UT PICTURA POESIS
(La poésie est comrue une peinture.)
Pensée d'Horace.
Tandis que la prose dit simplement les choses, la poésie les montre, différence essentielle entre l'une et l'autre, laquelle a fait regarder la poésie comme sœur de la peinture : Vt pictura poesis.
VADE IN pace;
(Allez en paix.)
Paroles que prononce le confesseur en congédiant le pénitent.
APPLICATION
Dans les phrases suivantes, Véléve remphcera chaque tiret par Cune des
loculions latines expliqué(S ci-dtssus.
— ; quel tableau pourrait mieux que ces vers de La Fontaine nous faire voir ces souris qui
Mettent le nez à l'air, montrent un peu la tète. Puis rentrent dans leurs aids à rats.
Puis ressortant, font quatre pas.
Puis enfin se mettent en quête?
C'est à Rome seulement que le génie de Raphaël éclate dans toute sa grandeur; il travaille dès lors pour la ville éternelle et pour la postérité : — .
Le duel est la plus déraisonnable des raisons ; ne pourrait-on pas le stigmatiser en l'appelant — des fous?
Quelle joie pour l'accusé innocent, lorsqu'il entend le juge prononcer les paroles d'acquittement qui veulent dire pour lui : — !
Le principal mérite des tableaux des anciens, sans parler de la partie du dessin, dans laquelle ils étaient admirables, consistait, ce me semble, dans le sublime de l'expression. C'est là qu'ils mettaient tout leur génie. Quand le poète dit: — , le peintre dit à son tour : La peinture est une poésie !
Aux débuts du romantisme, dans ce beau temps d'effervescence poétique, les succès de théâtre étaient vivement disputés, et plus d'une fois il fallut défi-ndre — 'es hardiesses des chefs d'école.
Quelle triste période de notre histoire que ces sanglantes années de la Terreur, qui eut sans cesse pour — la guillotine!
Un roi sage consulte les intérêts de son peuple avant les dangereuses impulsions de son orgueil et les vaines illusions de la gloire; pour lui, la guerre est le dernier argument à employer, c'est son — .
Gil-Blas est un chef-d'œuvre : il est du petit nombre des romans qu'on relit toujours avec plaisir... C'est là que l'instruction n'est jamais sans agrément. — devrait être l'épigraphe de cet excellent livre, que la bonne plaisanterie assaisonne partout.
Que celui dont la vie a été remplie de bonnes œuvres ne redoute pas la mort. A l'heure suprême le souvenir du bien qu'il a fait le soutiendra et lui dira : — !
N'est-il pas curieux de voir tant de noms inconnus aujourd'hui parmi les immortels qui ont jadis occupé les fauteuils de l'Académie : Bardin, Porchères, Faret, Baudouin, Serizay, Boissat, Giry, Laugier, — ?
Les passages que la critique incrimine le plus vivement sont quelquefois ceux que Fauteur aime le plus, ceux qu'il défend — .
Quand le lion, vieux et mourant, vit l'âne accourir dans son antre, — , s'écria-t-il douloureusement.
C'est le défaut même de la Eenriade de ressembler à tout ce qui précédait; et surtuut à X Enéide; d'avoir une tempête, un récit, une descente aux Enfers, un Elysée, une vue anticipée des grandeurs et des maux de la patrie, et même un — , qui s'applique au dauphin.
Parfois on trouve dans des contrées lointaines la fortune et le bonheur que l'on a vainement cherchés dans les lieux o\i l'on a vu le jour; pourquoi ne dirait-on pas alors : — ?
Qui connaît aujourd'hui les œuvres de Chapelain, de Pradon, de Cotin, — ?
Rien ne réunit mieux les conditions de — , rien n'est plus instructif et amusant tout ensemble qu'un récit de voyage.
L'Arabe nomade a horreur des maisons de pierres; il promène sa tente d'oasis en oasis et trouve partout une patrie : — .
Le jeune Condé avait débuté par une victoire digne d'un vieux général ; la France entière s'était écriée : Tu seras gi-and ! — !
Combien de fois l'homme tombé dans le mallieur s'est-il vu abandonné par ceux qui paraissaient lui être dévoués! Combien de fois, en voyant un de ses amis les plus chers se détourner de lui, a-t-il pu répéter ces mots pleins d'amertume : — .