BRU)EL
Enlin, commences-tu à te rendre compte de la situation?
LEVERQUIN
Je n'ai jamais eu d'illusions là-dessus.
BRIDEL
Et qu'est-ce que tu vas faire ?
LEVERQUIN
Rien. Et toi?
BRIDEL
Tu vas laisser ta femme se compromettre avec cet imbécile ?
LEVERQUIN
Comment veii\- tu que je l'en empêche?
BRIDEL
L'idée qu'Estelle pourrait te tromper ne te bouleverse pas ?
LKVERQL'IN
Mais non. Je m'y suis habitué peu à peu; je me suis entraîné pour ainsi dire. Depuis mon mariage, je consacre quelques minutes chaque jour à cet exercice spirituel ; je me recueille, je me familiarise avec l'image de l'adultère, et aujourd'hui, ma foi, aujourd'hui, je ne sais pas si le llagrant délit même serait capable de m' émouvoir.
imiDKL
Tu es révoltant. Alors, tu crois que la femme a un amant?
LKVKRQLIN
Je ne dis pas cela.
URIDKL
Tn es sûr qu'elle n'en a pas?
ij:vi;i{qiin
Je n'en suis pas sûr du tout. Parfois, en la voyant rentrer à la maison à l'heure du diner, je me dis : « IlUc vient peut-être de