‹ Petite grammaire lexicologique du premier eChapitre 41 sur 96 · On dit et on écrit · texte numérisé non relu

On dit et on écrit

Cest moi qui suis,

Cest toi qui es,

Cest lui [Paul) qui est,

Cest mot qui prétends, Cest toi qui trieras, Cest lui qui a pakhonné.

Cest nous qui sommes, etc. Cest 7Wus qui réi-ondrons, etc.

parce que, dans chacune de ces phrases, le pronom relatif qui, sujet du verbe, s'accorde en nombre et en personne avec l'antécédent [moi, toi, lui, nous, etc).

164. Dans ces exemples : Ces fleurs, je les arrose ; mes enfants, je vous INSTRUIRAI, il faut écrire arrose, instruirai, à la première pirsonnedu singuiii-r, et non arrosent, instruirez, parce que les jironoms complément, les, vous, ne |)euvent exercer aucune influence sur Turthographe de eus verbes.

PREMiÈllE CO^^JUGAISON.

EKSRCÎCES SUR LA PREMIÈRE CON JUGâlSOIT.

INDICATIF. PRÉSENT

J'affirme. Tu pries. Il amasse. Nous attribuons. Vous héritez. Ils donnent. C'est moi qui travaille. C'est lui '|ui ordonne. Ke sont eux qui glissent. Ces leçons, tu les copies et je les récite Les \v>m > es cultivent, Dieu arrose. On (lutte les tyrnns, mais il est rare qu'on les airne. Le temps passe, ilisons-nous; nous nous trompons : le teiu|)s rvsie, c'est nous qui passons. Les laveurs île la fortune ressemblent aux diarmes du visage : on ne les conserve pas lonçiemps.

3'acceptais. Tu adoptais. Il blâmait. Nous créions. Vous étudiiez. Ils refusaient. C'est rnoi qui accordais. C'est lui qui méritait C'esi nous <\\i\ amplifiions. C'e-l vous qui gratifiiez. Les éLJairs brillaient, la lo:!dre grondait. Les {rreuouilles demandaient nn roi. Autretois vous accentuiez mal tous les mots.

PASSÉ DÉFINI

i'ûffensat Nous pardonnâmes. Tu enseignas. Vous profitâtes. II économisa Ils gaspillèrent . ("ast loi i|u le p ésentas. CVsl vous qui nous présentâtes. < 'isi n(>ii> qui vous présentâmes. C l'sl moi (|ui le présentai Cl- sont eux qui nous présentèrent Siint Pierre renia et le coq chanta. Les juges condamnèrent Socra-le. Noé planta la vigne et a' enivra.

PASSÉ INDÉFINI

Il a cherclié. Tu as trouvé. Nous a;»rtn.9 affirmé. Vous Cî'es nz^. Paul et Julien ont arpenté K^t-ce toi qui as dessiné? Esl-ne vous ()ui avez caltjué? L'ign.iii a bêlé. Le véniel la |^>luie ont redoublé. Voire timidité vous a troublé.

PASSÉ ANTKBIECTR

\ons eûtes fauché, y eus fané. Il eut moissonné. Nous eûmes glané. Tu eus vendangé. Ils ewre «/ grappillé.

PLUS-QDE-PABFAIT.

J'avais remué. Vous aw^s ^o(/gf^ Llle ûi'«// augmenté. Nous avions dinvniié. Us avaient ri.squé \cni vie. C'est moi ijiii aiww veillé \e pauvre inala le Ce u Csl pis loi, Charles, ijui avais trompé Ion ann. Cette histoire nè'arail intéressé. Julie et ouise \\\avaienl plaisanté. La sévérité (le iioti e inailrc [.'avait dcconcerlé. Deux renards avaient trouvé un trésor.

ie nouerai II dénouera. '^ous avouerons. EUes communieront. Tusup~ pléeras Vous accentuerez. Ksi-ce toi qui distribaeras? e n'est pas nou- c|ui lis tromperons. Il payera de sa personne. >ous crierons la nouvelle sur les toits. Les rnseauv plieront. Les chênes se briseront. L'excii ice et la ieinpér;Miee fortifieront votre snnté. Moi-e a dit : Tu ne tueras point, lu ne déroberas puim, tu n'oublieras point le .^eii^n'ur ton liii'n le laliouniir diligent cultivera et récoltera. Le ciel et la terre passe.'-mt. \on Dieu, je vous aimerai de tout mon cœur. Nous apprécierons y os bonnes qu:dités.

FUTnn ANTRIKL'R.

Il aura déjefiné. Nous aurons diué. .V aurai monté Vous aurez voyage . Tu auras favorisé. Ils auront oOlii/é c'est moi qui aurai pensé. C'est toi qii auras e.téculé C'esi vous ipii aurez possédé. C est nous qui aurons vérifié, y aurai terminé que lu auras commencé h peine.

CONDITI iMSEL. présent.

Tu prierais. Nous agréerions. Vous balayeriez. Paul et Julien étudieraient I ommenl, c'rsi toi qui bafouerais les imis' Je ne rayerais pas ces mois s ils étiient utiles. Le paresseux désirerait m;iii;;er l'amande, mais il ne casserait piis le noy lu Les avares amasseraient tout l'or du Pérou qu'ils en souliaiteraient encore.

passé (1" formée). .

i'aurais regardé. Tu aurais fixé. H aurait cligné. Nous aurior.i sourcillé. Vous auriez louché. Ils auraient lorgnù.

PAssS (2* forme).

11 eût marché. Tu eusses trotte Vous eussiez galopé, i' eusse yatnbadé. Nous eussions sauté. Ils eussent dansé.

IMPÉRA'IIF.

Écoute tes m.iîires. Onbliom nos querelles. Pardonnez à vos ennemis. Orl/wf/rap'iii' iniiux tes devoirs. Ménagez votre lonips. Noue les cordons de lus smilieis Nouons les cordons de nos souliers. Nouezles cordons de vos souliers.

SUBJONCTIF PRÉSENT

11 faut que je certifie, qii- tu oublies, qu'il se défie, que nou« conviions, que vous siipph':e:-. qu'ils arreptent. .le di'sire que vus variiez vos occupation.^. Il laut que cli.icuii pu//e son tribut à la nature, il est bon que les enlants se récréent après le travail.

IMPAHFAIT.

Il faudrait que je bêchrfsse. que tu plantasses, qu'il semât, que nous arrosassions, 'lue ^ous déJteri as.siez, ^\u'ûs i-écoliass( ut .\>- dr.sireiais que vous travaillassiez avec plu> d'ardeur, et qur vous emploijassicz mieux votie teuiiLS. Dieu exi-ea qu'.Mir liain sacrifiât son lil~ Is ac, mais il ne perriiil pas (|ue ces.iciilice i'e.iéculàt. Je vomirais qui- lu ne détournasses \)à- ton visage du pauvre, alin que Dieu ne détournât pas son visage de toi.

PASSÉ

Il est impossilile que i'aie calomnié, que tu aies pi^clié, qu'il ait apostasie, que nous ayons renié, quL- \ous ayez juié, qu'ils aient blas- \iliémé.

PLnS-QUE-PARFAIT.

Il aurait fallu que \efisse parlé, que tu eusses écouté, qu'il eût examiné, que lions eussions discuté, que vous eussiez rectifié, (iii'hs eussent approuvé.

LNFLMTIF. tRÉsE^r.

Teiller, filer, dévider.

PASSÉ

Avoir cardé, avoir tricoté, avoir tissé.

PARTICirE PRÉSEST.

Entonnant, ciiantant, chevro).aut.

PARTICIPE FASSé.

Plié, caclieté, timbré.

devoir traduit au pluriel.

Les cliats miaidcnl. I>< s rjuens aboient. Les loups hurlent. Les vacJies beu^rlent. es en/iinls ciieui. Les hommes parle .1. i es rossig.ols chantent, les corOeaiur croassent, es moucherons liounlnniu-ni. i.>- pies jasent. I es vil.i us serpents silllent. Les petits poulets piaulent Les drapeaux naliuniux floii. nt. Les bombes nieuiirières s'écli.q>pcnt, s'clcvent, tombent, éclatent, brisent tout. Les montres marchent, relardeut,

s'arrêteiil. Les feux brillont, pétillent, brûlent, se consument entièrement. Ces jeunes écoliers étudient el réciienl. Les délails ennuient. Les filous di'ri)i)ent cl se sauvent. Les genoux plient. [a:s chacals dévorent leur proie. Les mare'chaux lerreiil les thevaux l-es soupiraux écliiirenl. Nous nous récréions Vous admiriez le eourage Vous réprimandâtes cet écolii r Nous parlions et vous éiouliez. Us jouent el vous travaillez. Ces jeunes agneaux bêlent, bêlaient, avaient bêle. Nous désirons que vous essayiez cet te plume. Nous désirerions que wms essayassiez cette plume. Vous vous noyiez, nous essayâmes de vous sauver. Vous souliaitez que nous nous réconciiiion> avec nos amis. Nous allâmes Lan dernier à la cmipague, où vous nous accompagnâtes. Nous prions, nous priions, nous priâmes, nous prierons Dieu; priez-le aussi.

Devoir traduit au singulier.

L'écolier paresseux aime le jeu et déteste l'étude, /aime les fleurs et je les cultive. Jolie petite rose, /« embaumes le jaidin el tu charmes l'odorat, (le chien te caiesse, et tu le fiappes. Mon enfant, tu joueras, et ton maître se mêlera à les jeux, si lu travailles avec ai deur. Si tu pratiques la veitu, ne fré(|uenle pas la compagn e des méchants : coniierais-lu ta bourse à un voleur? Tu conlriîiuer.iis à une bonne action .si tu la louais de bon cœur. L'homme taille, façonne, monle, pétrit; il ne crée el ne créera jamais : le plus giand génie ne créerait pas un mouclieron. .Ne te fie pas à celui qui ne se lie à personne. A Rome, on ne voul.iit pas de victoire qui coûtât trop de sang. Frappe, mais écoute. Tu frappes el lu n'écnules jas C'est toi qui as berborisé sur la montagne, et c'est moi qui .li chassé dans la [iliine. Est ce toi qui allas l'an passé aux eaux du Moni-d Or? Je cachetai celle lettre, et tu la déposas à la poste. Tu recherches les rieurs, el moi, je les évite.

Remarques particulières sur l'orthographe de certains verbes réguliers appartenant à la première conjugaisoua

165. \° Les verbes terminés au présent de rinfinitif par cer, comma avancer , prononcer, ont deux radicaux : avanc, prononc, — avanç, pro7iO)iç.

Le c du riidiciil prend une cédille, quand la terminaison commence p;ir a ou par o : nous avanç... ans, il prononç... a. Dans tous les autres cas, on n'emploie p;is la cédille.

166. 2° Les verbes terminés à l'inlinitif par ger, comme ménager, partager, ont deux radicaux : ménag, partag, — ménage, partage.

Le radical prend e après le g. si la terminaison commence par a ou par o : ménage... ans, qu'ils partage... assent.

167. 5° Les verbes terminés au présent de rinfuiitif par eler, eter : appeler, jeter, ont deux radicaux : appel, jet, — appell, iett.

Les consonnes i et i se redoublent, si la terminaison commence par un c muet : ils jett-mt, nous appell-Ewns. Dans tous les autres cas, le redoublement n'a pas lieu.

168 liEMARQiE. Celte exception ne concerne pas les verbes en êler, eller, comme bêler, quereller; en êier^ eller, comme orrêter, regretter. Ces verbes

DU VEP.BE. 65

ont un raJical unique et se conjuguent exactement sur le modèle de la prsniicre ooDJugaison.

169. 4° Les verbes de la première conjugaison qui ont un e muet à ravant-fiornicre syllabe, conimn amener, souhver, ont deux radicaux : amen, soulev, — amni, soulév.

Ve du radical s'écrit sans accent, quand la terminaison ne commence pas par un e muet : vous amen-ez, lu soiilev-as. L'e du radical prend un accent grave, si la terminaison commence par un c muet : il atnén-e, je soiUèv-erai.

170. 5° Les verbes de la première conjugaison qui ont un e fermé à l'avant-dernière s Uabe, comme ^s/je'rer, empiéter, onï deux radicaux : espér, empie't, — espèr. empièt.

Ve du radical est ouvert si la terminaison commence par un e muet : fespèr... e, il empièt... e. Dans tous les autres cas. Vc du radical reste fermé : nous espér... ions, ils empièt... aient.

171- BEMARQrE. Les verbes en é(/er, comme abréger, assiéi/er, pro'éner, sont exceptés île celte règle; ils conservent Vé fermé dans toute leur ciinjugaison, et ont conséquemraent un radical unique : f abrège, lu prolcfjerais, etc.

• 172. 6° Les verbes terminés à l'infinitif présent par yer : coudoyer, appuyer, ont deux radicaux : coiidoy, appuy, — coudai, appui.

L'y final du radical se change en un i, chaque fois que la terminaison commence par un e muet : je coudoi-erai. qiCil appui-e. Dans tous les autres cas, on emploie l'y ; nous coudoy-âmes, appuy-ez:

173. Cependant, si le verbe est termmé par mjer, comme effrayer, payer, ou par eyer, comme grasseyer, il est d'usage, à cause de la prononciation, de conserver Vy dans toute la conjugaison : j'effraye, il payera, Paul grasseyé.

Remarquez de nouveau que tous les verbes en yer, et, en gi^néral tous ceux qui ont le parlicipe présent terminé par ynnl. prennent un y tl un i de suite aux deux l'remiiîres personnes plurielles de l'imparfait de l'indicatif et du présent du ?u!jjonctif : nous ptoiions, vous appuiieî; que nous j'uiio.s, que vous cTOtiez.

V élève conjuguera, en séparant le radical des terminaisons, les verbes suivants •

\' Menacer. 4" Protéger. 7* Ahrdprer.

2'" Partager. 5° Soulever. 8* Côloyer.

3" Niveler, 6° Précéder. 9° Bégayer.

Fondre dans une seule conjugaison les six verbes suivants:

Appeler. Renoncer. Amener.

Jeter. Essuyer . Espérer.

6& LEXICOF-OGIE DU PREMIER AGE.

MOUÉLE OCI DEVOIR.

IMiICATIF. PRÉSENT,

TappeUe. Il renonce. Vous amenez.

Tu jettes. Nous essuyons. Ils espèrent, etc.

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