‹ Petites folles; comédie en trois actesChapitre 132 sur 140 · ACTE III, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII

LUCIENNE

Vous désirez donc une rupture définitive?

BRIDEL

Ce n'est pas moi qui l'ai désirée le premier, il me semble : ni surtout qui l'ai provoquée.

LUCIENNE

Quoi qu'il en soit, vous voulez le divorce?

BRIDEL

Je ne vois pas d'autre moyen de faire cesser le malentendu qui nous sépare.

LUCIENNE

Enfin vous le désirez vivement?

BRIDEL

Je vous répète que ce n'est pas moi qui l'ai rendu inévitable.

LUCIENNE, apivs un silence.

Vous savez, n'est-ce pas, que je ne suis pas allée cette après-midi, chez M. Toury et que je n'y suis jamais allée ?

BRIDKL

Oh! en effet... Je m'allendais bien que vous n'iriez pas, pendant que je me battais... Vous n'êtes pas un monstre. Mais vous êtes une créature très dangereusement coquette.

LUCIENNE

Non, monsieur.

BRIDEL

Et très dépravée !

LUCIENNE

Encore moins, monsieur. On ne peut pas plus se tromper plus sur une femme que vous ne vous trompez sur moi.

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