ODI PROFANUM VULGUS ET AP^CEO
(Je hais le vulgaire profane et je l'écarté.)
Horace a laissé peu de vers ; il mettait un soin extrême à les travailler. Peu jaloux des applaudissements de la foule, il se contentait des suffrages de quelques juges éclairés, et en général il se flattait de mépriser le jugement du vulgaire.
La Fontaine exprime le même sentiment dans ces deux vers ;
Que j'ai toujours haï les pensers du vulgaire! Qu'il me semble profane, injuste, téméraire!
Democrile et les Abdériùains.
tans une de ses odes, J.-B. Rousseau imite le début d'Horace :
Loin d'ici, profane vulgaire, Apollon m^inspire et m'éclaire ;
C'est lui, je le vais, je le sens.
Mon cœur cède à sa v-iolence; .Mortels, respectez sa présanoe,.
Prêtez l'oreille à mes accents!
O FORTUNATOS NIMIUM, SUA Sï BONA NORINT!
(Trop heureux s'ils connaissaient leur bonheur.)
«Trop heureux, s'écrie Virgile, trop heureux l'habitant des campagnes s'il savait apprécier son bonheur! Loin des discordes, loin des combats, la terre lui prodigue une nourriture faciie. »