‹ Petite histoire de ParisChapitre 51 sur 131 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Sommaire. — Révolution de février 1848. — Journées de juin. — Élection du prince Louis-Napoléon. — Coup d'État de 1851. — Mort du représentant Baudin. — Rétablissement de l'empire.

187. Révolution du S4 février 1848. — La cause déterminante de la révolution qui renversa Louis-Philippe fut un banquet de protestation où devaient se réunir les députés de l'opposition et un grand nombre de républicains et que le roi interdit.

Ce fut le signal de la Révolution; ouvriers, bourgeois, gardes nationaux parcoururent Paris en armes. Des barricades s'élevèrent à la porte Saint- Denis et au Château-d'Eau. Le 24 février, après une lutte sanglante au Château-d'Eau. terminée par l'incendie de la caserne qui s'élevait sur cette place, le peuple envahit les Tuileries, brûla le trône, comme en 1830, et saccagea le palais. Louis-Philippe dut passer en Angleterre.

Dans cette même journée du 24 février 1848, la

seconde République fut proclamée à l'Hôtel de Ville. Les membres principaux du nouveau gouvernement étaient Lamartine, Ledru-Rollin, Louis Blanc et un ouvrier nommé Albert. Le suffrage universel fut décrété, et l'administration municipale de Paris eut à sa tête un maire, comme durant la première Révolution. Ce fut d'abord Garnier-

Pagès, puis un journaliste républicain, Armand Marrast. Le 4 mars, fut célébré un service funèbre pour les victimes du 24 février ; leurs restes furent déposés dans les caveaux de la colonne de la Bastille, à côté de ceux des combattants de juillet 1830.

188. Journées «le juin 184». — Paris fig. 56. — En 1848. le costume a devait être encore en-

de nouveau subi une transformation ; . , .

chez les hommes l'habit a été rem- Sanglante quelques

place par la redingote à larges revers, semaines plus tard.

De plus un large foulard entoure le . .

cou en guise de cravate. C'est aussi Une Violente înSWTeC-

vers cette époque qu'apparaissent les tjo é d t a m js (,(>

crinolines.

juin. Les barricades se dressèrent de nouveau : la lutte fut acharnée pendant trois jours — 23, 24 et 25 juin. — On eut à déplorer la mort du général Bréa assassiné à la barrière d'Italie, et celle de l'archevêque de Paris, Affre, qui s'étant rendu au faubourg Saint-Antoine pour s'interposer entre les combattants, y fut mortellement blessé.

Page 1