‹ Petites folles; comédie en trois actesChapitre 28 sur 140 · ACTE I, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IX

EDMOND

]y|me Varinois surtout a une largeur de vues... une indulgence... Ah ! la bourgeoisie est moins arriérée qu'on ne croit. Votre père à vous était notaire, n'est- ce pas', Denoizeau?

DENOIZEAU

Non, il était droguiste. Il avait étudié, en effet, pour être notaire... mais, au moment d'acheter une étude, il a réfléchi... et il s'est marié avec la fille d'un des plus riches droguistes de Paris, la propre sœur de Varinois...

EDMOND

Ça ne vous a jamais tenté, la droguerie ?

DENOIZEAU

Non. Moi, je n'aurais pu faire aucun métier. Je suis d'une nature trop active pour m'astreindre à un travail quelconque.

EDMOND

Vous ne jouez jamais à la Bourse ?

DRXOIZEAU

Ça ne me dit rien, j'aime mieux le baccara.

KDMOXI)

Vous avez tort.

DKXOIZRAU

Alors, vraiment, elle gagne beaucoup d'argent, ma bonne tante ?

KDMOM)

Ma parole !... Elle a gagné trente ou quarante mille francs cette année, rien qu'en s'amusant.

l»i:.N(tlZRAl'

C'est une femme pour laquelle j'ai énormément d'estime.

KD.MONI)

Moi aussi. Cependant, je préfère ses filles.

|)i:n(MZRau

11 est certain qu'au point de vue un peu spécial où vous vous placez, ses filles sont

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