Style de transition
— On peut limiter la période de transition entre les années 1500 et 1580. La tour Saint-Jacques fig. 85), achevée en 1508 , est encore un monument du sty
L'influence de la
Fig. 84. — Les fenêtres d'églises de l'époque de transition continuent le plus souvent à être ogivales; mais les sculptures et les détails commencent à être empruntés à l'art italien.
e ogival flamboyant.
Renaissance est bien plus
216 MONUMENTS DE PAKIS.
visible à Saint-Étienne-du-Mont et à Saint-Eustache. Saint-Ètienne-du-Mont était, depuis le treizième siècle, la paroisse de la montagne Sainte-Geneviève, l'église voisine de l'abbaye de Sainte-Geneviève n'étant destinée qu'au service des religieux du couvent.
On la reconstruisit en 1517, mais l'édifice ne fut
achevé qu'au commencement du siècle suivant,
notamment le portail, qui date de 1610. Par suite,
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le mélange du gothique et de la Renaissance. Une particularité intéressante de cette église est qu'elle a conservé son jubé, galerie de pierre jetée en travers de l'église, entre la nef et le chœur. C'est Ig^JfuVtTi 1& seule église de ll|jp|ffl Paris qui offre en- KrJjUjU f Core une construction de ce genre.
Saint - Eustache est une des plus belles églises du seizième siècle et a beaucoup de points
Fio. 85. — La tour Saint-Jacques appartient au style ogival flamboyant. C'est le seul vestige qui nous reste de l'anficnne église Saint-Jacques-la-Boucherie.
de rapport avec Saint-Étienne-du-Mont. Elle fut commencée en 1532; le gothique s'y reconnaît encore aux ogives et aux beaux arcs-boutants que l'on voit du côté de la pointe de l'église, mais la
LA RENAISSANCE
Renaissance y est de plus en plus conquérante.
Le portail principal, de même style que la grande
nef, disparut en 1754 pour faire place à une lourde
façade; c'est une grande perte, surtout si on le
Fig. 86. — L'église Saint -Étienne-du-Mont est un des plus curieux monuments de l'époque de transition. A coté d'elle, se dressait l'église de l'abbaye de Sainte-Geneviève, dont il ne reste plus que la tour de Clovis, enclavée dans les bâtiments du lycée Henri IV.
compare à celui du transept nord, malheureusement dissimulé au fond d'une petite rue sombre et étroite.