LES OISEAUX
CHERS amis, il est temps que vous appreniez par cœur quelques petites poésies françaises. Vous aimez la poésie, n'est-ce pas?— Oui, mais nous n’aimons pas à apprendre par cœur. — Henri n’a pas le droit de parler pour la classe, monsieur. Moi Jaime beaucoup à apprendre par cœur. . . .— Et moil . ..—Etmoil . . .— Noustoutes! . . .— Et nous tous, excepté Henri. — Tu es seul, mon ami. — Je ferai comme les autres. (Ce sera un grand travail pour moi de retenir du français par cœur, car je n’ai pas de mémoire. — Il faut la former. — Comment ? — En l’exerçant. — Ma grand’mère dit que j'ai une grosse tête : il lui a fallu trois ans pour m’apprendre mon Pater. — Ne perds pas courage ; nous allons te donner de la mémoire.
Lisons tous ensemble les huit vers suivants que vous me réciterez demain. Imitez bien ma prononciation.