‹ Petite grammaire lexicologique du premier eChapitre 47 sur 96 · FUTUR SIMPLE · texte numérisé non relu

FUTUR SIMPLE

Nous répandrons. Je répondrai. Vous refondrez. Tu détordras. Elles rendront. 11 démordra. Vous perdrez vos mauvaises habitudes, et je vous rendrai mon estime. Rira bien qui rira le dernier. Quand tu seras à table, tu étendras soigneusement ta serviette, tu attendras qu'on te serve, lu rompras proprement ton pain, tu étendras ton vin de beaucoup d'eau, tu ne répandras pas de sauce sur la nnppe, tu ne prétendras pas aux meilleurs morceaux, tu n'interrompras personne, et tu répondras avec douceur à tout ce que l'on te demandera.

(1) Rire, sourire, et les verbes rompre, corrompre, interrompre, se conjuguent régulièrement sur le verbe rendre. Seulement, à la troi.çiéme personne du singulier de l'indicalir présent, ils ajoutent un t au radical : il vit, il xourir, il ronipT. oie.

DU VERBE. "il

CONDITIONNEL, présent.

Je tordrais, ^ous perdrions. Il épandrait. Vous vendriez. Ta entendrais. Ils suspendraient. Les avares tondraient un œuf. Sans la vertu, vous prétendriez vainement au bonheur. Si mon pays était attaqué, je le défendrais. Nous revendrions ces marchandises, que mus perdriotis certainement . Les flatteurs corrompraient le meilleur naturel.

IMPÉRATIF

Apprenez votre leçon. Apprends ta leçon. Apprenons nos leçons. Tords ton linge, puis étends le. Défends ton ami absent. Jésus répondit aux Pharisiens : Rendez à César ce qui appartient à César.

SUBJONCTIF. PRÉSENT

Que je rompe, que tu souries, qu'il reperde, que nous pourfendions, que vous riiez, qu'ils tordent. De tous les êtres de la création, 1 homme est le seul qui rie. Il faut qu'un berger tonde ses moutons, et non qu'il les écorche.

IMPARF.MT.

Il faudrait que je défendisse le faible, que tu ne perdisses pas la tramontane, que Paul répondît poliment, que nous ne confondissions pas l'éducation avec l'instruction, que vous rissiez moins haut, que Paul et Julien correspondissent ensemble. Il serait ridicule que vous prétendissiez tout savoir. Il serait à désirer que les amis s'attendissent pour mourir le même jour. Autrefois, les Vénitiens étaient les seuls qui fabriquassent et vendissent les glaces.

PARTICIPE PRÉSENT

On aggrave ses torts en répondant. L'accusé pâlit en entendant prononcer son arrêt. On voyait à Athènes un fou vendant la sagesse. Le cou élevé du cygne semble figurer la ])roue d'un navire fendant les ondes. L'ingratitude des enfanls, c'est la bouche mordant la main qui lui porte la nourriture. Ne mentez jamais, même en riant.

P.iRTICIPE PASSÉ.

détendu. Tordu. Fendu. Pu. Corrompu. Le \.em^s perdu ne se retrouve jamais. Damoclès voyait un glaive suspendu sur sa tête. Relisez souvent l'histoire touchante "de Josejdi vendu par ses frères. Un bienfait reproché est un bienfait perdu.

Devoir mis au pluriel.

Noi/S prétendons. Vous souriiez, //s détordront. Nous avions rompu. Perdez au jeu. Nous perdrions si nous jouions, mais nous ne jouons pas. Vos maîtres ne veulent pas que vous les interrompiez à tout moment; ils voudraient aussi que vous ne répandissiez pas de l'encre comme vous en répandez. Nous attendons à la porte et nous nous y morfondons. Paul et Julien apprennent avec peine, mais ils retiennent bien quand ils ont compris. Les roseaux plient et ne rompent pas. Les enfants sourient à leur mère. Les chasseurs tendent leurs filets. Les pierres molles se fendent en hiver. Entendez bien ma question; TOUS la comprendrez et vous y répondrez. Ne répondez pas avec aigreur à ceux qui vous reprennent doucement. Des mauvaises langues ont mordu, mordent et mordront toujours.

Devoir tradîdl au si?igulier.

Il attnndait. Tu redescends. Je ris. Je riais. Tu eus entendu. // attrait altciidu. (Jue /«aies suspends. Que /eusse fondu. Il faut que /«lien réponde; il lall.iit r|u*// répomlîl Je rompis le premier. Répands des bienfaits. La tortue pond dos œufs. Quand je reçois une poliiesse, j'y réponds de mon mieux .lésus-Clirist vouliil que ïhomme rendît le bien poiw le mal. Si tu étais plus âgé, lu comprendrais mieux l'importance du travail. Ne vends pas la peau de l'ours avant i|ue tu l'aies ttté. [.'égoïste se souvient des services qu'il rend, et oublie ceux qu'il reçoll.^c confonds pas autour avec alenlour. Quand tu obliges, atlendstoi à rin;rraliiude. La clémence encbaîne les cœurs avec un lien ([ni ne se rompt jamais.

VEHBES IKRESULIERS DE LA QXTATSISÎHE CONJUGAISOR.

189. Les seuls verbes réguliers de la quatrième conjugaison sont k's verbes en endre (excepté prendre et ses composés), andre, ondre, erdre, ordre.

Tous les autres soïit plus ou moins irréguliers. Voici les principaux :

Nailre, connaître, paraître, croître, vaincre, conduire (1), écrire, lire, confire, suffire, vivre, conclure, exclure, croire, boire, battre, mettre, plaire, taire, prendre, dire, faire, et tous les verbes terminés par indre et parowire.

190. Parmi ces verbes, ceux qui sont terminés à rinfitiitif présent par indre et par oudre, ont deux r;«lie;uix différents, dont Tun dérive de rinlinilif et l'autre du participe présent. Ex. :

IHFINITIP. PARTICTPE PRESENT.

Craind...re. Craiçin...ant.

Alisoiid...re. Absolv...ant.

Coud...re. Cous...ant.

On fait usage du radical-infinitif au futur simple, au conditionnel présent, et au singulier de Timpératif et de l'indicatif pré^ sent. Ex : Coud., re. Je coud. ..s. je coud ..rai, je coud. ..rais, coud. .s. On se sert du radical-participe a tous leà autres temps simples du verbe. Ex. : Cous...ttn/. Je cous...ais, ']& cous...is, que je eous...e, que je cous...isse, nous cous. ..ans, cous...ons.

ISoTA. 11 est à remarquer que la plus sramle partie des verbes irréguliers de la qiiatrirmi' oiinjugMisou, comme vaincre, écrire, etc., sont eiilièienieat assi)JDlli> à celte rcjile. ei celle règle esl d'autanl plus importante à retenir, qu'elle enseigne à conjuguer les verbes les plus difliciles de noire langue, telï que eoiidre, mmdre, résoudre, ahoitdTs, dissoudre, peindre, vaintre, contaÎHcre, etc.

Remarques particulières sur la quatrième conjugaîson«

191. 1'^ Les verbes qui ont rinfuiitif en indre et en soudre,

(l) Tous les verbes eu uire.

perdent le d aux deux premières personnes du singulier de l'indi- Ciitif présent : je peins, tn absous, et ;i TimpiTiitif : peins, uhsons. Ils changent, en outre, le rf en un i à la troisième |iersouiie du singulier du présent de rindicilil" : i{ pei7it, il absout.

192- 2° Les verbes terminés au présent de l'infinitif par aitre et pnr oïlre, comme connaitre, croître, prennent un accent circonflexe sur l'i radkiû toutes les fois que cet i est suiYid'un t : Je connaîtrais, il croît.

193. 3° Les verbes faire et dire font à la deuxième personne du pluriel de Findiffllif présent et de Timpératit' : vf>us faites, vous dites, faites, dites, et non, \amfaisez, vous disex. M en est de même de tous les composés de faire : vous surfaites, vous contrefaites. Quant aux composés de dire, le vei-be redire est le seul qui suive cette règle. Ainsi Ton dit : vous contredisez,, vous médisez, vous prédisez.

194. 4° Nous dirons du verbe prendre et de ses composés, ce que nous ;u'ons dit des verbes en enir, c'est-à-dire que ces verbes doublent la lettre n du radical devant un e nmet : Que je comprenne, que tu conipre^y^es, qu'it compre^^Tie, {que nous comprenions,, que vous compreniez), qu'ils compreii^cnt.

195. 5° Tous les verbes en ejidre s'écrivent par e; répandre et épandre sont les seuls qui prennent «.

Vélève indiquera :

1* Trois verbes en ker : Manger, charger, soulager.

2° Trois verbes en cer : Tracer, elFacer, commencer.

3* Trois verbes de la première conjugaison ayant un e muet à V avantdernière syllabe : Promener, soulever, achever.

4° Trois verbes de la première conjugaison ayant un é fermé à, l'avantderuière syllabe : liépcler, espérer, pécher.

5" Trms verbes en eler : Marteler, écarteler, peler.

G* Trois verbes en eter : Crocheter, parqueter, cacheter.

T* Trois verbes en ier : Crier, prier, manier.

8° Trois verbes en, yer, qui cliangent y en i devant un e muet : Appu-.yer, ennuyer, essuyer.

9'^ Treis serbes en ateh : Payer, essayer, étayer.

EZSaCKIUSS SVB. I.SS REOIAaQTTES DE LA QCTATKIÈOIB GONJUGAISOM.

INDICATIF, phésest,

J« vaincs. Tu feins. II absout. Il apparaît, l^oui contraignons. Vous faites. Voiis contrefaites. Vous dites. Vous redites. Vous prédises. Ils restituent. I.e monde meurt et renaît sans cesse, i es bons eouiptes font les. bons anus. Je crains celui qui ne craint pas Dieu. Compreiiez-yons bien ce que je vous dis? Le temps paraît court à ceux qui travaillent.

Je croîs que le bluet croît dans les blés. A l'œuvre on connaît l'artisan. Je ne connais d'avarice permise que celle du temps. Les méchants se (saignent, se détestent, se fuient. La rose naît de l'épine. L'amour du sol natal ne s'éteint jamais dans le cœur de l'homme. Quand une vieille /lïf/ l'enfant, la mort en rit. Ceux à qui personne ne plaît ne plaisent ordinairement à personne. Certains insectes naissent et meurent le même jour. Quand la défiance arrive, l'amitié disparaît. Le sage vainc ses passions. Les sages vainquent leurs passions. Le soufre ne se dissout pas dans l'eau. Nous nous résolvons difficilement à mourir. Il y a des gens qui se plaignent sans cesse et qui crient toujours contre quelqu'un ou contre quelque chose. Tout paraît aisé à qui ne sait rien faire. Le soleil nous paraît si petit, que nous croyons difficilement ce que nous en disent les astronomes. Les autres climats ne nous plaisent pas autant que le nôtre nous plaît. Nous naissons dans les pleurs, nous vivons dans les plaintes, et nous mourons dans les regrets. Qui trop embrasse mal élreint. L'oisiveté va si lentement que touslcs vices Vatteignent bientôt.

IMPARFAIT

Je méconnaissais. Nous convainquions. Tu croissais. Nous croyions. 11 circonscrivait. Ils excluaient. Je cousais. Tu absolvais. Il rejoignait. Nous refaisions. Vous prédisiez. Ils comprenaient. Nous croyions que vous nous plaigniez, et vous ne preniez aucune part à notre douleur. Elie^et Elisée vivaient sous le règne d'Achab. Cliarlemagne vainquait les S3.vons, mais il ne les soumettait pas. Les Grecs peignaient la Forlune avec un bandeau sur les yeux. Napoléon surprenait et vainquait ses ennemis avec une promptitude inconnue jusque-là. Autrefois on oignait les alhlôles pour la lutle. Mon courage renaissait à mesure que ce sage ami nie parlait. On croyait autrefois que la terre était plate. La fourmi disait à la cigale : Que faisiez-vous au temps chaud? Nos aïeux vivaient et mouraient dans les lieux où ils naissaient. Annibal s'adjoignait les peuples qu'il vainquait. Les Athéniens proscrivaient leurs grands hommes et leur faisaient un crime de leur gloire. Les anciens ne moulaient pas le blé ; ils le réduisaient en poudre dans des mortiers.

PASSÉ DÉFINI

Tu naquis. 11 conduisit. Nous connûmes. Je combattis. Vous déplûtes. }\s souscrivirent . Pau] peignit. Je cousis. Nous moulûmes. Paul et Julien résolurent. Noé maudit son fils Cham. Les Francs vainquirent les Romains. Fontenelle vécut cent ans; peu d'écrivains vécurent cent ans. Vous leur fîtes, seigneur, en les croquant, be-iucoup d'honneur. Une étoile apparut aux Mages et les conduisit à Bethléem. Marins et Sylla proscrivirent des m'ûVicis de citoyens. Titus assiégea, prit el détruisit Jérusalem. Dès que les Romains connurent le luxe et la mollesse, ils perdirent l'amour de la gloire et cessèrent d'être les maîtres du monde. Charlemagne résolut de vaincre les Saxons, et il les vainquit. î)ïe\i prescrivit des lois aux éléments. Alexandre naquit en Macédoine, soumit la Grèce, vainquit Darius et vint mourir à Babylone.

PASSÉ INDÉFINI

J'ai reconnu. Vous avez surfait. Il a convaincu. Tu as plu. Ils ont teint. Nous avons lu. Nous avons contraint. Vous avez recousu. Ils ont remoulu, he jour a point. Le soleil a M. Jeanne d'Arc a contraint le» Anglais à lever le siège d'Orléans. Où sont-ils ceux qui ont construit

les pyramides?

FOTtm SIMPLE.

•Je comparaîtrai. Tu feras. W convaincra. Nous confirons. Vous joialirez. Ils surferont. Je découdrai. Nous moudrons. A'ous dissoudrez. Ils fibsoudronl. Tu acovitras ton bien. Vous reconnaîtrez vos torts. Jamais la dispute ne convaincra personne. Un bavard te fera plus de questions en une heure que tu n'en résoudras en cent ans. Nous con^ naîtrons nos amis dans l'adversité. Tu ï\e plairas pas tant par ce que lu diras que parce que tu feras. L'empereur Constantin aperçut une croix avec ces mots : Tu vaincras par ce signe. Vous connaîtrez un arbre à ses fruits, La direction des ballons est un problème qu'on résoudra sans doute un jour,

COxNDITIONNEL. présent.

Tu disparaîtrais. Je vaincrais. Nous construirions. Il plâtrait. Vous boiriez. Ils déferaient. Nous atteindrions. Je moudrais. Vous absoudriez. Us déteindraient . Vous atteindriez difficilement à la perfection. Si tu luttais, tu vaincrais. Nous boirions plus d'eau que de vin si nous connaissions la sobriété. Vous connaîtriez la sobriété si vous buviez plus d'eau que de vin. Paul et Julien connaîtraient la sobriété, qu'ils boiraient plus d'eau que de vin. Tu ne convaincrais 'pr[ia\s un entêté. L'homme qui feindrait une chose et en ferait une autre serait perfide et méchant.

IMPÉRATIF

Cous ton cahier. Joins tes mains et fais ta prière. Ne dis pas tout ce que tu fais, mais fais tout ce que tu dis. Ne dites pas tout ce que vous faites, mais faites tout ce que vous dites. Ne disotis pas tout ce que nous faisons, mais faisons tout ce que nous disons. Dites quelque chose qui vaille mieux que votre silence, ou taisez-vous. Dis quelque chose qui vaille mieux que ton silence, ou tais-loi. Disons quelque chose qui vaille mieux que notre silence, ou taisons-nous. Ne médis pas de ton prochain. Ne médisons pas de nos semblables. Ne médisez pas de vos semblables.

SUBJONCTIF. pnÉsENT.

Que ie résolve. Que nous moulions. Qu'il contraigne. Que \ous contrefaisiez. Que In comprennes. Qu'ils convainquent. Que nous apparaissions. Que vous croyiez. Que vous croissiez. Que vous buviez. Que lu plaises. Qu'il paisse. Que je croie. Que tu croies. Qu'il croie. La lune est la plus petite des planètes, quoiqu'elle nous paraisse la plus grosse. Le plus grand mal que l'on puisse souhaiter à l'avare, c'est qu'il vive longtemps. Si tu veux bien mourir, il est nécessaire que tu vives bien. Nous mourrons un jour quoique nous fassions. Il faut que vous vainquiez vos passions. Il n'y a que le génie qui atteigne au sublime. Je suis souris, invent les rats 1 Vivent la Champagne et la Bourgogne pour les bons vins ! Vive la France I

On désirerait que j'apprisse mieux, que tu lusses couramment, qu'il écrivît plus vite, que nous peig7iissions avec goût, que vous comprissiez bien, qu'ils s'instruisissent toujours. Si je croyais que ma tunique connût mon secret, je la brûlerais, disait un général romain. Il serait bon que vous soumissiez tous vos projets à la rcllexion, et que vous fissiez toutes choses avec prudence. Il faudrait que ceux qui parlent se missent à la portée de ceux qui écoutent.

PARTICIl'E rnÉSïM.

Disant. Maudissant. Peignant Cousant. Moulant. Absolvant. Paissant. Croijont Croissant. Convainquant. Binant. Excluant. Les chiens lapent ei\ buvant. En lisant, nous devrions imiter l'aheille. On pèche de deux ninnièrcs : d'abord en faisant le mal, ensuite en omettant le bien. L'enlant ouvre les yeux en naissant.

PARTICIPE PASSÉ

Ne. Convaincu. Lu. Battu. Plû. Fait. Teint. Décousu. Remoulu. On n'a jamais plaint un soldat 7nort pour sa patrie. Sitôt pris, sitôt pendu. Un livre lu n'est pas toujours un livre compris.

Devoir mis au pluriel.

JYw« naissons. Vous naissiez, //s naquirent. Que no!/s croyions, Que no?W croissions. Vous croyiez. Nous vainquons. Qun nous ayons vaincu. Qucvous eussiez conduit JVo;(S convaincrons. Ecrirez Fo/fS lisez. Vous lûtes Que nous confisions. Que vous concluiez. Buvez. Ils avaient bu. Que vous ayez bu. Nous admîmes. Nous eussions remis. Nous eûmes transmis. Vous plairez. Ils pienncnl. Ils prenaient. Vous rcpriics. Ils ont compris. Q^ieiious comprenions. Vous ditrs liedites. Vous piédisez. Ne médisez pas. Vous défaites Refaites Que nous di^inns. Que vous dissiez. pu'//* prédissent. Nous craignons. JVoMScraiiinions. Vous peignez. Ils déteignent. Qu'ils peienent. Nous cousons. Vous moulez. Ils absolvent Vous di.-soudrez. Que nous résolvions. Recousez. Les éléphants craignent le seipenl. Les castors construisent sur les eaux. Nous vous reprenons, parce que vous médisez de tout le monde. Les loups dirent aux agneaux : iNous savons que de nous vous médites l'an passé. i>fe dites pas : Nous nous corrigerons dem^iin, car ce demain n'est pas à vous. Si vous voulez qu'une chose soit secrète, ne la dites p is ; si vous ne voulez pas qu'on la saclic, ne la faites pas >'e craignez que votre conscience. Les coupables luient, mais les remords suiveut, courent elles alieignent. Mes sœurs cousent toute la journée, ^'e vous dédisez pas d'une parole donnée Honorez ceux qui vous instruisent. Ne c^7itrefaites pas les vieilbrds; plus lard vous les contreferez au naturel. Quand des enfants ne l'ont rien, ils apprennent à mal faire. Ne faites pas couler de larmes : Uicu les compte. Si vous employiez bien votre temps, vous ne vous plaindriez pas de sa brièveté. Les araignées vivent de leurs filets comme les chasseurs vivent de leur chasse. Ceux que vous croyiez vos amis étaient vos ennemis cachés. Tels qui rient vendredi, dimanche pleureront. Ne faites rien, u entreprenez rien dan? la colère : luellriez-vous à la voile pendant la tempête?

Devoii mis au singulier.

Je vaincs. Tu cmis. Il naît. Tu disparais. 7'aurais comparu. Qu'il convainquît. Que je conduise. Que tu reconduisisses, /écrivais. // aurait souscrit. Je lUS Je Usais. Je lis. Relis. Je conclus. Je conclurai. Que je conclue. Tu croyais Que tu en ics. Tu conibailis. // aura combattu. Mets. // plaît, //comprend. Tm redis Prédis Que je dise. Q[j^ je disse. Tu fais. Qui' je relasse. Tu contrains. Plains les. Il adjoint. Je rejoins. // enfreignait. // enfreindrait. Je peignis Tu eus feint. Tu eusses teint. Tueui cousu. Qu'?7 eùi permis. Que ye soumette, //dissout, /e découdrais. Julien a plu, plaît, plaira, aurait plu. Le parvenu méeonuuît se* proches. La plante naît, croit, vit et meurt. Le petit agneau reconnaît

DU VERBE. m

sa mère au milieu du troupeau. La mauvaise ^/0/fe déteint, h'ivrogne boit le sang de sa famille. L'hirondelle boil e;i volant. I,e blé cruîL aujounlluii où croissait aulreTois nm- herbe iniitde. Si tu aimes le miel, ne crains pas les abeilles. Lo poisson criinl la U'^no, meurtrière. Le laboureur paresseux voudr.iit que son cliainp produisît sans culture, il ne faudrail pas que tu (isses ce que tu blànies chez les autres.

Récapitulation sur les quatre conjugaisons.

Devoir mis au pluriel.

Les chevaux voient b' péril et l'alTrontent. Quels bras vous suspendirent, innombrables étoiles? Si minces 'ju'iis soit-nt, des cheveux font de l'ombre. Qunnd iious cùons jeunes, nous croyions que nous le serions toujours. Les sciences s'acquicicnt par ie travail. Ceux c\u'i à vinj^i ans ne savent rien, ne travaillent pas à trente, n'ont rien aciptis à quarante, ne sauront, ne leronl et n'auront jamais rien Pierres qui ruiilenl n'amassent pas mousse. Les plantes sommeillent et transpirent comme l'anin'al. Vous vous fiiez à cet imposteur, et nous en riicms. Nous croyions que vous vous apitoyiez sur notre sort, et vous en riiez, lïitesnous qui vous banlez, nous vous dirons qui vous êtes Quand nous sommes seuls, nous son;;eons à nos défauts. Les hommes s ennuient du bien, chercbent le mieux, trouvent le mal et s'en contentent, crainte de pire.

Devoir mis au singulier.

Aie de la patience, sois laborieux et appliqué, et tu réussiras. Veuxtu savoir comnienl il faut que lu donnes? mets-toi à la place Ae celui qui reçoit. Si \'homme était satfe et qu'il suivit les lumières de la r.iison, il s'éparp;nerait bien ilcf clia;;rlns. Veux-/M avoir un servileur fi diète et que tu fiiincs? sers-loi loi-inénie. îve le permets pas ce que tu blâmes dans les autres. Crains al luisl'oisivelé; rappclle-ioi qu'elle est lanière de tous les viees. Celui qui craint constamment li mort souffre pins que celui qui meurt. Je le prenils à témoin, toi qui m'écoiiies, ei qui vois les larmes que je répands. Un livre est un consedler muet qrii corriiic; sans aigreur. Si lu es jaloux de ton indépendance, ne fis pas de délies. Tu lies ce paquet tandis que je lis mi leçon Sois ton valei si iii veus être ton maître. Tu ne nie secours pas, loi qui te disais mon ami. Pense tout ce que tu dis, mais ne di> pas tout ce que lu penses. ;\e crois pas que tu vis si tu ne sais rien : tu véyctes. Respecte la propriété de ton voisin si tu veux qu'il respecte la tienne.

Page 1