LE PETIT CHAPERON ROUGE
Bonjour, Henri. As-tu vu George? Comment va-t-il ? — Son genou est très-gros, monsieur. Il est enflé. — Ne marche-t-il pas ? — Non : madame sa mère ne lui permet pas de quitter le canapé. Il a la jambe sur un coussin. — Souffre-t-il ? — Je pense que non. Il veut marcher et sortir. Il ne laisse pas sa irfère en repos ; il prétend venir en classe demain. Il parle français tout seul. — Lui as-tu parlé de notre travail d'hier ? — Oui, je lui ai conté, comme j'ai pu, l'histoire du Grand Tambour. Il a sauté sur son canapé en criant : " Vive Kandou ! vive le Grand Tambour I Vive le roi des Indes 1 " Il envoie ses compliments à vous, à Marie, à toutes les filles et à ses camarades. — J'ai confiance que nous le reverrons demain.
Mes chers amis, vous commencez à parler français, vous comprenez nos fables et nos petites histoires ; nous conversons déji sur bien des choses : ne désirezvous pas écrire? — -Si, nous voulons écrire.^ Eh bien I commençons tout de suite. Je vais vous faire une dictée très-facile. Elle aura une double utilité. — Oui, elle nous apprendra l'orthographe des mots
français. — Voilà un point. En outre, elle contri- . bùera à former votre oreille. Si vou3 ne comprenez pas certains mots, ne m^en demandez pas Texplication pendant que je dicte. Soyez três-attentifs à ma prononciation et mettez votre foi dans votre oreille.
Allez tous à la planche noire. Prenez un petit bâton de craie. En voilà une boîte sur la table. — Nous sommes prêts. — Je commence. — Que dicterezvous ? — Tu vas le savoir, François. L'entSte de ma dictée te dira mon sujet. Je commence.