MONUMENTS DE PARIS ACTUELLEMENT DISPARUS
L'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. fondée au quatrième siècle, fut supprimée par la Révolution. La prison fut détruite en 1854. La rue de l'Abbaye en indique l'emplacement.
L'abbaye de Sainte-Geneviève était, avec la précédente, la plus riche abbaye de Paris. Ses bâtiments sont occupés aujourd'hui par le lycée Henri IV. Us ont été considérablement modifiés à cet effet; on a conservé, toutefois, certaines parties anciennes, datant du douzième siècle: les caves, le réfectoire, la bibliothèque (devenue un des dortoirs), et surtout la belle tour dite de Clovis.
L'Archevêché, situé entre Notre-Dame et la Seine, avait été reconstruit au seizième siècle ; il a été démoli en 1831 dans une émeute populaire.
La Bastille date de l'enceinte de Paris sous Charles V et n'était primitivement qu'une bastide ou porte de cette enceinte. Sa démolition date du 14 juillet 1789.
Le cimetière des Innocents, qui datait de 1186, était le plus vaste cimetière de Paris. Il disparut en 1785 pour faire place à un marché aux légumes. Le square des Innocents en occupe maintenant la place.
Le Grand Châtelet. dont l'origine est fort ancienne, fut reconstruit en 1684 par Louis XIV; il était situé sur la place actuelle du Châtelet et a disparu en 1805.
Le Petit Châtelet, situé à l'extrémité du Petit-Pont, fut, à l'origine, une construction en bois. Reconstruit par Hugues Aubriot, en 1369, il fut détruit en 1782.
Le collège des Bernardins, fondé au quatorzième siècle, dont une aile a été appropriée pour recevoir une caserne de pompiers, rue de Poissy. En mars 1888, des travaux de démolition ont mis au jour un des cotés de la chapelle de ce collège et les sépultures qui s'y trouvaient.
Les Feuillants. Ce couvent, fondé en 1587, devint sous la Révolution le lieu des réunions du Club des Feuillants. 11 fut démoli en 1804.
Les Jacobins. Ce couvent situé rue Saint-Honoré, fut pendant la Révolution l'endroit où se réunirent les membres du célèbre club du même nom. La première maison fondée par cet ordre à Paris, se trouvait rue Saint-Jacques, d'où le nom de Jacobins. La maison de la rue Saint-Honoré disparut en 1804.
L'Hôtel de Ville. L'ancien Hôtel de Ville, commencé sous François Ier et continué sous ses successeurs, a été détruit pendant la Commune. Le monument actuel rappelle l'aspect de l'ancien édifice, considérablement agrandi.
Le Louvre actuel n'a été commencé que sous François 1er. Il existait auparavant sur le même emplacement un ancien château fort construit par Philippe-Auguste et agrandi sous Charles V, dont il ne reste plus aucune trace.
La Tour de Nesle, l'une des principales tours de l'enceinte de Philippe-Auguste, était située à peu près à la hauteur du palais de l'Institut actuel et s'appelait primitivement tour Hamelin. Elle fut détruite en 1663.
Le pilori des Halles était, malgré sa destination, une fort élégante construction élevée en 1511, au milieu des Halles, sur l'emplacement d'un ancien pilori démoli dans une émeute quelques années plus tôt. Le pilori fut aboli en 1589.
Saint-Jacques-la-Boucherie était une église du treizième siècle, située près du boulevard de Sébastopol actuel, au milieu du quartier des bouchers, Elle fut démolie en 1797. La tour Saint-Jacques, seule reste de cette église, date du commencement du seizième siècle.
Saint-Jean-le-Rond était une petite chapelle située près de le tour septentrionale de Notre-Dame, et qui servit longtemps de baptistère. Elle fut supprimée en 1748.
Parmi les autres églises de la même époque, aujourd'hui disparues, on peut citer : Saint-Jean-de-Lntran, dont le magnifique donjon a été démoli en 1853 ; Saint-Julien-des-Ménétriers, rue Saint-Martin; Saint-Jean-en-<ïrève, derrière l'Hôtel de Ville; Saint-Landry, dans la Cité, ainsi que St-Germain-te-Vieux, etc. Le prieuré de Saint-Martin-des-Champs était situé rue Saint-Martin; il n'en reste qu'une tour, appelée aujourd'hui du Vert-Bois, l'ancien réfectoire et la chapelle.
L'hôtel Saint-Paul fut construit par Charles V et devint sa résidence préférée. Il ne fut guère habité après lui et. disparut entièrement au seizième siècle. Quelques noms de rues en rappellent le souvenir.
L'hôtel de Soissons que Catherine de Médicis fit construire par Androuet du Cerceau et Jean Bullant. Il fut détruit en 1719, et il n'en reste aujourd'hui qu'une élégante colonne, œuvre de Bullant.