VETO
(J'empêche.)
Cette expression a passé dans le langage politique, et s'entend de l'acte solennel d'opposition absolue, par lequel un pouvoir constitué refuse sa sanction à une mesure émanée d'un autre pouvoir, et, ainsi, en paralyse l'effet.
Le mot veto rappelle un des tristes souvenirs de la Révolution française. Une des plus graves questions qu'avait à décider l'Assemblée Constituante, était celle du veto ou droit accordé au roi de s'opposer aux lois votées par les assemblées législatives. Le peuple criait : « A bas le veto, » sans comprendre ni le mot ni la chose. Pour lui, le veto était l'ancien régime, l'ennemi de la Révolution, et la populace ne tarda pas à donner le nom de Madame Ycto à l'infortunée Marie-Antoinette.
APPLICATION
Dans les phrases sidoantes, Vélève remplacera chaque tiret par Vun& des locutions latines expliquées ci-dessxis.
Ce n'est pas par défiance, mais par une sage précaution que Ton doit exiger un engagement écrit avant d'entreprendre une affaire sérieuse : — .
Les questions les plus simples s'embrouillent si bien dans les chancelleries que des années ne suf lisent pas à les résoudre; ce n'est pas un diplomate qui pourrait écrire à son souverain : — ; les victoires diplomatiques sont plus lentes.
La plupart des querelles de la société ne naissent , pour l'ordinaire , que parmi les gens qui se disent la vérité : — .
La jeune tille qui apprend à danser a bien des gaucheries, bien des maladresses à perdre avant d'acquérir cette démarche noble et aisée qui doit lui donner l'air imposant de Minerve ou de Junon :
La légèreté, le manque de suite dans les idées^ l'amour du changement;, sont loin d'être le partage exclusif des femmes; il est sous ce rapport « bon nombre d'hommes qui sont femmes, » et auxquels on peut appliquer le — .
Les auteurs sont d'une extrême susceptibilité : si on ose les contrarier, aussitôt ils récriminent; à les entendre, ils sont outragés comme Racine, méconnus comme le Tasse, persécutés comme Fénelon : — .
Après la dissolution de leur société, les jésuites se virent accueillis partout avec un dépit qu'on ne chercha point à dissimuler. Quel crime avaient-ils donc conmiis? Le crime de survivre à leur défaite; mais l'axiome du vainqueur est impitoyable : — !
Les richesses, les honneurs, le bruit^ l'éclat, le pouvoir, voilà les véritables tentateurs auxquels bien peu d'hommes ont h force de crier : — !
Lorsqu'un prince oppose un — trop absolu aux réformes que l'opinion publique réclame, la conséquence de cette inflexibilité est presque toujours une révolution.
Les grandes pensées, les idées sublimes n'ont pas besoin de recourir à la pompe des expressions, à tous les artifices du style, pour produire leur effet ; elles frappent et éblouissent au premier abord : — .
Chez la femme plus que chez l'homme, on remarque ces changements soudains et ces caprices d'un esprit qui flotte. Parfois elle est maussade, puis elle se laisse aller à une extrême bienveillance, enfin elle justifie le — ...
Les absents, dit-on, ont toujours tort; ii en est de même de <:eux qui succombent dans la lutte des partis : — i
Combien de préte-ndus philosophes ont dit en parlant des richesses et des grandeurs humaines : — ! et n'ont pas cherché moins avidement à les acquérir !
Quand le printemps vient caresser de sa tiède haleine les fleurs qui entr'ouvrent leurs corolles, les oiseaux avec leurs chants joyeux semblent dire à l'hiver : — !
Quelques historiens prétendent que Mirabeau s'était vendu à la cour peu de temps avant sa mort, et qu'il s'était engagé à arrêter le torrent révolutionnaire: mais son — même eût été impuissant.
Que de gens, dans notre monde de petites vanités, nous rappellent ce ridicule aubergiste d'opéra qui se glorifie de ce que Louis XIV, le grand roi, a eu la bonté de lui adresser ces magnanimes paroles : « Monsieur Sansonnet, vous avez là une drôle de perruque ! » Pitié que tout cela ! — !
Le christianisme s'établit sur les ruines de l'idolâtrie, et sa victoire fut tellement rapide, que lui aussi aurait pu dire : — .
Après la bataille d'Ancyre, dans laquelle Tamerlan fit prisonnier Bajazet, le vamqueur enferma son royal captif dans une cage de fer qu'il traîna à la suite de son armée. Ces barbares ignoraient que la modération et la générosité honorent plus que la victoire ; ils ne connaissaient que le — î
Dans les temps de révolution, où l'on peut être aujourd'hui procureur du roi , demain procureur impérial , les prudents évitent de donner des témoignages écrits de leurs opinions : — .
L'homme est fait pour vivre avec ! homme; c'est sa nature de t'herclier son semblai3le, de l'aimer, de partager avec lui ses plaisirs et ses peines; aussi l'Écriture a-t-elle dit : — .