‹ Petites causeries (volume 2)Chapitre 6 sur 35 · LA TÊTE · texte numérisé non relu

LA TÊTE

Montre la tête, Charles. Où est la tête ? — Elle est à l'extrémité supérieure du corps. — Où sont les pieds? Où sont les mains?

Yoilà la fig^ure. Yoilà les cheveux. Où sont-ils ? Yoilà le front. Soyez attentifs : j'interroge et je montre ; je gesticule. Où est le nez ? Où sont les yeux ? Où est la bouche ? Où est le menton ? Yoyez-vous les joaes ? Où sont les dents ? Où est la langue ? Répondez. Yous avez une langue, n'estce pas ? Nous parlons avec la langue ; nous parlons français ; nous ne parlons pas anglais ici. L'anglais est-il prohibé ici ? — Oui, monsieur.

Regardez ces animaux. Yoilà un cheval ; voilà Tin chien. Sont-ils sauvages ou domestiques ? Et le tigre ? Et le lion ? Et le renard ? Et le pigeon ?

Le cheval et le chien sont-ils utiles ? Et le tigre ? Que préférez-vous, le tigre ou le cheval ? Le tigre est-il fort, dangereux, terrible, féroce, cruel ? Et le chien ?

Les animaux ont-ils une tête ? Ont-ils des yeux, un front, un nez, une langue ? Parlent-ils ? Sontils intelligents ? Le chien n'est-il pas intelligent ?

Le chien et le cheval ont-ils des cheveux ? — Oui.

— Non, mon ami. Voilà les cheveux. Ils sont sur la tête de l'homme. Les animaux ont des poils, l'homme aussi : voilà des poils sur ma main. Voilà des poils : ce sont les sourcils. Et voilà des poils: ce sont les cils. La barbe est aussi formée de poils. As-tu de la barbe, George ? — Oh ! non, monsieur. — Non : tu es trop petit, trop jeune. Quel âge as-tu ? — J'ai onze ans. — Désires-tu avoir de la barbe, Marie ? — Certes, non : les filles n'ont pas de barbe. — Non : elles ont de long cheveux, une belle et riche chevelure. Voyez la chevelure blonde de Caroline : comme elle est longue ! elle descend plus bas que les épaules. Combien de cheveux as-tu, petite fille ? — Beaucoup, beaucoup : je ne peux pas les compter. — As-tu les cheveux longs, Charles ? — Non : j'ai les cheveux courts.

Les cheveux sont longs ou courts, raides ou souples, gros ou fins. Ont-ils tous la même couleur? — Non.

— Il y a une grande variété de couleurs. Marie a la chevelure noire, Caroline l'a blonde, Hortense l'a brune. En voilà une châtaine. Tu as les cheveux roux, Henri. Ton grand-papa a les cheveux blancs. Voilà du papier blanc. Les vieillards ont les cheveux

blancs. Ton grand-papa est un vieillard et ta grand' maman une yieille dame.

Kespectes-tu ton grand-papa et ta grand'maman ? — Oui, monsieur. — Respectes-tu les vieillards? — Oui, je respecte les vieillards. — Ton grand-papa estil respectable ? — Très-respectable. — Mes amis, le sentiment du respect est un noble sentiment. Soyez toujours respectueux pour les vieillards, pour vos parents, pour les grandes personnes. Comprenezvous? — Oui, parfaitement.

Viens ici, Louis. Allons dans cette chambre. C'est le A^estiaire. Prends cet objet. Reviens dans la salle de classe. Montre l'objet. C'est la casquette de Louis. Où mets-tu la casquette, cher ami ? — Sur ma tête. — Mets-la . . . Bien: tu es couvert. Ôtela. Es-tu couvert ? — Non. — Tu es découvert, tu es à tête nue. Nous sommes à tête nue ici, à l'intérieur. A l'extérieur, nous sommes couverts. Les petites filles sont en cheveux ici. Tu n'es pas en cheveux, George : tu es découvert.

Désirez-vous que je vous raconte une fable demain ? — Oui, oui, monsieur. — Je vous promets de vous en dire une très-amusante, si vous êtes tous présents.

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