Lutèce sons les Romains. — Pendant près
Fig. 3. — Les habitations gauloises étaient des huttes rondes, de terre et de bois, recouvertes d'un toit pointu en chaume, percé au sommet.
i. Les quelques lignes du récit de. César sont le seul texte que les historiens puissent consulter pour retracer les péripéties de la bataille. Le lieu même du combat a fait l'objet de longues discussions ; une étude approfondie du terrain montre que la rencontre des deux armées eut lieu dans la plaine qui s'étend entre les hauteurs de Villejuif, de Bicêtre et d'Ivry, d'un côté, et la Seine, de l'autre.
Le nom du village de Vitry (Victoriacum) rappelle sans doute le lieu de la victoire, où les Romains élevèrent un autel aux divinités de la guerre qui les avaient fait triompher.
de cinq cents ans, la Gaule resta soumise à la domi-
Fig. 4. — Du deuxième au cinquième siècle, Paris gallo-romain occupa surtout la rive gauche, entre le fleuve et le mont Lucotitius, d'où le nom de Lucotèce donné au Paris d'alors.
nation romaine. Elle fut divisée en provinces, et
PARIS GALLO-ROMAIN
Lutèce fut classée parmi les cités de la Quatrième Lyonnaise, dont le chef-lieu était Sens.
4. l«es fautes. — A l'époque de Tibère, les Nautes* parisiens élevèrent, sur l'emplacement où
TT&'CAESARE.., MAXSVIVlO; M^ POLICE* POSIEZ
Fig. 5. — Fragment de l'autel élevé à L'époque gallo-romaine par la corporation des Nautes, sur remplacement de la cathédrale.
fut depuis bâtie la cathédrale, un autel ' à Jupiter*. Les Nautes étaient des bateliers qui transportaient les marchandises sur la Seine.
5. Lneotèce. — Pendant les trois premiers siècles de notre ère, les Parisiens construisirent sur la rive gauche de la Seine, jusqu'au sommet de la colline qui limite de ce côté la vallée du fleuve (v. le plan, p. 6).
1. L'inscription qui consacre la fondation de cet autel a été trouvée sous le chœur de la cathédrale. Voici le texte, sans les abréviations, et ia traduction de cette inscription : TIBERIO CAESARE AUGUSTO IOVI OPTUMO MAXSUMO NAUTAE PARISIACI PUBLICE POSIERUNT. « Tibère étant César Auguste (c'est-à-dire empereur), les Nautes parisiens ont élevé (cet autel j à Jupiter, le meilleur et le plus grand (des dieux). » On a constaté que. dans un grand nombre de lieux, les érjlises chrétiennes ont été élevées sur remplacement même des temples païens.
Le nom deLutèce fut réservé à l'île , tandis que le faubourg1 s'appela Lucotèce, du nom de la montagne que les Romains appelaient mons Lucotitius, et qui est nommée aujourd'hui montagne Ste-Geneviève. Deux voies romaines traversaient ce faubourg. La plus importante venait d'Orléans et, franchissant la Seine, allait vers le nord à Beauvais et à Senlis : c'est notre rue Saint-Jacques; l'autre correspondait à peu près au boulevard Saint-Michel.
6. Monuments gallo-romains. — Au bord de cette seconde voie s'élevait un vaste palais, qui
riG.6. — Après la conquête romaine, les . ' *
Gallo-Romains des classes moyennes Servait aUX empereurs adoptèrent en partie le costume des vain- romains de <rymnase * queurs et couvrirent de la toge les braies nationales. Le peuple ne changea rien à son habillement.
et de bains ou thermes *. Les ruines qui renfermées dans les
subsistent ont été depuis jardins de l'hôtel de Cluny.
Un immense aqueduc* en maçonnerie franchissant la vallée delà Bièvre àArcueil*, y amenait l'eau des sources de Rungis *. On a retrouvé de nombreuses traces d'une canalisation qui traversait la montagne Sainte-Geneviève. A Arcueil même, deux arcades
1. Ce faubourg serait assez bien délimité par le tracé du boulevard
Saint-Michel jusqu'à la rue Soufflot, puis par une ligin> qui, suivant cette
dernière voie, redescendrait à la Seine par la rue Saint-Jacques. Sou
l étendue correspond à la moitié d'un des arrondissements actuels de la
rive gauche, le cinquième.
PARIS GALLO-ROMAIN
en ont été conservées (fig. 7); elles permettent de juger de la solidité que les Romains donnaient à toutes leurs constructions.
Au sommet de la hauteur était installé un camp
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