SCÈNE XIV
Les Mêmes, le Docteur BLUCIIE, Madame VARIXOIS, DENOIZEAU VARINOIS, Tous
(Ils entrent en causant et en riant.) LE DOCTEUR, continuant de parlm-.
... La campagne! Vous retirer à la campagne ! 11 me faudra donc toujours lutter
avec ce préjugé ! Mais elle est mortelle pour les gens comme nous, la campagne ! Elle abrège nos jours dans la proportion de un pour cinq! J'ai dix années de statislique qui le démontrent avec une clarté effrayante.
MADAME VARINOIS, ù Bridrl.
Que vous disais-je ? iA Bluche. Docteur, je vous présente M. Bridel, mon gendre, et M. Leverquin, mon autre gendre...
LE DOCTEUR
Enchanté... (Continuant. ) Et il y a à cela mille raisons. J'en cite une au hasard. A la campagne, vous êtes forcé de vous coucher de bonne heure. Or, c'est la nuit que Ton respire le mieux. Rien n'est donc malsain comme de se coucher tôt.
nniDEL Pourtant, les poules...
LE DOCTEER
Les poules se couchent tùt, c'est exact;
ACTR I, SCKNR XIV
mais aussi qu'est-ce qu'elles vivent? Trois ou quatre ans à peine. Si c'est cela que vous cherchez...
MADAxME VARINOIS
Ah! ah!...
LOUISETTE, entrant.
Madame est servie.
MADAME VARINOIS
Docteur, je prends votre bras.
(Edmond oflVe son bras à Lucienne. Albert à Estelle et les deux couples rentrent dans la àalle à manger en riant. Denoizeau les suit avec Varinois. Eclats de voix. Rires. Bousculade. Sortie très gaie. Bridel et Leverquin restent les derniers.)
BRIDEL, à Levor(iuin.
Est-ce là un intérieur pour un avoué et pour un fabricant de produits chimiques ?
Rideau.