ACÏIC II, SCÈNE XIV
MADAME YARINOIS
Ce sera une société très agréable, pour Lucienne et pour Estelle...
BRIDEL
Absolument la société qu'il leur faut.
MADAME YARINOIS
Je vois avec plaisir, mon gendre, que vous devenez raisonnable.
LUCIEX-NE, à Riidel.
Quand vous aurez fini de vous moquer de ma mère î... (A M""-^ Varinois.) Tu ne vois donc pas que Monsieur raille ? Oh ! vous maniez l'ironie de la façon la plus spirituelle. C'est une justice à vous rendre.
BRIDEL, les bras croisés, à M'"» Varinois, se meUant en colère, peu à peu.
Alors, madame, sérieusement, vous avez supposé une minute que je laisserais Lucienne fréquenter cette grue ?
MADAME VARINOIS, indignée.
Qu'est-ce que vous osez dire ?
BRIDEL
Ma parole, il faut que vous soyez arrivée à un degré effrayant d'inconscience!...
(AEstellequi fait mine de se retirer :) Vous pouvez écouter ce que je vais dire...
ESTELLE
J'aime autant pas.
(Elle sort.)
LUCIENNE
Moi non plus.
BRIDEL, la retenant par la main.
Je vous demande pardon. Nous allons nous expliquer, puisque l'occasion s'en présente. Je commence à croire qu'il y a un petit malentendu entre nous. Asseyez-vous. (Il s'essuie le front avec son mouchoir.) Vous voyez, je suis très calme.
LtClENNE
Vous êtes ridicule !