ACTE III, SCÈNE X
YARINOIS
Ah ! VOUS voulez jouer à la Bourse !... Ah ! vous avez le flair de la spéculation ! ... Eh bien ! Madame, je viens de rencontrer M. Toury, et savez-vous ce que vous perdez rien que dans la Bourse d'aujourd'hui, avec votre flair?
MADAME VARIXOIS, lifaiée.
Nous avons baissé ?
VARIXOIS
Vous avez baissé de cent soixante-sept cinquante !
MADAME VARINOIS
Ah ! mon Dieu ! Et je perds ?
VARINOIS
Cinquante mille francs !
BRIDIX
Cinquante mille francs ! (A Lucienne :) Elle va bien, ta mère !
VARIXOIS
Cinquante mille francs !
23S PETITKS FOLLES
I5RIDEL, s"ai.])ri)rliant dr Mme Varinoi?
Madame, je ne perdrai pas uti temps précieux à stigmatiser votre conduite. Il faudrait remonter bien loin dans l'histoire des belles-mères, pour rencontrer quelque chose d'équivalent.
VARINOIS
C'est vrai !
BRIDEL
J'espère que cette catastrophe, qui aurait pu être encore plus grave, vous servira de leçon et que vous comprendrez enfin que la véritable place d'une femme qui a deux filles et deux gendres est à la campagne.
VARINOIS
Bien !
.MADAMK VARINitlS
Ma fille... mon gendre...
IIRIDEL
lié! quoi, Madame, vous n'êtes «pas lasse
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de l'existence de fêtes que vous avez menée jusqu'à présent ? Vous n'êtes pas fatiguée de tous les orages qui ont traversé votre vie... par toutes les passions qui... par...
(M""' Varinois redresse la tète.) VARINOIS, bas à Bridrl.
Mais non... elle n'a pas eu de passions, je vous ai déjà dit...
BRIDEL, iDrme jeu.
Je sais... mais c'est pour lui faire plaisir. (Jetant M™*^ Varinois aux pieds de son mari.) Demandez pardon à ce brave homme des torts innombrables que vous avez envers lui !
MADAME VARIXOIS, cunvaincue.
Pardon, Auguste !
VARINOIS
Je te pardonne.
(Entrent, l'un après l'autre, par l'escalier, Denoizeau, Leverquin, Lucienne et Estelle.)