, on remarque sur le dessous de petites galles d’environ la grosseur d’un pois, qu'on ouvre ces galles, on y trouvera la mère Phylloxéra dé, osant ses œufs, quelquefois jusqu’à remplir presque toute la capacité de sa demeure. Les petits éclos de ces œufs, quoique extrêmement petits, mesurant moins alors de .01 pce, tracent leur chemin vers l'extrémité des branches, où la larve qui éclot de cet œuf se fixe sur une feuille pour ne plus la laisser, enfonçant sa trompe dans les tissus, elle en tire
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sa nourriture et donne naissance à de nombreux aptères comme pour les autres Pucerons. La feuille affectée par ces piqûres, souvent nombreuses, se contourne et s’enfle souvent en une espèce de galle qui abrite les petits de la génération nouvelle, A l’automne paraissent les mâles ailés, et les femelles prennent aussi des ailes pour continuer le cycle.
D'après M. Riley, la forme des galles et la plante qui les porte sont presque les seuls moyens de distinguer les espèces, vu surtout que les individus varient souvent avec l’âge et n’ont que fort peu de caractères qui leur soient propres.
Où sait que le Phylloxera vastatriæ qui a causé et cause encore tant de dévats en Europe en faisant périr les vignes sur lesquelles il s'établit, dans la partie cotonneuse qui avoisine les bourgeons, ou sur des feuilles nouvelles, en enfoncant sa fine pompe dans les tissus pour en tirer des sucs qui amènent promptement à maturité. La feuille ainsi blessée se gonfle bientôt et s’'évase en galle pour abriter la mère quine la laissera plus, mais produira des œufs qui multiplieront l'espèce, et ainsi de suite. On a compté jusqu’à 200 œufs et même au delà, dans une seule galle, et telle est leur prompte multiplication que, si rien ne venait l’entraver, la génération d’une seule saison, malgré leur extrême petitesse, suffirait pour encercler trois fois le glob: terrestre, placés les uns à la suite des autres.
Les feuilles ainsi couvertes de ces galles deviennent insuffisantes pour la nourriture de la plante, privées de leurs sues, elles finissent bientôt par se faner et tomber. Les insectes alors s’enfoucent dans le sol à la recherche des racines, où ils se fixent et produisent des galles encore plus dommageables que sur les feuilles.
On a cru longtemps que les gallicoles n'étaient qu’un état transitoire et qu'ils venaient à se confondre avec les radicicoles, maïs il est constaté aujourd’hui que, bien qu’on ne leur connaisse pas de mâles, et qu’ils appartiennent à le même espèce, ils se reproduisent ainsi séparément.
Voyons à présent comment se comportent les radicicoles, ou ceux qui habitent sur les racines. La mère renfermée dans sa demeure, qui sera son tombeau, ne prend jamais d'ailes, mais elle produit des œufs qui donnent naissance à des larves de deux formes différentes, les unes à abdomen plus pointu, à peine avec quelques petits points soulevés sur leur peau chagrinée, s’établiront dans le voisinage et travailleront comme la mère à la reproduction. Les autres à abdomen plus arrondi, et portant des rangs de verrues bien distinctes sur le dos, qui iront jouir du grand air, subiront une mue, prendront des ailes, rencontreront les mâles aiïlés et périront à l’antomne après avoir déposé dans quelque erevasse de l'écorce ou du eollet de la racine un œuf unique, pour éclore au printemps suivant. Il parait que ces femelles aïlées ne déposent aucun œuf avant de prendre des ailes.
Tel est le mode singulier d'évolution de ces infiniment petits, qui causent de si terribles ravages dans les vignobles d’Europe, qu’on à cru un moment qu'il fallait en venir à abandonner la culture de la vigne. Mais eet insecte transporté d'Amérique en Europe, est venu à trouver là aussi des ennemis pour contrebalancer son extrême rapidité de reproduction. La science est venue aussi rétablir l'équilibre dans l’harmonie de la nature, équilibre que l’homme, par ses eultures excessives, vient souvent rompre ou déranger.
On a reconnu des Phylloxéras d'espèces différentes attaquant aussi des plantes différentes de la vigne, comme du chêne, P. quereus, Fonsc., du caryer, P. earyæfoliæ, Fitch, nul doute qu'il ne s’en rencontre aussi sur d’autres plantes. Nous sommes porté à croire que ces galles que l’on voit si communément sur nos aubépines, Cratægqus pubescens, sont dues à des Phylloxéras; nous n'avons pu encore trouver d’insectes parfaits, ni suivre les évolutions de ces larves pour pouvoir les déterminer sûrement ; mais la forme même de ces galles est un indice qu’elles sont le produit d’un même facteur.
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Fam. XXV-COCCIDES. Coccidæ.
Les insectes de cette famille ont beaucoup d’ffinités avec ceux de la précédente. Comme eux ce sontaussi des poux qui s’attachent à l’épiderme des plantes pour en sucer les sucs et leur causer souvent des dommages considérables. Ils diffèrent surtout des Phylloxéras en ce que les femelles n’habitent pas des galles, mais constituent elles-mêmes des galles, c’est-à-dire que libres dans le jeune âge, elles se fixent bientôt sur l'écorce de la plante, et là, par des évolutions à l'inverse des autres insectes, elles perdent leurs membres, et se couvrent d’une écaille qui les abrite pour protéger les œufs qu’elles pondent, Ces femelles ne prennent jamais d'ailes. Les mâles à l’état adulte portent des ailes, mais ils n’en ont que deux, les postérieures étant atrophiées ec représentées par 2 petites massues. Les unes et les autres portent deux filets à l'extrémité de l’abdomen, ceux âu mâle très longs, ce qui, avec leurs 2 ailes, pourrait les faire confondre avec des petites Névroptères.
Le mâle avec l’âge subit aussi des changements, ainsi il perd ses organes bucaux et acquiert une nouvelle paire d’yeux.
La ressemblance de ces poux de l’écurce des arbres avec des galles leur a fait donner par les entomologistes francais le tom de Gallinsectes.
Cette prétendue perle de terre qu’on trouve dans le sol aux Bahamas et au Mexique parait n’être que le produit d’un gallinsecte qui attaquerait la racine de certaines plantes.
On sait que la cochenille du commerce qui donne cette superbe couleur écarlate et pourpre si appréciée, n’est rien autre chose que le produit d’un insecte de cette famille, ou plutôt l'insecte lui-même, puisque ce sont les gulles ou les femelles attachées aux feuilles du nopal que l’on recueille pour les livrer au commerce. Longtemps on a reçu ce produit en Europe pour l'utiliser, sans connaître sa véritable origine, on croyait avoir affaire à une graine de certaine plante croissant au Mexique.
Mais des voyageurs ayant découvert le secret, on transporta la précieuse graine en Orient, et on se mit à la cultiver en divers pays. Ce insecte est le Coccus cacti, Linné.
M. J. H. Comstock, de la Commission Entomologique de Washington, qui à fait une étude spéciale de ces insectes, en a fait connaître un grand nombre d'espèces habitant diverses plantes. .
N'ayant point fait une étude spéciale de ces insectes, nous nous contenterons d'indiquer les 2 genres qui suivent, dont nous avons rencontré des représentants. Nul doute qu'il ne s’en trouve un grand nombre d’autres qu’une attention plus sérieuse pourrait faire reconnaître.
Ecaille circulaire ou peu s’en faut, avec les peanx des mues au centre ou tout auprès; dernier scgment de la $ généralement avec 4 groupes derfilets/seéréteurs te." ses. 1. ASPIDIOTUS. Ecaille longue, étroite, plus ou moins courbe, avec les peaux des mues réunies à la partie antérieure #2. Re ee .... 2. MyTiLasris.