‹ Petite faune entomologique du CanadaChapitre 98 sur 274 · Gen. PARTHÉNIQUE. Parthenicus, Reut · texte numérisé non relu

Gen. PARTHÉNIQUE. Parthenicus, Reut

(De parthenos, vierge).

Corps ovale-oblong, assez opaque, avec poils dorés fragiles. Tête ponctuée, avec les yeux à peine plus large que le sommet du pronotum, vertex non marginé, chaperon fortement arqué dès la base, presque perpendiculaire à son bord antérieur ; gorge distincte. Yeux oblongs, fortement granulés. Antennes insérées au coin intérieur des yeux, à article basilaire dépassant peu le chaperon, le 4e plus du double plus court que le 3e. tostre atteionant presque les hanches postérieures, le ler article dépassant peu la tête. Pronotum environ deux fois plus large que long, distinctement sinué au sommet, à peine sinué aux

pointilleux, peu familiarisés d’ailleurs avec l’histoire des sciences, osent trouver ridicule que Pos se serve de noms d’hommes, pour désigner certaines espèces du règne animal ou du règne végétal ; qu’on juge du mérite d’une telle opinion, par les admirab'es paroles sorties du cœur si sympathique et si noble de Linné :

‘ Lorsque, dans le cours incertain de la vie, l’homme est parvenu à ‘“ se procurer, ainsi qu’à sa famille, une existence assurée, que peut-il ‘ désirer encore, si ce n’est de voir revivre son nom chez les races fu- « tures ? Pour parvenir à ce but, les uns étendent leur famille, les autres ‘ achètent des titres de noblesse. Ceux-ci élèvent des maisons élégantes, ‘ de vastes châteaux, s'occupent à fonder des édifices religieux, ceux- “ ]à convoitent les honneurs ; d’autres enfin, cultivent les sciences et les “ lettres, ou bien cherchent la gloire dans les combats. Mais à laide de ‘ ces divers moyens, cette prolongation d’existence ne dépasse guère un “ ou deux sièc'es. Les grandes richesses se divisent et disparaissent, les ‘< édifices les plus solides tombent en ruine. Jaloux de te donner l’im- ‘“ mortalité, sage Rudbeck, je vais te consacrer une plante et la nommer ‘ de ton nom. Élle suffira pour éterniser ta mémoire et la porter chez ‘ nos arrières neveux Aussi longtemps que la terre existera et que

an

chaque printemps la verra se couvrir de fleurs, la Rudbeckia conservera ‘ ton nom glorieux. Reçois ceite plante, non pour ce qu’elle est encore, ‘“ mais pour ce qu’elle deviendra quand elle portera ton nom. Je l'ai

‘ ainsi nommée pour honorer tes œuvres ette présenter l’hommage de €

an

ma grat.tude en retour des bienfaits dont tu m'as comblé. Ce n’est ‘< point un don que je fais, c’est une dette que j’acquitte. ” EXP URQUE:

21 —Juin, 1837.

146 HÉMIPTÈRES — HÉTÉROPTÈRES

côtés, couvrant la base de l’écusson. Membrane avec 2 aréoles grandes, conniventes. Aïles sans hamus. Pattes saltatoires, les cuisses postéiieures renflées, les jambes spinuloses, tarses postérieurs à artiele 2 plus long que le ler.

Une seule espèce rencontrée.

. |. Parthénique faux-psalle. Parthenicus psalliodes, Reut. — Caps. ex Am. Bôr. p. 85.

. Long. .22 pce. D'un testacé pâle, à pubescence dorée, arrosé en dessus de très petits points roses, particulièrement sur le coin, la corie avec une tache brunâtre à son angle intérieur, Pattes de la couleur du corps, les cuisses plus fortement piquetées de rose à l'extrémité, les postérieures brunâtres au sommet ; les jambes à épines testacéss naissant des points roses. Dessous du corps d’un testacé obscur. Yeux bruns; rostre court et fort, noir à l’extrémité,— Niagara.

Il est bien probable qu’on pourra rencontrer aussi cet insecte dans notre Province.

34 Gen. GLoBickrs. Globiceps, Latr.

(Globiceps, tête globnleuse).

Corps allongé, quelquefois avec fascies de poils argentés. Tête globuleuse, surtout dans les 9, presque verticale ; vertex. marginé, surtout dans les 4; gorge courte, oblique ; joues hautes. : Ocelles plus ou moins distants des yeux. Rostre à premier article épais, un peu plus long que la tête. Antennes insérées au coin interne des yeux, le second article plus ou moins épaissi à l’extrémité, plus long que les 2 suivants réunis. Pronotum en trapèze, à côtés sinués, à callosités très soulevées avec un sillon inédian transversal coupant les marges latérales. Elytres complètes ou tronquées. Pattes longues: hanches antérieures courtes. Aréoles orandes, conniventes. d'et & le plus souvent dissemblables.

Se trouvent sur les arbres ou dans les herbes. Une seule espèce rencontrée.

VI— PHYTOCORIDES 147:

Globiceps taché-de-jaune. (Globiceps flavomaculatus, Fabr.

Lygœus flavomaculatus, Fabr.— Ent. Syst. IV, 182. Cupsus flavomaculatus, Fabr.—Syst. Rhyng. 247. * Phytocoris flavomaculatus, Burm.—Handb. IT, 267. Polymecus flavomaculatus, Kol. —Mel. Ent. If, 103. Globiceps selectus. Fieb.— Eur. Hem. 264.

Long. .15-18 pce. Noir, luisant. Premier article des antennes avec les pattes, d’un roux testacé, le second tout noir, quelquefois blanchâtre à la base de même que les suivants. Pronotum presque cylindrique, à peine plus large en arrière, ses callosités obtuüses, glabres. KElytres, atteignant dans les $ au moins la moitié de. l'abdomen, avec une membrane distincte, quoique courte, portant de chaque côté à la base une grande tache jaune prolongée jnsqu’à la commissure, échancrée en angle à l’extrémité, le coin

blanchâtre avec l'extrémité noire; membrane noire,

Dans les brachiptères, membrane tron juér, noire, sans ner-

vures.

Rare dans les environs de Québec. - VII —ONCOTYLIDES.

Corps opaque ou à peu près. Chaperon épais, large. Pronotum sans stricture apicale, sa mirge antérieure sinuée au milieu. Yeux jamais penchés sur le pronotum. Ecusson à base découverte. Aïiles avec un hamus. Ongles souvent dentés ou bifides Corps le plus souvent avec por s noirs.

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